Saturday, December 30, 2006

I love life..








Lebanon

"They will not defeat our love for joy, life and peace and our rejection to the culture of death and greif"

http://www.lebanon-ilovelife.com/

Wednesday, December 27, 2006

Somalie: divisions au Conseil de sécurité

Discussions au Conseil de Sécurité de l'ONU sur la Somalie (voir mes posts sur le sujet ici). L'enjeu des divisions est l'appel au retrait de toutes les forces étrangères du sol Somalien. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'y opposent, prenant clairement le parti de l'Ethiopie. La France demande elle le retrait de toutes les forces étrangères. On ne semble donc pas aller vers une réaction rapide des Nations-Unies. La politique étrangère américaine a ceci d'inquiétant que ses principes peuvent radicalement varier selon là où elles s'appliquent. Le Droit international énonce quelques principes clairs. Et le respect de l'intégrité territoriale en est un.
Pour régler le conflit, les Nations-Unies doivent clairement appeller à un cessez-le-feu immédiat, à un retrait de toutes les troupes étrangères, avec force d'interposition pour faire respecter le cessez-le-feu.

Tuesday, December 26, 2006

Somalie, que disent les résolutions de l'ONU

Suite du dossier Somalie/Ethiopie. Intéressant de voir ce que disent les résolutions de l'ONU adoptées jusqu'à présent. Il serait faux de dire que la communauté internationale est restée complètement silencieuse.

La dernière résolution en date (resolution 1725) date du 6 décembre 2006. Elle appelle au respect de l'intégrité territoriale et à l'unité de la Somalie, réaffirme l'embargo sur les armes et soutient la mise en place d'une "mission de protection et d'observation".
(Le Conseil de Sécurité) décide d’autoriser l’IGAD (autorité intergouvernementale pour le développment, organisation de pays est-africains, nldr) et les États membres de l’Union africaine à établir une mission de protection et de formation en Somalie, que le Conseil de sécurité examinerait, à l’issue d’une période initiale de six mois, après un exposé de l’IGAD, et dont le mandat, fondé sur les éléments pertinents du mandat et du concept d’opérations énoncé dans le plan de déploiement pour l’IGASOM, serait le suivant :
a) Suivre les progrès réalisés par les institutions fédérales de transition et
l’Union des tribunaux islamiques dans l’application des accords issus de leur
dialogue;
b) Assurer la liberté de mouvement et la circulation en toute sécurité de tous
ceux qui prennent part au dialogue;
c) Maintenir et surveiller la sécurité à Baidoa;
d) Protéger les membres des institutions fédérales de transition et du
Gouvernement, ainsi que leurs principales infrastructures;
e) Former les forces de sécurité des institutions fédérales de transition pour
qu’elles soient en mesure d’assurer leur propre sécurité et de contribuer à faciliter le
rétablissement des forces de sécurité nationales somaliennes;
Disons juste qu'au vue de la situation cette "mission de protection et d'observation" semble bien insuffisante au regard des enjeux.

Il semble clair pourtant que l'ONU puisse se donner les moyens d'une intervention plus forte. Dans la résolution 1724 (adoptée le 29 novembre 2006), invoquant la menace pour la paix et la stabilité régionale, les Nations-Unies déclare agir en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unis. Ce Chapitre autorise le recours à la force et ne nécessite pas l'accord des différentes parties en présence. Cette résolution 1724 constitue un levier pour agir. Face à l'entrée en guerre officielle de l'Ethiopie et la menace de djihad régional par les tribunaux islamistes, une nouvelle résolution semble nécessaire allant au-delà de la seule "mission de protection".

Somalie, Ethiopie: suite

Je vous parlais hier du conflit entre la Somalie et l'Ethiopie et de mon souhait de voir une force d'interposition de l'ONU intervenir avant que le conflit n'éclate au niveau régional. Les conditions de la poudrière se multiplient, sous fond de guerre civile somalienne et de soutien des puissances régionales aux deux forces en conflit (L'Ouganda et le Kenya soutiennent au côté de l'Ethiopie le gouvernement de transition ; l'Erythrée, l'Iran, le Soudan les tribunaux islamistes. On parle même du soutien du Hezbollah libanais à ces tribunaux).

