Friday, July 27, 2007

Presidium de la IUSY

Départ pour le presidium de la IUSY ce soir à Johannesbourg. A l'ordre du jour, essentiellement la préparation du centenaire de la IUSY qui sera célébré à Berlin fin août et rencontre prévue avec le président sud-Africain Thabo Mbeki.

Thursday, July 26, 2007

Qui nous disait que la Françafrique était finie?

A l'heure où Sarkozy est en Afrique pour sa grande tournée de la continuité de la politique Françafricaine de Papa (Chirac) avec une visite au Sénégal et au Gabon, rue89 publie un excellent article sur les accords de sécurité et de défense. A lire absolument. Ils décryptent le fonctionnement de ces accords, souvent classés secret-défense et dépendant du bon vouloir du seul président de la République. Les socialistes s'étaient engagés à revenir sur ces accords en les renégociant sous le contrôle du Parlement (malgré les attermoitements de la candidate sur la question, mise-en-avant au début de l'article). Sarkozy avait soigneusement évité le sujet. Hasard? Le Gabon et le Sénégal sont deux pays ayant signés de tels accords avec la France et acceuillant sur leur sol des bases militaires françaises. La "rupture" n'est définitivement pas à chercher du côté de la politique africaine de l'Elysée..

Wednesday, July 25, 2007

La France doit changer d'attitute vis-à-vis de Rwanda

Excellente tribune parue ce matin dans Libération: Rwanda-France : l’angle mort par Par Jean- Pierre Chrétien et JEAN-FRANÇOIS DUPAQUIER qui montre bien comment la France s'est isolée par sa politique vis-à-vis du Rwanda, notamment par la réecriture de l'Histoire par le juge Bruguière " qui veut faire des Tutsis les responsables de leurs propres malheurs".

Monday, July 23, 2007

Congrès des Jeunes Socialistes Espagnols (JSE)

Les camarades des JSE tenaient ce week-end leur congrès à Madrid. Ils ont élu un nouveau secrétaire général Sergui Gutierrez Prieto et une nouvelle équipe nationale. Les camarades Aurora (nouvelle secrétaire internationale) et Chus font partie de cette nouvelle équipe. Félicitations à eux.

Une citation du nouveau secrétaire général, dans une interview au journal El Pais:

"Nosotros queremos ser eficaces, aportar la visión joven a la política socialista, proyectar nuestra voz y nuestras reivindicaciones. Vamos a estar más en la calle. Nosotros somos el ala más progresista y más reivindicativa del PSOE. El ala izquierda."

les APE en débat

Les APE, kesako? Les accords de partenariats économiques doivent définir les relations commerciales entre l'Union Européenne et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique). Actuellement en cours de négociation, ils doivent permettre de se mettre en conformité avec les règles de l'OMC, notamment le respect du principe de réciprocité (en gros: si je t'ouvre mes marchés, tu dois aussi m'ouvrir les tiens). La commission européenne accentue la pression pour trouver un accord avant la fin de l'année, malgré la précipitation, l'impréparation et les conséquences potentiellements désastreuses de son application.

Je vous invite à lire cet article d'Agoravox sur la venue de Mandelson et Michel à Yaounde pour disctuter de ces APE. Cet article résume bien les enjeux.

A relire également, la résolution du MJS que j'avais fait passé à l'époque sur ces APE et l'action du Global progressive Youth forum que nous avions organisé à Bruxelles avec des liens vers les rapports d'Action Aid et d'Oxfam. Nous avions adopté une résolution GPYF / ActionAidInternational/Coalition des Jeunes Africains contre la faim que vous pouvez lire ici.


Désolé, peu de temps en ce moment pour poster des articles plus régulièrement. Fin de thèse oblige, ce blog sera en activité réduite jusqu'à la fin de l'été.

Tuesday, July 03, 2007

Les nouvelles de la Françafrique

Tout d'abord, je trouve sur le site de SURVIE, l'association engagée contre la Françafrique, un dossier résumant bien le rapport de Sarkozy à l'Afrique et les interrogations sur la relève Sarkozy au système Chirac. C'est à lire ici.

Mais l'évènement principal des derniers jours: c'est la transmission des archives de l'Elysée sur le Rwanda. Malgré toutes les chausses-trappes, les diversions juridiques (Bruguière and co.), l'obstruction menée au plus haut niveau de l'Etat, il semble que l'enquête avance. Car les archives relèvent des secrets bien génants pour la France qui, contrairement aux autres puissances occidentales, a toujours refusé de faire son méa-culpa sur ses responsabilités passées. Explosives, les archives. Elles rélèvent ce qu'on pouvait soupsonner depuis longtemps: la France savait, bien avant le génocide, que des massacres de grande ampleur se préparaient. La politique de la France, contrairement aux discours officiels, était malgré tout de maintenir coute que coute au pouvoir le président Hutu. Je vous invite à lire l'article du Monde, journal qui s'est procuré les archives.

Les mots sont durs et amènent une réflexion collective:

"Historiquement, la situation a toujours été périlleuse, dit François Mitterrand lors de ce conseil. Avant l'assassinat du président Habyarimana [dans l'attentat du 6 avril], on ne m'avait pas signalé de drames à l'intérieur du pays."

C'est faux. A partir de la fin de l'année 1990, plus de trois ans avant le déclenchement du génocide, l'Elysée avait reçu des signaux d'alerte diplomatiques et militaires.

Des signaux aussitôt négligés, au nom d'une vision conservatrice façonnée par l'histoire coloniale de la politique africaine de la France. La preuve en est fournie par plusieurs volumes d'archives de l'Elysée transmis au tribunal aux armées, dont Le Monde a eu connaissance.

(...)

Février 1993

"Exactions malheureuses commises par les extrémistes hutus", pour l'Elysée; "programme de purification ethnique ", selon la DGSE
La France avait essayé de faire diversion, utilisant l'opération Turquoise pour laver sa conscience, jetant le trouble sur les responsabilités du FPR dans l'assassinat du président Habyarimana, comme si cela pouvait excuser le génocide minutieusement planifié qui allait suivre. La justice française s'honorera à dresser toutes les responsabilités que les politiques n'ont su assumer dans cette affaire. Les "Blancs menteurs" ne sont pas forcément ceux que M. Péan voulait nous faire croire..