Saturday, December 30, 2006

I love life..








Lebanon

"They will not defeat our love for joy, life and peace and our rejection to the culture of death and greif"

http://www.lebanon-ilovelife.com/

Wednesday, December 27, 2006

Somalie: divisions au Conseil de sécurité

Discussions au Conseil de Sécurité de l'ONU sur la Somalie (voir mes posts sur le sujet ici). L'enjeu des divisions est l'appel au retrait de toutes les forces étrangères du sol Somalien. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'y opposent, prenant clairement le parti de l'Ethiopie. La France demande elle le retrait de toutes les forces étrangères. On ne semble donc pas aller vers une réaction rapide des Nations-Unies. La politique étrangère américaine a ceci d'inquiétant que ses principes peuvent radicalement varier selon là où elles s'appliquent. Le Droit international énonce quelques principes clairs. Et le respect de l'intégrité territoriale en est un.
Pour régler le conflit, les Nations-Unies doivent clairement appeller à un cessez-le-feu immédiat, à un retrait de toutes les troupes étrangères, avec force d'interposition pour faire respecter le cessez-le-feu.

Tuesday, December 26, 2006

Somalie, que disent les résolutions de l'ONU

Suite du dossier Somalie/Ethiopie. Intéressant de voir ce que disent les résolutions de l'ONU adoptées jusqu'à présent. Il serait faux de dire que la communauté internationale est restée complètement silencieuse.

La dernière résolution en date (resolution 1725) date du 6 décembre 2006. Elle appelle au respect de l'intégrité territoriale et à l'unité de la Somalie, réaffirme l'embargo sur les armes et soutient la mise en place d'une "mission de protection et d'observation".
(Le Conseil de Sécurité) décide d’autoriser l’IGAD (autorité intergouvernementale pour le développment, organisation de pays est-africains, nldr) et les États membres de l’Union africaine à établir une mission de protection et de formation en Somalie, que le Conseil de sécurité examinerait, à l’issue d’une période initiale de six mois, après un exposé de l’IGAD, et dont le mandat, fondé sur les éléments pertinents du mandat et du concept d’opérations énoncé dans le plan de déploiement pour l’IGASOM, serait le suivant :
a) Suivre les progrès réalisés par les institutions fédérales de transition et
l’Union des tribunaux islamiques dans l’application des accords issus de leur
dialogue;
b) Assurer la liberté de mouvement et la circulation en toute sécurité de tous
ceux qui prennent part au dialogue;
c) Maintenir et surveiller la sécurité à Baidoa;
d) Protéger les membres des institutions fédérales de transition et du
Gouvernement, ainsi que leurs principales infrastructures;
e) Former les forces de sécurité des institutions fédérales de transition pour
qu’elles soient en mesure d’assurer leur propre sécurité et de contribuer à faciliter le
rétablissement des forces de sécurité nationales somaliennes;
Disons juste qu'au vue de la situation cette "mission de protection et d'observation" semble bien insuffisante au regard des enjeux.

Il semble clair pourtant que l'ONU puisse se donner les moyens d'une intervention plus forte. Dans la résolution 1724 (adoptée le 29 novembre 2006), invoquant la menace pour la paix et la stabilité régionale, les Nations-Unies déclare agir en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unis. Ce Chapitre autorise le recours à la force et ne nécessite pas l'accord des différentes parties en présence. Cette résolution 1724 constitue un levier pour agir. Face à l'entrée en guerre officielle de l'Ethiopie et la menace de djihad régional par les tribunaux islamistes, une nouvelle résolution semble nécessaire allant au-delà de la seule "mission de protection".

