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Friday, January 18, 2008

Bye bye Tony Blair!


As a French Socialist and PES activist, i was astonished by the participation of the former English prime minister Tony Blair to the national council of the right-wing party UMP, together with Nicolas Sarkozy. I thought that the UK Labour party was a sister party, member of the PES and the SI... At least, it is clear. Politically, it means something. It is true that Sarkozy and Blair share some points of view on the role of EU in the World and the relation with the United States. But it is also a challenge for the Party of European Socialist to be politically coherent. The drafting of the 2009 manifesto can be an opportunity to clarify our common visions based on a clear Left point of view.

Behind the participation of Tony Blair to the UMP national council, we have the candidature of the former British PM to the presidency of the European Union, supported by Nicolas Sarkozy. Clearly, this candidature can't be the one of the European Socialists. Last week-end, Tony Blair showed he was closer to the European Right-wing parties, and he won't be the candidate of a more social, federal and democratic Europe. The PES has to think on what would be his position regarding this election of a president of the EU and a possible alternative to the candidate of a neo-liberal and pro-NATO Europe. In France, this possible candidature was strongly critized within the Left (Pierre Moscovisci said he can't be the candidate of the Socialists) and the Right. Edouard Balladur and Valery Giscard D'Estaing said the next EU president should come for a country fully integrated in the EU (Euro, Schengen zone and Charter of Fundamental Rights). Well, it seems it will difficult for Tony!

Read the analysis of Jon Worth, and the one of Jean Quatremer (Coulisses de Bruxelles).

Sunday, December 10, 2006

Le ségoshow à Porto.. sans oublier le reste

De retour du congrès du PSE. Au cours du congrès, Poul Nyrup Rassmussen a été réelu président et Philip Cordery secrétaire général. Une déclaration commune sur l'Europe Sociale a été adoptée. Je vous disais suivre de près ce qui allait se passer sur le Liban. Premier élément: Wallid Joumblatt était présent, contrairement à ce que je disais ici. Nous sommes allés échanger quelques mots avec lui, suite à notre rencontre au Liban de la semaine dernière. Extrêmement impressionnant de le voir ici, tant on sait la situation tendue dans son pays. Pour montrer son amitié avec les socialistes européens, il prend le risque de ne pas être à Beyrouth s'il venait à se passer quelquechose là-bas. Sa présence était importante et un immense honneur pour les socialistes européens (qui avaient pourtant l'air plus impressionné par la présence de Howard Dean que par celle de Joumblatt). La résolution du PSE sur le Proche-Orient réaffirme évidemment le soutien du PSE au gouvernement et à la coalition du 14 Mars. Rien par contre sur le prêt accordé à la Syrie, que Joumblatt critiquait pourtant.

Je commence par cela car je me doute bien que ce n'est pas ce que vous avez vu dans les médias français, forcément extrêmement concentrés autour de la visite de Ségolène Royal. Il faut bien avouer que l'acceuil accordé à Ségolène fut impressionnant. Invitée d'honneur du congrès, elle est intervenue en ouverture du congrès après Socrates, premier ministre portugais, et Rassmussen, président du PSE. Comme le dit Eric Sundstromm, arrivée de rock-star sous l'air de "beautiful days" de U2. La ségomania a également pris l'Europe socialiste, semble-t-il. Elle semble très attendue, jusqu'au point ou un journal portugais titrait le lendemain "la France moteur de l'Europe". Qu'il est loin le temps où on raillait notre isolement. A voir si cet engoument perdurera et sera suivi d'une nouvelle sympathie pour les positions françaises (directive cadre sur les services publics notamment). Là, bizarrement, je suis plus pessimiste.

Sur le contenu de son discours, on notera la position forte contre l'indépendance de la Banque Centrale Européenne. Ce fut le point politique majeur de son intervention. Elle a également cherché à donner un contenu à l'Europe Sociale en reprenant à son compte cette proposition de directive cadre sur les services publics. Les socialistes français sont soulagés mais les autres socialistes européens n'ont pas relevé semble-t-il. Pour le reste, l'engagement de se rendre avant chaque conseil européen aux réunions préparatoires du PSE pour homogéneiser les positions socialistes. Et sur le Proche-Orient, où elle a appellé à une position commune des socialistes européens sur les questions israelo-palestiniennes et libanaises. C'était un point particulièrement important et Joumblatt semblait ravi. Elle aurait pu aller plus loin en précisant sa pensée, notamment sur l'attitude à adopter vis-à-vis de le Syrie. Mais c'était important de le mentionner.

Les réactions au discours? Les camarades européens ont semble-t-il été surpris par la manière et le ton de l'intervention. Plus conférence qu'intervention enflammée de congrès. Nous sommes habitués. Et je ne me fais pas de doute que nos camarades européens s'y feront aussi (on disait par ailleurs la même chose de Zapatero lors de ses premières interventions internationales). Le besoin également de voir Ségolène préciser ses positions, notamment sur la relance européenne (pour l'instant elle se contente de dire que la France prendra des initiatives lors de la présidence française de l'UE). La recherche d'un contenu. Lire à ce sujet la réaction de Jon Worth. A voir comment Ségolène compte s'y prendre, avec forums participatifs européens à l'appui. Je suis curieux de voir cela.

En attendant, la standing-ovation fut bien là. Nos amis européens ne nous en tiennent pas rigueur, ils sont sous le charme. "Madame la future présidente de la République française" peut repartir l'esprit tranquille et rencontrer un certain nombre de leaders européens. Parmi les rencontres, quelquechose qui fera certainement très plaisir à nos amis allemands. Martin Schultz, président du groupe du PSE, rencontre Ségolène... pour lui transmettre une invitation de Merkel, chancellière chretienne-démocrate. La grande coalition a des effets inattendus..

Wednesday, December 06, 2006

Congrès du PSE

Départ pour le congrès du PSE à Porto. Je m'y rends avec Razzye Hammadi qui assistera à la conférence des leaders d'ECOSY et Estelle Goeger. Au programme, la réelection de Poul Nyrup Rassmussen, Ségolène Royal en invitée d'honneur et l'adoption d'une déclaration sur l'Europe Sociale. Belle initiative du PSE également: pour la première fois, les militants du PSE sont invités à participer. Pour ma part, je serais attentif aux initiatives sur le Liban. Quand nous avions rencontré Joumblatt au Liban, nous lui avions glissé l'idée d'une déclaration à soumettre au congrès permettant de clarifier la positions des socialistes européens sur leur soutien au 14 mars et sur les relations avec la Syrie (les espagnols et italiens notamment pronant un dialogue avec la Syrie dont on ne voit pas trop où il peut bien mener, notamment sur la question du tribunal international). Apparamment, l'idée a germé, puisque Elias Attalah, député de la gauche démocratique libanaise nous avait confié que Joumblatt avait proposé aux autres forces de 14 mars dès le soir même après notre rencontre, une telle déclaration. A voir si cette initiative a donc abouti. Joumblatt souhaitait se rendre à Porto. Vu la situation à Beyrouth, il ne devrait pas être là. Un point nous avait choqué: pendant que le Hezbollah manifestait à Beyrouth, l'Union Européenne accordait un prêt de 150 millions d'euros à la Syrie. Comme marque de soutien, on fait mieux. Si le congrès du PSE permet donc d'avancer sur l'homogénéisation des positions des socialistes sur la question..