Pour mieux comprendre tous ces enjeux, j'ai relu hier un très bon dossier publié par le journal alternatives internationales. "Somalie, vers une guerre régionale" (AI, Décembre 2006, encore en Kiosque). Les enjeux sont complexes et remontent jusqu'à l'indépendance, s'expliquent souvent par l'instrumentalisation des enjeux claniques.

Cela ne me fait pas revenir sur la proposition de force d'interposition de l'ONU même si les conditions d'interventions seront particulièrement périlleuses (on se rappelle du fiasco de l'opération Restore Hope en Somalie en 1991). Mais les prinicipes de base des Nations-Unies peuvent servir de base pour faire tomber la tension. Respect de l'intégralité territoriale de la Somalie. Médiation internationale pour permettre un dialogue national en Somalie. Fin de l'instrumentalisation des groupes mulsulmans éthiopiens par les tribunaux islamistes. C'est sur que vu d'ici cela a l'air simple. Mais la complexité de la situation ne saurait servir de pretexte à l'inaction.

Sunday, December 24, 2006

Une force d'interposition en Somalie!

Cher lecteur assidu de ce blog, permettez-moi tout d'abord de vous souhaitez de joyeuses fêtes. Pour ceux qui croient encore au Père Noël (comme moi), je vous invite à lire cet article scientifique (ou ici) refroidissant certaines de mes illusions. Enfin passons. Si le père Noël existe, je l'inviterai volontiers à se rendre immédiatement en Somalie. L'ONU pourrait lui donner un joli casque bleu. C'est que l'esprit de Noël (ou de fêtes pour ne pas donner de connotations religieuses à ce billet) n'y règne pas vraiment.

Honnetement, et plus sérieusement, il y a de quoi être inquiet. Pour faire vite, la Somalie vie depuis 1991 dans une situation de chaos. Le gouvernement 'légitime' et reconnu comme tel par la communauté internationale est complètement impuissant et a été forcé à l'exil suite aux incessantes batailles entre seigneurs de guerre. Depuis quelques mois, les tribunaux islamistes ont incontestablement pris le dessus et contrôle aujourd'hui 11 régions sur 12. Comme cela s'est déjà vu dans d'autres régions du Monde, ils arrivent, rétablissent l'ordre et obtiennent par ce seul fait le soutien d'une population locale excédée par l'instabilité et la violence. Les tribunaux islamistes ont ensuite toute la marge nécessaire pour mettre en place leur politique de haine.

En face, l'Ethiopie se sent directement menacé par l'arrivée au pouvoir des tribunaux islamistes. Principal soutien international du gouvernement de transition, ils ont tout à perdre avec l'arrivée au pouvoir des islamistes qui sont accusés de soutenir des groupes armés en Ethiopie qui pourrait destabiliser le gouvernement éthiopien. L'armée éthiopienne s'était donc regroupée aux frontières somaliennes, certaines unités s'installant également du côté somalien.

Les tribunaux islamistes n'acceptant pas que l'armée éthiopienne s'installe en territoire somalien et dénonçant les ingérences du voisin, menacent de lancer des offensives militaires. Un ultimatum a été lancé et l'Ethiopie ne l'a pas accepté en maintenant ses troupes sur le territoire somalien. Depuis quelques jours, un pallier a été franchi avec des appels incessants au djihad et à la conquête d'Addis-Adeba. Face aux premières attaques somaliennes, l'armée éthiopienne a avoué aujourd'hui avoir lancé la contre-attaque et les premiers bombardements.

L'Union Africaine craint un enflammement généralisé dans la corne de l'Afrique. Il n'en faut peu pour que l'Erythrée (ennemi juré de l'Ethiopie) entre elle même dans le conflit si celui-ci venait à s'élargir. Le gouvernement de transition en Somalie cherchera également à réagir.

Face à un tel risque d'embrasement, il est nécessaire que les Nations-Unis se saisissent immédiatement du problème. Les médiations internationales doivent se multiplier pour négocier un cessez-le-feu ou une "cessation immédiate des hostilités". Et une force d'interposition de l'ONU semble être le seul moyen d'éviter l'embasement.