Somalie, Ethiopie: suite

Je vous parlais hier du conflit entre la Somalie et l'Ethiopie et de mon souhait de voir une force d'interposition de l'ONU intervenir avant que le conflit n'éclate au niveau régional. Les conditions de la poudrière se multiplient, sous fond de guerre civile somalienne et de soutien des puissances régionales aux deux forces en conflit (L'Ouganda et le Kenya soutiennent au côté de l'Ethiopie le gouvernement de transition ; l'Erythrée, l'Iran, le Soudan les tribunaux islamistes. On parle même du soutien du Hezbollah libanais à ces tribunaux).

Pour mieux comprendre tous ces enjeux, j'ai relu hier un très bon dossier publié par le journal alternatives internationales. "Somalie, vers une guerre régionale" (AI, Décembre 2006, encore en Kiosque). Les enjeux sont complexes et remontent jusqu'à l'indépendance, s'expliquent souvent par l'instrumentalisation des enjeux claniques.

Cela ne me fait pas revenir sur la proposition de force d'interposition de l'ONU même si les conditions d'interventions seront particulièrement périlleuses (on se rappelle du fiasco de l'opération Restore Hope en Somalie en 1991). Mais les prinicipes de base des Nations-Unies peuvent servir de base pour faire tomber la tension. Respect de l'intégralité territoriale de la Somalie. Médiation internationale pour permettre un dialogue national en Somalie. Fin de l'instrumentalisation des groupes mulsulmans éthiopiens par les tribunaux islamistes. C'est sur que vu d'ici cela a l'air simple. Mais la complexité de la situation ne saurait servir de pretexte à l'inaction.

Sunday, December 24, 2006

Une force d'interposition en Somalie!

Cher lecteur assidu de ce blog, permettez-moi tout d'abord de vous souhaitez de joyeuses fêtes. Pour ceux qui croient encore au Père Noël (comme moi), je vous invite à lire cet article scientifique (ou ici) refroidissant certaines de mes illusions. Enfin passons. Si le père Noël existe, je l'inviterai volontiers à se rendre immédiatement en Somalie. L'ONU pourrait lui donner un joli casque bleu. C'est que l'esprit de Noël (ou de fêtes pour ne pas donner de connotations religieuses à ce billet) n'y règne pas vraiment.

Honnetement, et plus sérieusement, il y a de quoi être inquiet. Pour faire vite, la Somalie vie depuis 1991 dans une situation de chaos. Le gouvernement 'légitime' et reconnu comme tel par la communauté internationale est complètement impuissant et a été forcé à l'exil suite aux incessantes batailles entre seigneurs de guerre. Depuis quelques mois, les tribunaux islamistes ont incontestablement pris le dessus et contrôle aujourd'hui 11 régions sur 12. Comme cela s'est déjà vu dans d'autres régions du Monde, ils arrivent, rétablissent l'ordre et obtiennent par ce seul fait le soutien d'une population locale excédée par l'instabilité et la violence. Les tribunaux islamistes ont ensuite toute la marge nécessaire pour mettre en place leur politique de haine.

En face, l'Ethiopie se sent directement menacé par l'arrivée au pouvoir des tribunaux islamistes. Principal soutien international du gouvernement de transition, ils ont tout à perdre avec l'arrivée au pouvoir des islamistes qui sont accusés de soutenir des groupes armés en Ethiopie qui pourrait destabiliser le gouvernement éthiopien. L'armée éthiopienne s'était donc regroupée aux frontières somaliennes, certaines unités s'installant également du côté somalien.

Les tribunaux islamistes n'acceptant pas que l'armée éthiopienne s'installe en territoire somalien et dénonçant les ingérences du voisin, menacent de lancer des offensives militaires. Un ultimatum a été lancé et l'Ethiopie ne l'a pas accepté en maintenant ses troupes sur le territoire somalien. Depuis quelques jours, un pallier a été franchi avec des appels incessants au djihad et à la conquête d'Addis-Adeba. Face aux premières attaques somaliennes, l'armée éthiopienne a avoué aujourd'hui avoir lancé la contre-attaque et les premiers bombardements.

