Showing posts with label developpement. Show all posts
Showing posts with label developpement. Show all posts

Thursday, September 18, 2008

Mondialiser le Travail Décent


L'ouvrage "Mondialiser le Travail Décent" coordonné par Arnaud Zacharie et Alexandre Seron du CNCD vient de sortir!

Il rassemble plusieurs contributions issues d'un séminaire sur la Mondialisation et le travail décent organisé à Bruxelles en juin dernier. J'y avais fait une présentation sur l'impact de la Mondialisation sur les Normes du Travail.

Dans cet ouvrage, j'ai écrit un article sur "Normes fondamentales du travail et mondialisation : repenser les stratégies de développement"

V
ous pouvez vous procurer cet ouvrage ici.

Wednesday, January 16, 2008

EPAs: "Stop ou encore"

The Economic Partnership aggreements (EPAs) between the EU and the ACP countries shoud have been negociated until 31st of December 2007. But because of a strong opposition of most of African countries, no aggreements were found. The African countries feared the complete liberalization that would have followed the ratification of these aggreements. What are the problems?

  • The WTO aggreements ask for the reciprocity of the trade aggreements. If the EU accepts to open its markets to ACP countries, the ACP countries should open their markets to EU products. This is very problematic as the level of infrastructures, the production capacities and development of the countries cannot be compared. More flexibility should be given to this rule of reciprocity, both in the EPAs and at the WTO.
  • The WTO allows specific trade arrangements for the developing countries and least advanced countries. The EU initiative "everything but arms" concerned the least advanced countries. But it is not possible to have a specific aggreement for some of the developing countries (the ACP for example). However, we cannot compare the situation of Brazil, India and China from one side and Antigua and Barbuda, Burkina Faso and Lesotho from the other side.
  • EPAs should promote the regional integration. However, the EU does not let the time to the African countries to strenghten their sub-regional cooperation. Moreover, the EU always refused to involve South Africa in the negotiation (South Africa has a specific trade aggreement with the EU and are not part of the ACP aggreements). How to build a regional integration without South Africa?
  • Do the ACP countries need the full liberalization of their market? No. At least, it is not the priority. Lets help to build infrastructure and strenghten their productive capacity first. The problem is the partnership is not clear and ambiguous. The EU make the promise to increase the European Development fund, but the reality of the additional fund have to be proved.
  • The agenda was unrealistic. How to ask to ACP countries to fully open their market? It is impossible for some countries to evaluate the impact of these aggreements. First because they don't have yet statistics about their trade. More time is needed anyway.
For all that reasons, NGOs, trade unions and African countries are right to oppose these EPAs. (see the press release of ITUC). But the problem is wider. The WTO rules are also questionned and the ACP countries together with the EU should go there and negociate more flexibility on the rule of reciprocity for example. The EU has a lot of things to loose in these negotiations. So we must change urgently the shape of the negotiations.

See my other articles on the EPAs and the action of the GPYF we organized together with Action Aid. For another point of view, read this article "Commerce: Que faire avec l'Afrique" sur Télos.

Tuesday, June 26, 2007

"You can’t make the World bank into the attorney general of the world"

Bob vient donc de prendre la tête de la Banque Mondiale. Enfin, Bob, c'est pour les intimes. Nous en resterons pour notre part à Robert Zellick. Robert Zellick prend donc ses fonctions aujourd'hui. Première bonne nouvelle au niveau de l'inflexion de la politique de la Banque. J'en parlais dans ce post, un des principales critiques faites à Wolfowitz étaient de concentrer toutes ses priorités à la lutte contre la corruption, au-dessus de toute autre considération de développement. Il semble que cela peut changer.
Dani Rodrik relève l'inflection:

“He [Zoellick] understands that you have to return the bank to its main thrust, which is development on behalf of the poor.

“As one of the elements, you want to combat corruption,” Mr. Wolfensohn added. “But you can’t make the bank into the attorney general of the world.”

La remarque vient de Wolfensohn, le prédécesseur de Wolfowitz à la Banque.