Pour l'instant, la communauté internationale est dans une logique attentiste. On va d'abord laisser l'Union Africaine réagir, la guerre s'installer avant de s'indigner et négocier à la va-vite un arrêt des hostilités. Cette crise fournirait pourtant une occasion pour la communauté internationale de montrer sa capacité à anticiper et régler les problèmes avant qu'ils n'aient fait des milliers de morts.

Thursday, December 21, 2006

Le Rwanda et la France

Par manque de temps, je n'ai pas pris le temps de réagir sur ce blog après la mise en examen par le juge Bruguière de 9 proches de Kagamé, le président rwandais, et leur mise en cause dans l'attaque contre l'avion présidentiel qui avait précédé le début du génocide. Bruguière allait plus loin demandant au TPIR et aux Nations-Unies de deferrer Kagamé lui même devant cette juridiction.
La réthorique utilisée par Bruguière n'est pas nouvelle, mais elle est nauséabonde. En accusant le FPR de l'attaque présidentielle, on "excuse" à mots couverts le terrible génocide qui a suivi, puisque "le FPR savait sciemment qu'une telle attaque provoquerai une réaction brutale des Hutus". En disant cela, on oublie que le génocide était planifié depuis longtemps, que le processus génocidaire était déjà à l'oeuvre avec appels à la haine et provocations.
Cette action du juge Bruguière décridibilise par ailleurs notre justice. On sait que le dossier de Bruguière était prêt depuis longtemps. Il servait de couperets et de thermomètre aux relations franco-rwandaises. A chaque révélation du côté rwandais, Bruguière réapparaissait, menaçant de donner le nom des responsables. Faut-il préciser que Bruguière ne s'est jamais rendu au Rwanda? Cette fois, et je ne crois pas au hasard concernant cela, quelques jours avant l'annonce des mises en examen, la France était sur la scellette. C'était tout d'abord la création au Rwanda d'une commission d'enquête sur l'implication de la France dans le Génocide. C'était en France le tribunal des armées qui déclaraient recevables la plainte de rescapés du génocide contre des soldats français. La France n'avait donc d'autres choix que de sortir l'artillerie lourde. Bruguière arrive avec ses gros sabots et essaye de détourner l'attention. Depuis, la France a rappellé son ambassadeur, le Rwanda menace de couper toute relation diplomatique. L'impasse est totale et la France refuse toujours d'assumer ses responsabilités.

Pour y voir plus clair, je vous invite à lire un article de Colette Braeckman, journaliste au Soir, qui revient sur l'attitude de la France et les premiers témoignages à cette commission d'enquête sur l'implication de la France: "Des témoignages accablants pour la France"

Ce regain de tensions entre la France et le Rwanda s'est suivi d'une attitude non moins scandaleuses des médias français, versant parfois dans le négationnisme. Voir la lettre de Thierry Marchal-Beck au médiateur de France 2 sur le traitement scandaleux de cette histoire par la chaîne publique.

Lire enfin le communiqué de SURVIE sur cette affaire

IUSY resolution on Lebanon

Here the resolution adopted by the Mediterranean committee of IUSY last week-end. It was long and intense discussions but the outcome is good.
Lire la résolution traduite en Français ici.

Lebanon-A democracy under threat

The Cedar revolution, peacefully launched by March 14 movement in 2005 lead to the withdrawal of Syrian forces, organized elections that resulted in establishing the government of the new independent Lebanon headed by Fouad Siniora.

Recent events in Lebanon are threatening to break the already fragile country with continuous assassinations of government ministers, members of Parliament, journalists and political officials, and the latest of minister Pierre Gemayel. IUSY condemns the internal and external pressures practiced by both Syria and Iran in the attempts to destablise the government and use Lebanon once again as an open battlefield in the region.

IUSY expresses its great concern and desire to see the immediate end of all external interference as well as all the breaches of Lebanese sovereignty, independence and democracy.

Gathering in Crete for the Mediterranean Committee, IUSY wishes to the following:

IUSY fully supports the legitimately elected government of Lebanon, headed by Fouad Siniora, and calls for dialogue between all the parties to enlarge and consolidate a national consensus. IUSY reaffirms its solidarity with the March 14 Movement in its efforts to preserve the sovereignty and the independence of Lebanon, in the framework of its constitutional institutions set forth in the Taef Accords.