L'Union Africaine craint un enflammement généralisé dans la corne de l'Afrique. Il n'en faut peu pour que l'Erythrée (ennemi juré de l'Ethiopie) entre elle même dans le conflit si celui-ci venait à s'élargir. Le gouvernement de transition en Somalie cherchera également à réagir.

Face à un tel risque d'embrasement, il est nécessaire que les Nations-Unis se saisissent immédiatement du problème. Les médiations internationales doivent se multiplier pour négocier un cessez-le-feu ou une "cessation immédiate des hostilités". Et une force d'interposition de l'ONU semble être le seul moyen d'éviter l'embasement.

Pour l'instant, la communauté internationale est dans une logique attentiste. On va d'abord laisser l'Union Africaine réagir, la guerre s'installer avant de s'indigner et négocier à la va-vite un arrêt des hostilités. Cette crise fournirait pourtant une occasion pour la communauté internationale de montrer sa capacité à anticiper et régler les problèmes avant qu'ils n'aient fait des milliers de morts.

Thursday, December 21, 2006

Le Rwanda et la France

Par manque de temps, je n'ai pas pris le temps de réagir sur ce blog après la mise en examen par le juge Bruguière de 9 proches de Kagamé, le président rwandais, et leur mise en cause dans l'attaque contre l'avion présidentiel qui avait précédé le début du génocide. Bruguière allait plus loin demandant au TPIR et aux Nations-Unies de deferrer Kagamé lui même devant cette juridiction.
La réthorique utilisée par Bruguière n'est pas nouvelle, mais elle est nauséabonde. En accusant le FPR de l'attaque présidentielle, on "excuse" à mots couverts le terrible génocide qui a suivi, puisque "le FPR savait sciemment qu'une telle attaque provoquerai une réaction brutale des Hutus". En disant cela, on oublie que le génocide était planifié depuis longtemps, que le processus génocidaire était déjà à l'oeuvre avec appels à la haine et provocations.
Cette action du juge Bruguière décridibilise par ailleurs notre justice. On sait que le dossier de Bruguière était prêt depuis longtemps. Il servait de couperets et de thermomètre aux relations franco-rwandaises. A chaque révélation du côté rwandais, Bruguière réapparaissait, menaçant de donner le nom des responsables. Faut-il préciser que Bruguière ne s'est jamais rendu au Rwanda? Cette fois, et je ne crois pas au hasard concernant cela, quelques jours avant l'annonce des mises en examen, la France était sur la scellette. C'était tout d'abord la création au Rwanda d'une commission d'enquête sur l'implication de la France dans le Génocide. C'était en France le tribunal des armées qui déclaraient recevables la plainte de rescapés du génocide contre des soldats français. La France n'avait donc d'autres choix que de sortir l'artillerie lourde. Bruguière arrive avec ses gros sabots et essaye de détourner l'attention. Depuis, la France a rappellé son ambassadeur, le Rwanda menace de couper toute relation diplomatique. L'impasse est totale et la France refuse toujours d'assumer ses responsabilités.

Pour y voir plus clair, je vous invite à lire un article de Colette Braeckman, journaliste au Soir, qui revient sur l'attitude de la France et les premiers témoignages à cette commission d'enquête sur l'implication de la France: "Des témoignages accablants pour la France"

Ce regain de tensions entre la France et le Rwanda s'est suivi d'une attitude non moins scandaleuses des médias français, versant parfois dans le négationnisme. Voir la lettre de Thierry Marchal-Beck au médiateur de France 2 sur le traitement scandaleux de cette histoire par la chaîne publique.

Lire enfin le communiqué de SURVIE sur cette affaire

IUSY resolution on Lebanon

Here the resolution adopted by the Mediterranean committee of IUSY last week-end. It was long and intense discussions but the outcome is good.
Lire la résolution traduite en Français ici.