Saturday, May 26, 2007

Forum Europe-Afrique de la IUSY

J'étais à Johannesbourg la semaine dernière pour participer au forum UE-Afrique organisée pour discuter de la contribution de la IUSY à la consultation publique sur la relation Europe / Afrique. 40 participants venus d'Afrique et d'Europe. Nous avons échangé sur les thématiques du travail décent, de la paix et de la sécurité, du développement et du commerce, et de la démocratie et gouvernance. En tant que coordinateur IUSY pour les mouvements sociaux et le GPYF, j'ai moi même particulièrement travaillé sur les thématiques du travail décent et de développement.

En particulier, la déclaration demande à la Commission Européenne d'explorer toutes les alternatives possibles aux Accords de Partenariats Economiques UE-ACP qui doivent être signés d'ici à la fin de l'année et, permettant la libéralisation des pays ACP, risquent d'avoir de lourdes conséquences pour le développements de ces pays.

Lire la contribution de la IUSY sur le site Europafrica.org

Wednesday, April 25, 2007

Wolfowitz, dehors!

C'est le débat du moment à la Banque Mondiale. Paul Wolfowitz, herault de la lutte anti-corruption et chevalier blanc de la bonne gouvernance a été pris la main dans le sac à vouloir replacer sa compagne dans des conditions somme toutes sacrément avantageuses. Les appels à la démission se multiplient aux Etats-Unis (voir les éditaux du Washington Post) comme en Europe (édito du Monde). Effectivement, on voit mal comment il pourrait en être autrement. Mais j'invoquerais ici plusieurs raisons, qui sont étrangement absentes du débat. On peut débattre à foison de responsabilités personnelles. Il est important de faire le lien avec les politiques préconisées par l'institution. Deux remarques.

  • Il y a un débat très sérieux entre économistes sur le "degré d'acceptabilité de la corruption". Je m'explique. On veut aider massivement les pays pauvres. Mais on veut également ne pas gaspiller l'argent. Problème: plus les conditions sont drastiques, plus on a du mal à distribuer l'aide. Résultat: de nombreux programmes d'aide ne sont pas utilisés du fait de ces conditions liés à une bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption (le FED européen en est un parfait exemple). Si on veut donner plus, il faut également accepter d'avoir des conditions moins strictes. Il y a donc un problème d'arbitrage entre le montant de l'aide et les conditions fixés. Au sein de la Banque, plusieurs lignes s'affrontent. Celle de Wolfowitz, se posant en défenseur de la "tolérance zéro" sur la question de la corruption. Si corruption est détectée, on coupe tout. Et la ligne des européens considérant qu'il faut se montrer pragmatique en considérant également la nécessité de l'aide. On ne peut proner la tolérance-zéro pour les pays en développement et ne pas se l'appliquer à soi même. Wolfowitz doit démissionner, ou "se faire démissionner". Les actionnaires de la Banque, européens en tête doivent retirer leur confiance au Président de la Banque immédiatement.
  • Autre sujet de mécontentement qui est passé complétement inaperçu et justifient pour moi tout autant le départ de Wolfowitz. Très discrètement, Paul Wolfowitz a annonçé sa volonté de réorienter les politiques de la Banque en se concentrant sur deux pilliers: le soutien à la croissance économique et la lutte contre la corruption (tiens, tiens). C'est un brutal retour en arrière pour la Banque qui cherchait depuis 2001 à réorienter sa politique en faveur de la lutte contre la pauvreté, le développement des systèmes éducatifs et de santé. Cet infléchissement était déjà insuffisant, la remise en cause du consensus de Washington bien timide. Mais-là, on revient 20 ans en arrière. Connaissant l'idéologie dominante à la Banque, on voit bien ce que le soutien à la croissance économique veut dire: libéralisation, privatisation, dérégulation. Les européens sont restés bien silencieux sur cette annonce. Pourtant, à 27, nous sommes les premiers actionnaires de la Banque. Les européens doivent clairement annoncer leur volonté de positionner la Banque Mondiale sur le domaine de la lutte contre la pauvreté, du développement des infrastructures, des systèmes éducatifs et de santé. Paul Wolfowitz semble avoir une autre vision. Les européens doivent obtenir son départ pour permettre un infléchissement dans la politique de la Banque Mondiale.
La polémique sur Wolfowitz est saine, mais elle est insuffisante. Il est nécessaire de revenir également sur la politique menée par la Banque Mondiale. Le départ de Wolfowitz peut être salvateur, mais il doit permettre aussi un infléchissement de la politique de la banque.