IUSY supports all UN resolutions related to Lebanon, including 1559, 1595, 1636, 1644, 1680 and 1701.

1701 is crucial for future stability in the region therefore it must be carefully and thoroughly implemented. Any attempt to violate it, including flights over Lebanese airspace and smuggling weapons from Syria, will seriously jeopardize any resolution to the current crisis and therefore must be ceased.

IUSY calls for the immediate release and safe return of the 2 kidnapped Israeli soldiers and proceed to the exchange of prisoners as stipulated by the UN Security Council Resolution 1701.

IUSY wishes to see Lebanon recover its full sovereignty over all its territories. IUSY also supports the Lebanese government’s efforts to negotiate with all parties under the Sinora 7 point plan through the national democratic and internal dialogue in order to extend its authority over its own legitimate armed forces’ so that there will be no weapons or authority other than the Lebanese state.

Primarily, the Lebanese Army must be fully enabled to protect the state and then facilitate through means of internal dialogue that the military wing of Hezbollah and all military groups are disbanded.

IUSY unconditionally supports the creation of an International Tribunal to judge those who committed crimes against the former Prime Minister Rafiq Hariri and his colleagues, as well as other assassinations committed before and after these murders, including that of the Industry Minister, Pierre Gemayel.

IUSY calls upon the international community to work towards a solution to the conflict over the jurisdiction of the Sheba Farms. IUSY supports the call to place it under United Nations jurisdiction, which we believe would allow for a regional dialogue as stipulated in initiatives such as the the Saudi Arabian initiative as a first step in diffusing the tension in the region and call upon both governments and the international community to ensure the well-being and security of both the Israeli and Lebanese people.

IUSY gives full support to the efforts for economic recovery, social reform and reconstruction in Lebanon and joins those international organizations in the call to use the Paris III Conference as a mechanism for this. IUSY also calls upon the international community to contribute to these efforts. Furthermore IUSY firmly believes that the European Union must play a key role in these actions.

IUSY calls upon the international community to assist Lebanon in ensuring the deliverance of the maps of the landmine fields on Lebanese territory and considers this to be a basic humanitarian act.

IUSY will continue to give full support to its member organization PYO and the Progressive Socialist party in their courageous efforts in ensuring a peaceful future for all Lebanese people.

IUSY recognizes that there is a need to address the broader context of the crisis in the region, which must be addressed as a part of a comprehensive effort to bring peace and stability to the region. IUSY recognizes that the international community faces two choices in the region, it can either make strong efforts to recuperate the peace process or choose to stand aside and allow for the degradation of democracy, stability and peace. Thus, we call upon the international community and the Middle Eastern States to organize an international conference on peace in the Middle East in order to prevent a further deepening of the current crisis. We believe that the aforementioned elements laid out in this declaration are the basis for the revitalization of a peace process between Israel, Palestine, Syria and Lebanon.

Furthermore, given the high level of tension in the region, under the auspices of IUSY as a platform for dialogue, greater and consistent efforts should be made in order to optimize all opportunities for discussion amongst the IUSY member organizations in the region that would result in putting forth proposals for action in ensuring peace and stability in the region.

Monday, December 18, 2006

Conférence sur le Liban Mardi soir!

Le Mouvement des Jeunes Socialistes et les jeunes du 14 Mars
Vous invitent à une conférence Débat (ouverte à tous! venez nombreux!):
« Quel avenir pour le Liban »
avec
Ryan Ashkar, secrétaire général de l'Organisation des Jeunes Progressistes (Parti Socialiste Progressiste)
Mahmout Harb, représentant en France du Mouvement de la Gauche Démocratique
Razzye Hammadi, Président du MJS
Ziad Majed (à confirmer), Vice-président de la Gauche Démocratique
Et des représentants jeunes de la coalition du 14 mars

Invités : François HOLLANDE, Henry EMMANUELLI (à confirmer), Benoît HAMON
Mardi 19 Décembre 2006 à 20h00
Au siége du Parti Socialiste
10, rue de Solférino
75007 PARIS
Le Liban subit actuellement une crise politique majeure. Au moment où le gouvernement doit
discuter de la mise en place du tribunal international, le Hezbollah et les partisans du général Aoun descendent dans la rue et remettent en cause la légitimité du gouvernement.
Comment sortir de l’impasse ?