Lebanon-A democracy under threat

The Cedar revolution, peacefully launched by March 14 movement in 2005 lead to the withdrawal of Syrian forces, organized elections that resulted in establishing the government of the new independent Lebanon headed by Fouad Siniora.

Recent events in Lebanon are threatening to break the already fragile country with continuous assassinations of government ministers, members of Parliament, journalists and political officials, and the latest of minister Pierre Gemayel. IUSY condemns the internal and external pressures practiced by both Syria and Iran in the attempts to destablise the government and use Lebanon once again as an open battlefield in the region.

IUSY expresses its great concern and desire to see the immediate end of all external interference as well as all the breaches of Lebanese sovereignty, independence and democracy.

Gathering in Crete for the Mediterranean Committee, IUSY wishes to the following:

IUSY fully supports the legitimately elected government of Lebanon, headed by Fouad Siniora, and calls for dialogue between all the parties to enlarge and consolidate a national consensus. IUSY reaffirms its solidarity with the March 14 Movement in its efforts to preserve the sovereignty and the independence of Lebanon, in the framework of its constitutional institutions set forth in the Taef Accords.

IUSY supports all UN resolutions related to Lebanon, including 1559, 1595, 1636, 1644, 1680 and 1701.

1701 is crucial for future stability in the region therefore it must be carefully and thoroughly implemented. Any attempt to violate it, including flights over Lebanese airspace and smuggling weapons from Syria, will seriously jeopardize any resolution to the current crisis and therefore must be ceased.

IUSY calls for the immediate release and safe return of the 2 kidnapped Israeli soldiers and proceed to the exchange of prisoners as stipulated by the UN Security Council Resolution 1701.

IUSY wishes to see Lebanon recover its full sovereignty over all its territories. IUSY also supports the Lebanese government’s efforts to negotiate with all parties under the Sinora 7 point plan through the national democratic and internal dialogue in order to extend its authority over its own legitimate armed forces’ so that there will be no weapons or authority other than the Lebanese state.

Primarily, the Lebanese Army must be fully enabled to protect the state and then facilitate through means of internal dialogue that the military wing of Hezbollah and all military groups are disbanded.

IUSY unconditionally supports the creation of an International Tribunal to judge those who committed crimes against the former Prime Minister Rafiq Hariri and his colleagues, as well as other assassinations committed before and after these murders, including that of the Industry Minister, Pierre Gemayel.

IUSY calls upon the international community to work towards a solution to the conflict over the jurisdiction of the Sheba Farms. IUSY supports the call to place it under United Nations jurisdiction, which we believe would allow for a regional dialogue as stipulated in initiatives such as the the Saudi Arabian initiative as a first step in diffusing the tension in the region and call upon both governments and the international community to ensure the well-being and security of both the Israeli and Lebanese people.

IUSY gives full support to the efforts for economic recovery, social reform and reconstruction in Lebanon and joins those international organizations in the call to use the Paris III Conference as a mechanism for this. IUSY also calls upon the international community to contribute to these efforts. Furthermore IUSY firmly believes that the European Union must play a key role in these actions.

IUSY calls upon the international community to assist Lebanon in ensuring the deliverance of the maps of the landmine fields on Lebanese territory and considers this to be a basic humanitarian act.

IUSY will continue to give full support to its member organization PYO and the Progressive Socialist party in their courageous efforts in ensuring a peaceful future for all Lebanese people.

IUSY recognizes that there is a need to address the broader context of the crisis in the region, which must be addressed as a part of a comprehensive effort to bring peace and stability to the region. IUSY recognizes that the international community faces two choices in the region, it can either make strong efforts to recuperate the peace process or choose to stand aside and allow for the degradation of democracy, stability and peace. Thus, we call upon the international community and the Middle Eastern States to organize an international conference on peace in the Middle East in order to prevent a further deepening of the current crisis. We believe that the aforementioned elements laid out in this declaration are the basis for the revitalization of a peace process between Israel, Palestine, Syria and Lebanon.

