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Wednesday, January 16, 2008

EPAs: "Stop ou encore"

The Economic Partnership aggreements (EPAs) between the EU and the ACP countries shoud have been negociated until 31st of December 2007. But because of a strong opposition of most of African countries, no aggreements were found. The African countries feared the complete liberalization that would have followed the ratification of these aggreements. What are the problems?

  • The WTO aggreements ask for the reciprocity of the trade aggreements. If the EU accepts to open its markets to ACP countries, the ACP countries should open their markets to EU products. This is very problematic as the level of infrastructures, the production capacities and development of the countries cannot be compared. More flexibility should be given to this rule of reciprocity, both in the EPAs and at the WTO.
  • The WTO allows specific trade arrangements for the developing countries and least advanced countries. The EU initiative "everything but arms" concerned the least advanced countries. But it is not possible to have a specific aggreement for some of the developing countries (the ACP for example). However, we cannot compare the situation of Brazil, India and China from one side and Antigua and Barbuda, Burkina Faso and Lesotho from the other side.
  • EPAs should promote the regional integration. However, the EU does not let the time to the African countries to strenghten their sub-regional cooperation. Moreover, the EU always refused to involve South Africa in the negotiation (South Africa has a specific trade aggreement with the EU and are not part of the ACP aggreements). How to build a regional integration without South Africa?
  • Do the ACP countries need the full liberalization of their market? No. At least, it is not the priority. Lets help to build infrastructure and strenghten their productive capacity first. The problem is the partnership is not clear and ambiguous. The EU make the promise to increase the European Development fund, but the reality of the additional fund have to be proved.
  • The agenda was unrealistic. How to ask to ACP countries to fully open their market? It is impossible for some countries to evaluate the impact of these aggreements. First because they don't have yet statistics about their trade. More time is needed anyway.
For all that reasons, NGOs, trade unions and African countries are right to oppose these EPAs. (see the press release of ITUC). But the problem is wider. The WTO rules are also questionned and the ACP countries together with the EU should go there and negociate more flexibility on the rule of reciprocity for example. The EU has a lot of things to loose in these negotiations. So we must change urgently the shape of the negotiations.

See my other articles on the EPAs and the action of the GPYF we organized together with Action Aid. For another point of view, read this article "Commerce: Que faire avec l'Afrique" sur Télos.

Monday, July 23, 2007

les APE en débat

Les APE, kesako? Les accords de partenariats économiques doivent définir les relations commerciales entre l'Union Européenne et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique). Actuellement en cours de négociation, ils doivent permettre de se mettre en conformité avec les règles de l'OMC, notamment le respect du principe de réciprocité (en gros: si je t'ouvre mes marchés, tu dois aussi m'ouvrir les tiens). La commission européenne accentue la pression pour trouver un accord avant la fin de l'année, malgré la précipitation, l'impréparation et les conséquences potentiellements désastreuses de son application.

Je vous invite à lire cet article d'Agoravox sur la venue de Mandelson et Michel à Yaounde pour disctuter de ces APE. Cet article résume bien les enjeux.

A relire également, la résolution du MJS que j'avais fait passé à l'époque sur ces APE et l'action du Global progressive Youth forum que nous avions organisé à Bruxelles avec des liens vers les rapports d'Action Aid et d'Oxfam. Nous avions adopté une résolution GPYF / ActionAidInternational/Coalition des Jeunes Africains contre la faim que vous pouvez lire ici.


Désolé, peu de temps en ce moment pour poster des articles plus régulièrement. Fin de thèse oblige, ce blog sera en activité réduite jusqu'à la fin de l'été.

Tuesday, June 26, 2007

"You can’t make the World bank into the attorney general of the world"

Bob vient donc de prendre la tête de la Banque Mondiale. Enfin, Bob, c'est pour les intimes. Nous en resterons pour notre part à Robert Zellick. Robert Zellick prend donc ses fonctions aujourd'hui. Première bonne nouvelle au niveau de l'inflexion de la politique de la Banque. J'en parlais dans ce post, un des principales critiques faites à Wolfowitz étaient de concentrer toutes ses priorités à la lutte contre la corruption, au-dessus de toute autre considération de développement. Il semble que cela peut changer.
Dani Rodrik relève l'inflection:

“He [Zoellick] understands that you have to return the bank to its main thrust, which is development on behalf of the poor.