Le MJS vient d’organiser une visite de soutien au Liban.
De retour en France, le MJS continue sa mobilisation sur la question libanaise.
http://international.mjsfrance.org

Thursday, December 14, 2006

Débats internationaux

De retour de Tours après une vivifiante AG sur la politique Internationale. Le thème de la réunion (merci Adrien, je me demande encore comment traiter l'ensemble des thèmes ;) : ONU, guerre en Irak, Europe, Mondialisation, conflit israelo-palestinien, françafrique, migrations, amérique du sud, Iran, terrorisme, guerres civiles, Liban, Corée du Nord, Nucléaire: Quels sont les enjeux pour 2007.

Départ demain pour le comité méditteranéen de la IUSY où je retrouve nos amis libanais. En parlant du Liban, nous avons parlé de notre visite de solidarité avec nos amis de la Gauche Démocratique en France avec qui nous organiseront mardi prochain une conférence sur le Liban. Cette conférence sera organisée avec l'ensemble des forces de jeunesse du 14 mars et des responsables des jeunes socialistes progressistes du Liban qui seront spécialement en France pour cela. Réservez votre mardi!

Sunday, December 10, 2006

Pinochet emporte son impunité dans sa tombe mais n'élude pas ses responsabilités devant l'histoire

Lire la réaction des JS chiliens et le post sur le blog international du MJS.

Le ségoshow à Porto.. sans oublier le reste

De retour du congrès du PSE. Au cours du congrès, Poul Nyrup Rassmussen a été réelu président et Philip Cordery secrétaire général. Une déclaration commune sur l'Europe Sociale a été adoptée. Je vous disais suivre de près ce qui allait se passer sur le Liban. Premier élément: Wallid Joumblatt était présent, contrairement à ce que je disais ici. Nous sommes allés échanger quelques mots avec lui, suite à notre rencontre au Liban de la semaine dernière. Extrêmement impressionnant de le voir ici, tant on sait la situation tendue dans son pays. Pour montrer son amitié avec les socialistes européens, il prend le risque de ne pas être à Beyrouth s'il venait à se passer quelquechose là-bas. Sa présence était importante et un immense honneur pour les socialistes européens (qui avaient pourtant l'air plus impressionné par la présence de Howard Dean que par celle de Joumblatt). La résolution du PSE sur le Proche-Orient réaffirme évidemment le soutien du PSE au gouvernement et à la coalition du 14 Mars. Rien par contre sur le prêt accordé à la Syrie, que Joumblatt critiquait pourtant.

Je commence par cela car je me doute bien que ce n'est pas ce que vous avez vu dans les médias français, forcément extrêmement concentrés autour de la visite de Ségolène Royal. Il faut bien avouer que l'acceuil accordé à Ségolène fut impressionnant. Invitée d'honneur du congrès, elle est intervenue en ouverture du congrès après Socrates, premier ministre portugais, et Rassmussen, président du PSE. Comme le dit Eric Sundstromm, arrivée de rock-star sous l'air de "beautiful days" de U2. La ségomania a également pris l'Europe socialiste, semble-t-il. Elle semble très attendue, jusqu'au point ou un journal portugais titrait le lendemain "la France moteur de l'Europe". Qu'il est loin le temps où on raillait notre isolement. A voir si cet engoument perdurera et sera suivi d'une nouvelle sympathie pour les positions françaises (directive cadre sur les services publics notamment). Là, bizarrement, je suis plus pessimiste.

Sur le contenu de son discours, on notera la position forte contre l'indépendance de la Banque Centrale Européenne. Ce fut le point politique majeur de son intervention. Elle a également cherché à donner un contenu à l'Europe Sociale en reprenant à son compte cette proposition de directive cadre sur les services publics. Les socialistes français sont soulagés mais les autres socialistes européens n'ont pas relevé semble-t-il. Pour le reste, l'engagement de se rendre avant chaque conseil européen aux réunions préparatoires du PSE pour homogéneiser les positions socialistes. Et sur le Proche-Orient, où elle a appellé à une position commune des socialistes européens sur les questions israelo-palestiniennes et libanaises. C'était un point particulièrement important et Joumblatt semblait ravi. Elle aurait pu aller plus loin en précisant sa pensée, notamment sur l'attitude à adopter vis-à-vis de le Syrie. Mais c'était important de le mentionner.