Furthermore, given the high level of tension in the region, under the auspices of IUSY as a platform for dialogue, greater and consistent efforts should be made in order to optimize all opportunities for discussion amongst the IUSY member organizations in the region that would result in putting forth proposals for action in ensuring peace and stability in the region.

Monday, December 18, 2006

Conférence sur le Liban Mardi soir!

Le Mouvement des Jeunes Socialistes et les jeunes du 14 Mars
Vous invitent à une conférence Débat (ouverte à tous! venez nombreux!):
« Quel avenir pour le Liban »
avec
Ryan Ashkar, secrétaire général de l'Organisation des Jeunes Progressistes (Parti Socialiste Progressiste)
Mahmout Harb, représentant en France du Mouvement de la Gauche Démocratique
Razzye Hammadi, Président du MJS
Ziad Majed (à confirmer), Vice-président de la Gauche Démocratique
Et des représentants jeunes de la coalition du 14 mars

Invités : François HOLLANDE, Henry EMMANUELLI (à confirmer), Benoît HAMON
Mardi 19 Décembre 2006 à 20h00
Au siége du Parti Socialiste
10, rue de Solférino
75007 PARIS
Le Liban subit actuellement une crise politique majeure. Au moment où le gouvernement doit
discuter de la mise en place du tribunal international, le Hezbollah et les partisans du général Aoun descendent dans la rue et remettent en cause la légitimité du gouvernement.
Comment sortir de l’impasse ?


Le MJS vient d’organiser une visite de soutien au Liban.
De retour en France, le MJS continue sa mobilisation sur la question libanaise.
http://international.mjsfrance.org

Thursday, December 14, 2006

Débats internationaux

De retour de Tours après une vivifiante AG sur la politique Internationale. Le thème de la réunion (merci Adrien, je me demande encore comment traiter l'ensemble des thèmes ;) : ONU, guerre en Irak, Europe, Mondialisation, conflit israelo-palestinien, françafrique, migrations, amérique du sud, Iran, terrorisme, guerres civiles, Liban, Corée du Nord, Nucléaire: Quels sont les enjeux pour 2007.

Départ demain pour le comité méditteranéen de la IUSY où je retrouve nos amis libanais. En parlant du Liban, nous avons parlé de notre visite de solidarité avec nos amis de la Gauche Démocratique en France avec qui nous organiseront mardi prochain une conférence sur le Liban. Cette conférence sera organisée avec l'ensemble des forces de jeunesse du 14 mars et des responsables des jeunes socialistes progressistes du Liban qui seront spécialement en France pour cela. Réservez votre mardi!

Sunday, December 10, 2006

Pinochet emporte son impunité dans sa tombe mais n'élude pas ses responsabilités devant l'histoire

Lire la réaction des JS chiliens et le post sur le blog international du MJS.

Le ségoshow à Porto.. sans oublier le reste

De retour du congrès du PSE. Au cours du congrès, Poul Nyrup Rassmussen a été réelu président et Philip Cordery secrétaire général. Une déclaration commune sur l'Europe Sociale a été adoptée. Je vous disais suivre de près ce qui allait se passer sur le Liban. Premier élément: Wallid Joumblatt était présent, contrairement à ce que je disais ici. Nous sommes allés échanger quelques mots avec lui, suite à notre rencontre au Liban de la semaine dernière. Extrêmement impressionnant de le voir ici, tant on sait la situation tendue dans son pays. Pour montrer son amitié avec les socialistes européens, il prend le risque de ne pas être à Beyrouth s'il venait à se passer quelquechose là-bas. Sa présence était importante et un immense honneur pour les socialistes européens (qui avaient pourtant l'air plus impressionné par la présence de Howard Dean que par celle de Joumblatt). La résolution du PSE sur le Proche-Orient réaffirme évidemment le soutien du PSE au gouvernement et à la coalition du 14 Mars. Rien par contre sur le prêt accordé à la Syrie, que Joumblatt critiquait pourtant.