“As one of the elements, you want to combat corruption,” Mr. Wolfensohn added. “But you can’t make the bank into the attorney general of the world.”

La remarque vient de Wolfensohn, le prédécesseur de Wolfowitz à la Banque.

Tuesday, June 12, 2007

La journée de lutte contre le travail des enfants


La campagne du Global Progressive youth Forum contre le travail des enfants


Aujourd'hui, journée internationale de lutte contre le travail des enfants.

- L'OIT appelle à de nouveaux partenariats pour lutter contre le travail des enfants dans l'agriculture (voir communiqué de presse ici).

- La campagne Playfair2008, dont fait partie la confédération syndicale internationale, dénonce l'emploi d'enfants dans la production de produits pour les prochains jeux olympiques en Chine. Lire le rapport et le communiqué.

- Le communiqué de IFM-SEI (International Falken Movement - Socialist Education International), partenaire dans le GPYF.

Wednesday, April 25, 2007

Wolfowitz, dehors!

C'est le débat du moment à la Banque Mondiale. Paul Wolfowitz, herault de la lutte anti-corruption et chevalier blanc de la bonne gouvernance a été pris la main dans le sac à vouloir replacer sa compagne dans des conditions somme toutes sacrément avantageuses. Les appels à la démission se multiplient aux Etats-Unis (voir les éditaux du Washington Post) comme en Europe (édito du Monde). Effectivement, on voit mal comment il pourrait en être autrement. Mais j'invoquerais ici plusieurs raisons, qui sont étrangement absentes du débat. On peut débattre à foison de responsabilités personnelles. Il est important de faire le lien avec les politiques préconisées par l'institution. Deux remarques.

  • Il y a un débat très sérieux entre économistes sur le "degré d'acceptabilité de la corruption". Je m'explique. On veut aider massivement les pays pauvres. Mais on veut également ne pas gaspiller l'argent. Problème: plus les conditions sont drastiques, plus on a du mal à distribuer l'aide. Résultat: de nombreux programmes d'aide ne sont pas utilisés du fait de ces conditions liés à une bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption (le FED européen en est un parfait exemple). Si on veut donner plus, il faut également accepter d'avoir des conditions moins strictes. Il y a donc un problème d'arbitrage entre le montant de l'aide et les conditions fixés. Au sein de la Banque, plusieurs lignes s'affrontent. Celle de Wolfowitz, se posant en défenseur de la "tolérance zéro" sur la question de la corruption. Si corruption est détectée, on coupe tout. Et la ligne des européens considérant qu'il faut se montrer pragmatique en considérant également la nécessité de l'aide. On ne peut proner la tolérance-zéro pour les pays en développement et ne pas se l'appliquer à soi même. Wolfowitz doit démissionner, ou "se faire démissionner". Les actionnaires de la Banque, européens en tête doivent retirer leur confiance au Président de la Banque immédiatement.
  • Autre sujet de mécontentement qui est passé complétement inaperçu et justifient pour moi tout autant le départ de Wolfowitz. Très discrètement, Paul Wolfowitz a annonçé sa volonté de réorienter les politiques de la Banque en se concentrant sur deux pilliers: le soutien à la croissance économique et la lutte contre la corruption (tiens, tiens). C'est un brutal retour en arrière pour la Banque qui cherchait depuis 2001 à réorienter sa politique en faveur de la lutte contre la pauvreté, le développement des systèmes éducatifs et de santé. Cet infléchissement était déjà insuffisant, la remise en cause du consensus de Washington bien timide. Mais-là, on revient 20 ans en arrière. Connaissant l'idéologie dominante à la Banque, on voit bien ce que le soutien à la croissance économique veut dire: libéralisation, privatisation, dérégulation. Les européens sont restés bien silencieux sur cette annonce. Pourtant, à 27, nous sommes les premiers actionnaires de la Banque. Les européens doivent clairement annoncer leur volonté de positionner la Banque Mondiale sur le domaine de la lutte contre la pauvreté, du développement des infrastructures, des systèmes éducatifs et de santé. Paul Wolfowitz semble avoir une autre vision. Les européens doivent obtenir son départ pour permettre un infléchissement dans la politique de la Banque Mondiale.
La polémique sur Wolfowitz est saine, mais elle est insuffisante. Il est nécessaire de revenir également sur la politique menée par la Banque Mondiale. Le départ de Wolfowitz peut être salvateur, mais il doit permettre aussi un infléchissement de la politique de la banque.