Tuesday, April 24, 2007

Ségolène Royal et la Mondialisation

Le collectif "Etat d'urgence planétaire" a présenté aux différents candidats à l'élection présidentielle une série de revendications liées à la mondialisation, aux inégalités Nord-Sud, à la politique de coopération... (voir la liste des revendications par thème) . Ségolène Royal a répondu au questionnaire envoyé par la coordination Sud et le collectif. Sa réponse permet d'y voir plus clair sur la vision d'un Monde juste et solidaire portée par la candidate socialiste.
Lire sa réponse .

Coordination Sud a par ailleurs analysé les programmes des candidats Royal et Sarkozy sur ces mêmes thématiques. Prenez le temps de le lire. Le contraste est flagrant.

Aide Publique au développement, réforme de la coopération, réforme du système de gouvernance internationale, particpation des acteurs non-gouvernementaux, il y a clairement une différence entre la candidate de la Gauche et le candidat de la Droite.

Pour un autre Monde, un autre mondialisation, votez Royal le 6 Mai!

Thursday, March 01, 2007

Le paludisme, les labos, la santé en Afrique

Le paludisme tue. On en parle beaucoup moins en Europe que le drame du SIDA. Peut-être que parceque le SIDA tue aussi chez nous. Pour le paludisme, "c'est simple, il n'y a qu'à prendre sa Malarone". Certes, mais le paludisme tue 3 millions de personnes par an selon l'OMS. C'est d'autant plus révoltant que les traitements existent. Mais les traitements coutent chers, et il faut pouvoir se les procurer. On paye l'incurie des systèmes de santé, fragilisés par des décennies d'affaiblissement de l'Etat, ajustement structurel oblige.

On apprend aujourd'hui qu'un nouveau traitement (curatif) vient de sortir, l'ASAQ. Un comprimé au lieu de quatre par jour. Un traitement de trois jours pour moins de 1 dollar. Ca ressemble donc à une vraie bonne nouvelle, d'autant que la résistance aux traitements existants se renforçaient.

Sur RFI, j'entends que le nouveau médicament a été crée "grâce à un partenariat public-privé". Alors ça c'est étrange. Je me renseigne.
Ce médicament est lancé par la fondation Drugs for neglected diseases (*), «Initiative médicaments pour les maladies négligées» (DNDi) , en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique Sanofi-Aventis. Ce laboratoire, qui a développé la production à l’échelle industrielle, a renoncé à ses droits de propriété intellectuelle. Le médicament n’étant pas couvert par un brevet, les pays directement concernés pourront donc, ainsi, satisfaire les soins primaires de la population en commercialisant le produit au prix coûtant.
C'est vrai que la paludisme n'a jamais intéressé les laboratoires pharmaceutiques. Cela pose de vrais questions de fond. La fondation DND ne pouvait généralement se passer de Sanofi-Aventis pour la production à grande échelle. Mais Sanofi-Aventis ne l'aurait certainement pas fait sans financement public. Les financements publics viennent essentiellement de l'Union Européenne, de la Suisse de l'Italie. C'est aussi Médecins sans frontières qui s'est beaucoup engagé pour que cette fondation pour les maladies négligées voient le jour. Le fait que Sanofi renonce à son brevet constitue pour tous les militants de la santé pour tous une réelle avancée. Le financement public apparaît ici comme incontournable. La responsabilité du secteur privé a montré toutes ses limites. Je doute cependant que la politique de Sanofi sur cette question ne soit que pure altruisme, il faudra veilleur que ce financement public ne serve au final à assurer et garantir le profit de l'industrie pharmaceutique. Mais ça ouvre un vrai débat: quel financement pour la recherche pharmaceutique? Quelle place pour l'Etat? pour la communauté internationale? pour les ONG? Qui fixe les priorités?

Update! 18h15. Comme quoi l'espoir ouvert par ce nouveau médicament anti-palu devait vite être refroidie. Dans une autre région du Monde, en Inde, c'est Novartis qui bloque la production de génériques antirétroviraux pour soigner les malades du sida.
Comme le dit Rony Brauman dans sa chronique dans Alternatives Internationales, "La pharmaceutique doit renoncer à bloquer la fabrication en Inde de médicaments génériques de deuxième génération pour soigner les malades du SIDA.".

Signez la pétition d'Oxfam et interpeller le directeur de Novartis.