Je commence par cela car je me doute bien que ce n'est pas ce que vous avez vu dans les médias français, forcément extrêmement concentrés autour de la visite de Ségolène Royal. Il faut bien avouer que l'acceuil accordé à Ségolène fut impressionnant. Invitée d'honneur du congrès, elle est intervenue en ouverture du congrès après Socrates, premier ministre portugais, et Rassmussen, président du PSE. Comme le dit Eric Sundstromm, arrivée de rock-star sous l'air de "beautiful days" de U2. La ségomania a également pris l'Europe socialiste, semble-t-il. Elle semble très attendue, jusqu'au point ou un journal portugais titrait le lendemain "la France moteur de l'Europe". Qu'il est loin le temps où on raillait notre isolement. A voir si cet engoument perdurera et sera suivi d'une nouvelle sympathie pour les positions françaises (directive cadre sur les services publics notamment). Là, bizarrement, je suis plus pessimiste.

Sur le contenu de son discours, on notera la position forte contre l'indépendance de la Banque Centrale Européenne. Ce fut le point politique majeur de son intervention. Elle a également cherché à donner un contenu à l'Europe Sociale en reprenant à son compte cette proposition de directive cadre sur les services publics. Les socialistes français sont soulagés mais les autres socialistes européens n'ont pas relevé semble-t-il. Pour le reste, l'engagement de se rendre avant chaque conseil européen aux réunions préparatoires du PSE pour homogéneiser les positions socialistes. Et sur le Proche-Orient, où elle a appellé à une position commune des socialistes européens sur les questions israelo-palestiniennes et libanaises. C'était un point particulièrement important et Joumblatt semblait ravi. Elle aurait pu aller plus loin en précisant sa pensée, notamment sur l'attitude à adopter vis-à-vis de le Syrie. Mais c'était important de le mentionner.

Les réactions au discours? Les camarades européens ont semble-t-il été surpris par la manière et le ton de l'intervention. Plus conférence qu'intervention enflammée de congrès. Nous sommes habitués. Et je ne me fais pas de doute que nos camarades européens s'y feront aussi (on disait par ailleurs la même chose de Zapatero lors de ses premières interventions internationales). Le besoin également de voir Ségolène préciser ses positions, notamment sur la relance européenne (pour l'instant elle se contente de dire que la France prendra des initiatives lors de la présidence française de l'UE). La recherche d'un contenu. Lire à ce sujet la réaction de Jon Worth. A voir comment Ségolène compte s'y prendre, avec forums participatifs européens à l'appui. Je suis curieux de voir cela.

En attendant, la standing-ovation fut bien là. Nos amis européens ne nous en tiennent pas rigueur, ils sont sous le charme. "Madame la future présidente de la République française" peut repartir l'esprit tranquille et rencontrer un certain nombre de leaders européens. Parmi les rencontres, quelquechose qui fera certainement très plaisir à nos amis allemands. Martin Schultz, président du groupe du PSE, rencontre Ségolène... pour lui transmettre une invitation de Merkel, chancellière chretienne-démocrate. La grande coalition a des effets inattendus..

