
C'était l'ironie de l'Histoire. La Serbie obtenait la présidence du conseil de l'Europe le jour où le Parlement Serbe élisait à sa tête un député radical, parti d'extrême-droite serbe qui a obtenu plus de 30% des voix aux dernières élections, un parti qui fait encore aujourd'hui l'apologie des crimes de guerres, protège les criminels de guerre et assume sa nostalgie de l'ère Milosevic. Cette élection a été permise grâce au soutien du Parti de Kostunica, l'ancien président (le première de l'ère post Milosevic), et premier ministre sortant, issu du parti de droite. L'alliance de la droite serbe et de l'extrême-droite était le scénario noir qu'on craignait depuis longtemps. Pour l'instant, il ne s'agit "que" de la présidence de l'Assemblée, mais la question pourrait vite se poser pour la composition du gouvernement. Si aucun accord n'est trouvé d'ici dimanche, la Serbie devra organiser de nouvelles élections.
Depuis le renversement de Milosevic par le mouvement démocratique en 2000, il semble que la Serbie ne sait sortir du poids de son passé, dépasser la douleur des guerres et du nationalisme des années 90. Le Kosovo risque encore d'attiser le nationalisme, avec le refus des principaux partis (y compris du Parti Démocratique de l'ancien premier ministre assassiné Djindjic) de toute solution conduisant à l'indépendance. Au-delà de cela, la Serbie est un pays dévasté par la crise économique, ne sachant offrir à sa jeunesse de perspectives d'emplois et d'avenir.
Pourtant la Serbie reste un pays attachant, acceuillant, avec une vitalité qu'on apprend à découvrir lorsqu'on visite le pays. La Serbie, c'est le pays de Kusturica auquel Libé consacra un long article hier sur sa ville imaginaire et son opéra qu'il présentera en France au printemps. C'est une vitalité culturelle qu'on ne soupconne pas. Le festival Guca, le festival mondial de trompettes, la folie serbe en musique. Le festival Exit (auquel je me rendrais cet été) qui n'a pas à rougir de sa comparaison avec les plus grands festivals européens. C'est des gens chaleureux et acceuillants, c'est une jeunesse qui veut tourner la page du passé (même si le nationalisme ronge aussi cette classe d'âge). C'est un esprit festif qui mérite à être connu. La Serbie, c'est tout cela aussi et le desastre politique serbe ne doit pas faire oublier aussi cela.
A ce sujet, je serai début juillet à quelques kilomètres de Belgrade pour la Semaine de la Social-Démocratie début juillet organisée par les camarades de SDU (Union Social-Démocrate) petit parti serbe qui assume courageusement le devoir de mémoire, et se bat contre toutes les formes de nationalisme et de discriminations. C'est un camp d'été qui réunira des jeunes venus de tous les balkans et d'ailleurs et débattront des idées socialistes pendant une semaine dans une ambiance festive. J'y serais pour ma part au nom du Global Progressive Youth Forum qui est partenaire de la semaine de la social-démocratie. En l'absence de camp d'été d'ECOSY ou de festival de la IUSY cette année, cela peut être une alternative pour les camarades accrocs aux camps internationaux pendant l'été! Si vous êtes intéressés pour y participer, et découvrir ainsi 'l'autre Serbie', n'hésitez pas à me contacter!
Depuis le renversement de Milosevic par le mouvement démocratique en 2000, il semble que la Serbie ne sait sortir du poids de son passé, dépasser la douleur des guerres et du nationalisme des années 90. Le Kosovo risque encore d'attiser le nationalisme, avec le refus des principaux partis (y compris du Parti Démocratique de l'ancien premier ministre assassiné Djindjic) de toute solution conduisant à l'indépendance. Au-delà de cela, la Serbie est un pays dévasté par la crise économique, ne sachant offrir à sa jeunesse de perspectives d'emplois et d'avenir.
Pourtant la Serbie reste un pays attachant, acceuillant, avec une vitalité qu'on apprend à découvrir lorsqu'on visite le pays. La Serbie, c'est le pays de Kusturica auquel Libé consacra un long article hier sur sa ville imaginaire et son opéra qu'il présentera en France au printemps. C'est une vitalité culturelle qu'on ne soupconne pas. Le festival Guca, le festival mondial de trompettes, la folie serbe en musique. Le festival Exit (auquel je me rendrais cet été) qui n'a pas à rougir de sa comparaison avec les plus grands festivals européens. C'est des gens chaleureux et acceuillants, c'est une jeunesse qui veut tourner la page du passé (même si le nationalisme ronge aussi cette classe d'âge). C'est un esprit festif qui mérite à être connu. La Serbie, c'est tout cela aussi et le desastre politique serbe ne doit pas faire oublier aussi cela.
A ce sujet, je serai début juillet à quelques kilomètres de Belgrade pour la Semaine de la Social-Démocratie début juillet organisée par les camarades de SDU (Union Social-Démocrate) petit parti serbe qui assume courageusement le devoir de mémoire, et se bat contre toutes les formes de nationalisme et de discriminations. C'est un camp d'été qui réunira des jeunes venus de tous les balkans et d'ailleurs et débattront des idées socialistes pendant une semaine dans une ambiance festive. J'y serais pour ma part au nom du Global Progressive Youth Forum qui est partenaire de la semaine de la social-démocratie. En l'absence de camp d'été d'ECOSY ou de festival de la IUSY cette année, cela peut être une alternative pour les camarades accrocs aux camps internationaux pendant l'été! Si vous êtes intéressés pour y participer, et découvrir ainsi 'l'autre Serbie', n'hésitez pas à me contacter!