Monday, February 26, 2007

Les droits fondamentaux des travailleurs ne sont toujours pas respectés en Europe

On pense souvent que la question du respect des normes fondamentales du travail (Interdiction du travail des enfants, du travail forcé, principe de non-discrimination et liberté syndicale) se pose essentiellement pour les pays en dehors de l'Europe, les pays en développement qui pratiquent avec nous le dumping social et la concurrence déloyale. La confédération syndicale internationale nous rappelle qu'il faut toujours penser à balayer d'abord devant sa porte, soulignant dans un rapport les insuffisances dans l'application de ces normes fondamentales.

Lire le communiqué de presse
Lire le rapport complet

En France, la Confédération syndicale internationale dénonce un problème de discrimination de genre:
The law requires that women receive equal pay for equal work, but in practice,
sizeable gaps between men’s and women’s earnings exist. According to statistics
provided by the Government, the pay differential between men and women stood at 24.8 percent in the private sector and at 14.2 percent in the public sector in the year 2002. Moreover, unemployment rates have been higher for women than for their male counterparts. According to a study by INSEE, the government’s statistical agency, less than 20 percent of executives in the private sector are women, and they are underrepresented in managerial jobs and positions of responsibility.
Concernant le travail des enfants, le rapport dénonce l'apprentissage à 14 ans voté dans la loi sur l'Egalité des chances et parle aussi du problème spécifique du travail des enfants pour certains migrants, notamment d'Europe de l'Est. Concernant le travail forçé, le rapport mentionne un problème spécifique de prostitution forcée liée aux filières d'immigration clandestine.

Wednesday, January 03, 2007

Ban Ki-Moon, ça commence mal!

Ban Ki-Moon, nouveau secrétaire général de l'ONU commence très très mal. Lors de sa première conférence de presse, il refuse de condamner l'execution de Saddam Hussein, considérant "qu'il revient à chaque pays de se déterminer sur la question". Faux. L'ONU, en tant qu'institution a toujours marquée son opposition de principe à la peine de mort. C'est d'ailleurs pour cela que l'ensemble des juridictions internationales n'applique pas la peine de mort. Que son pays (la Corée du Sud) applique la peine de mort, c'est une chose. Mais on attend du secrétaire général de l'ONU qu'il dépasse justement son appartenance nationale.

A noter tout de même: pendant la même conférence de presse, Ban Ki-Moon déclare que sa priorité sera au réglement de la guerre au Darfour. Après l'adoption d'une résolution de l'ONU autorisant l'envoi de casques bleus, il s'agit pour les Nations-Unis d'oser aller contre la volonté du régime de Khartoum et refuser les compromissions actuellement à l'oeuvre. Seule une vrai force de l'ONU solidamment armée et équipée pourra faire respecter la paix. Et les basses manoeuvres de Omar Hassan el Bachir cachent mal sa volonté de vouloir continuer à tuer en toute impunité.

Sur ce sujet, je vous conseille la lecture de l'éditorial (il est pas encore en ligne mais il ne devrait pas tarder à l'être) d'Odile Tobner, dans Billets d'Afrique, journal mensuel de SURVIE, sur la question du Darfour qui résume bien tous les enjeux.