Wednesday, December 06, 2006

Congrès du PSE

Départ pour le congrès du PSE à Porto. Je m'y rends avec Razzye Hammadi qui assistera à la conférence des leaders d'ECOSY et Estelle Goeger. Au programme, la réelection de Poul Nyrup Rassmussen, Ségolène Royal en invitée d'honneur et l'adoption d'une déclaration sur l'Europe Sociale. Belle initiative du PSE également: pour la première fois, les militants du PSE sont invités à participer. Pour ma part, je serais attentif aux initiatives sur le Liban. Quand nous avions rencontré Joumblatt au Liban, nous lui avions glissé l'idée d'une déclaration à soumettre au congrès permettant de clarifier la positions des socialistes européens sur leur soutien au 14 mars et sur les relations avec la Syrie (les espagnols et italiens notamment pronant un dialogue avec la Syrie dont on ne voit pas trop où il peut bien mener, notamment sur la question du tribunal international). Apparamment, l'idée a germé, puisque Elias Attalah, député de la gauche démocratique libanaise nous avait confié que Joumblatt avait proposé aux autres forces de 14 mars dès le soir même après notre rencontre, une telle déclaration. A voir si cette initiative a donc abouti. Joumblatt souhaitait se rendre à Porto. Vu la situation à Beyrouth, il ne devrait pas être là. Un point nous avait choqué: pendant que le Hezbollah manifestait à Beyrouth, l'Union Européenne accordait un prêt de 150 millions d'euros à la Syrie. Comme marque de soutien, on fait mieux. Si le congrès du PSE permet donc d'avancer sur l'homogénéisation des positions des socialistes sur la question..

Tuesday, December 05, 2006

Decès du Professeur Ki-Zerbo

Joseph Ki-Zerbo était l'un des plus grands penseurs de l'Afrique contemporaine, président de l'association des historiens africains. Il a fondé le PDP-PS, principal parti d'opposition au Burkina Faso, membre de l'international socialiste. Au MJS, nous travaillons avec les jeunes du PDP-PS, Moumouni et les autres, pour lesquels nous pensons évidemment aujourd'hui. Joseph Ki-Zerbo est décédé le 4 décembre. Evidemment, les médias n'en ont même pas consacré une ligne.
Lire sa biographie sur wikipedia

Retour du Liban...

De retour du Liban. Voyage intense. Une visite d'étude qui se transforme en visite de soutien au 14 mars suite aux tentatives de destabilisation du gouvernement par le Hezbollah et ses alliés pro-syriens. Retrouvez sur ici le blog de l'international tous les compte-rendu de cette visite et ici l'article sur le site du MJS.
Update: les photos de la veille de notre départ, passés en soirée des jeunes du Rassemblement pour la démocratie au Liban (RDL), Gauche démocratique libanaise sur le blog de Hoda.

Tuesday, November 28, 2006

le Blog de l'International du MJS

Ca y-est, le blog de l'International du MJS vient d'ouvrir! C'est encore une version beta et la présentation va s'améliorer dans les prochains jours. C'est notamment sur ce blog que vous pourrez suivre quotidiennement le déroulé de la visite d'étude du MJS au Liban du 30 Novembre au 4 décembre prochain (avec podcasts, photos, résumés...). Alors, vous pouvez tout de suite le rajouter dans vos liens, dans vos aggrégateurs rss.. Une seule adresse: http://international.mjsfrance.org

Au fait, c'est pas une raison pour ne pas venir visiter ce blog.. il continue!

Wednesday, November 22, 2006

World Social Forum and GPYF

Mes activités à la IUSY.. La préparation du Forum Social Mondial qui se tiendra du 20 au 25 janvier prochain à Nairobi. La mobilisation s'organise dans le cadre du Global Progressive Youth Forum. Ici la présentation des activités du GPYF.

The Global Progressive Youth Forum (GPYF) Activities at WSF 2007
The work of the GPYF at present is mainly focused on ‘Youth and Decent Work’ as part of the Decent Work Alliance. The Decent Work Alliance consists of International Trade-Union Confederation (ITUC), European Trade Union Confederation (ETUC), SOLIDAR, Social Alert, Global Progressive Forum and Global Progressive Youth Forum.

Indeed, this focus allows all three organisations to bring under the framework of the Decent Work Alliance its common work on employment and young people from a European to a global perspective. IUSY’s ‘Rights@Work’ Campaign, ECOSY’s ‘More and Better Jobs’ and IFM-SEI’s work on Child Labour are all vital in ensuring a strong youth perspective in the global employment agenda.