Les réactions au discours? Les camarades européens ont semble-t-il été surpris par la manière et le ton de l'intervention. Plus conférence qu'intervention enflammée de congrès. Nous sommes habitués. Et je ne me fais pas de doute que nos camarades européens s'y feront aussi (on disait par ailleurs la même chose de Zapatero lors de ses premières interventions internationales). Le besoin également de voir Ségolène préciser ses positions, notamment sur la relance européenne (pour l'instant elle se contente de dire que la France prendra des initiatives lors de la présidence française de l'UE). La recherche d'un contenu. Lire à ce sujet la réaction de Jon Worth. A voir comment Ségolène compte s'y prendre, avec forums participatifs européens à l'appui. Je suis curieux de voir cela.

En attendant, la standing-ovation fut bien là. Nos amis européens ne nous en tiennent pas rigueur, ils sont sous le charme. "Madame la future présidente de la République française" peut repartir l'esprit tranquille et rencontrer un certain nombre de leaders européens. Parmi les rencontres, quelquechose qui fera certainement très plaisir à nos amis allemands. Martin Schultz, président du groupe du PSE, rencontre Ségolène... pour lui transmettre une invitation de Merkel, chancellière chretienne-démocrate. La grande coalition a des effets inattendus..

Wednesday, December 06, 2006

Congrès du PSE

Départ pour le congrès du PSE à Porto. Je m'y rends avec Razzye Hammadi qui assistera à la conférence des leaders d'ECOSY et Estelle Goeger. Au programme, la réelection de Poul Nyrup Rassmussen, Ségolène Royal en invitée d'honneur et l'adoption d'une déclaration sur l'Europe Sociale. Belle initiative du PSE également: pour la première fois, les militants du PSE sont invités à participer. Pour ma part, je serais attentif aux initiatives sur le Liban. Quand nous avions rencontré Joumblatt au Liban, nous lui avions glissé l'idée d'une déclaration à soumettre au congrès permettant de clarifier la positions des socialistes européens sur leur soutien au 14 mars et sur les relations avec la Syrie (les espagnols et italiens notamment pronant un dialogue avec la Syrie dont on ne voit pas trop où il peut bien mener, notamment sur la question du tribunal international). Apparamment, l'idée a germé, puisque Elias Attalah, député de la gauche démocratique libanaise nous avait confié que Joumblatt avait proposé aux autres forces de 14 mars dès le soir même après notre rencontre, une telle déclaration. A voir si cette initiative a donc abouti. Joumblatt souhaitait se rendre à Porto. Vu la situation à Beyrouth, il ne devrait pas être là. Un point nous avait choqué: pendant que le Hezbollah manifestait à Beyrouth, l'Union Européenne accordait un prêt de 150 millions d'euros à la Syrie. Comme marque de soutien, on fait mieux. Si le congrès du PSE permet donc d'avancer sur l'homogénéisation des positions des socialistes sur la question..

Tuesday, December 05, 2006

Decès du Professeur Ki-Zerbo

Joseph Ki-Zerbo était l'un des plus grands penseurs de l'Afrique contemporaine, président de l'association des historiens africains. Il a fondé le PDP-PS, principal parti d'opposition au Burkina Faso, membre de l'international socialiste. Au MJS, nous travaillons avec les jeunes du PDP-PS, Moumouni et les autres, pour lesquels nous pensons évidemment aujourd'hui. Joseph Ki-Zerbo est décédé le 4 décembre. Evidemment, les médias n'en ont même pas consacré une ligne.
Lire sa biographie sur wikipedia

Retour du Liban...

De retour du Liban. Voyage intense. Une visite d'étude qui se transforme en visite de soutien au 14 mars suite aux tentatives de destabilisation du gouvernement par le Hezbollah et ses alliés pro-syriens. Retrouvez sur ici le blog de l'international tous les compte-rendu de cette visite et ici l'article sur le site du MJS.
Update: les photos de la veille de notre départ, passés en soirée des jeunes du Rassemblement pour la démocratie au Liban (RDL), Gauche démocratique libanaise sur le blog de Hoda.