A number of activities to be undertaken at the WSF will be co-ordinated under the framework of the Global Progressive Youth Forum (GPYF), which will combine the efforts of the IFM-SEI, ECOSY and IUSY.
These activities will be done as part of the DW Alliance.
At the WSF the ‘Decent Work Alliance’ will launch its campaign ‘Decent Work-Decent Life’. It is the intention of the GPYF to participate in the launch in order to ensure a strong youth voice from the beginning of the campaign.
Within the framework of the DW alliance activities, the GPYF will hold a one-day conference on ‘Youth and Labour’ and two workshops on the following issues:
o Rights@Work and Employment for Young People (to be done in co-operation with the youth of the international trade union organisation)
o Decent Work in Africa: what should be the priorities? Why? How?
Also within the Decent Work Alliance framework, the GPYF will launch a campaign on Child Labour, which will be lead by IFM-SEI.

Africa’s Time has Come!
Following a recent lobby activity undertaken in conjunction with ActionAid International on Economic Partnership Agreements (EPAs) at the European Parliament, the GPYF will capitalise on this successful partnership and articulate a GPYF-Action Aid Activity on “EPAs and Africa: what consequences for the African Youth?” within the framework of the WSF 2007. We hope that this activity will prompt member organisations to mobilize around lobby work to influence the negotiations of EPAs in 2007, which will have strong consequences on the development of African countries.
Furthermore the GPYF will organise a meeting of the participants from its member organisations present in Nairobi and African NGOs comprised of young people who are involved in the Global Coalition Against Hunger.
In view of the planned EU-African Summit in 2007, the WSF provides an opportunity to facilitate a strong dialogue between our European and African Member Organisations present in Nairobi. Therefore the GPYF strongly urges their European Member Organizations to send representatives to Kenya. It is proposed that the GPYF will outline at the WSF what its demands will be within the context of the EU-African Summit in 2007.
For more information or questions, please contact us by email:
youth@globalprogressiveforum.org

Tuesday, November 21, 2006

Liban: Le combat du 14 Mars continue

Indignation. Les assassinats politiques des leaders du 14 mars (la coalition anti-syrienne actuellement au gouvernement au Liban) ont repris aujourd'hui. Pierre Gemayel Jr (petit fils du fondateur des phalanges libanaises), ministre de l'industrie a été assassiné. On sentait la tension renaître ces derniers temps avec notamment le chantage des ministres du Hezbollah et du camp syrien qui font tout pour empécher un tribunal international pour juger les assassins de Hariri. Le Hezbollah demande aujourd'hui à ses militants de se tenir prêt pour descendre dans la rue à tout moment 'pour faire chuter le gouvernement' disent-ils. C'est-ça leur conception de la Démocratie. Ce gouvernement est légitime. Il a raison de refuser au camp pro-syrien (Hezbollah, Amal et le parti de Aoun) la minorité de blocage au gouvernement. Ce gouvernement doit tenir bon. Et noous le soutiendrons.
Et nous, plus que jamais on doit soutenir cette coalition du 14 mars, qui continue à se battre pour l'indépendance du Liban, pour la liberté du peuple libanais. Il n'est pas concevable que tous les leaders du 14 mars soient en danger de mort permanents, par le simple fait d'avoir osé s'opposer aux intérêts syriens.

C'est dans ce contexte, et pour montrer notre solidarité avec les progressistes libanais, avec la coalition du 14 mars et avec l'ensemble du peuple libanais que le Mouvement des Jeunes Socialistes enverra du 30 novembre au 4 décembre prochain une délégation de 10 membres de son bureau national.

Mes précédents posts sur le Liban

Update! Le communiqué du MJS.
Update2. Nous devions nous rendre hier aux festivités organisées pour la fête de l'indépendance. Festivités annulées à cause des évènements. Ca s'est rapidement transformé en rassemblement à l'ambassade du Liban auquel nous nous sommes rendus. Pour nous, rien de plus normal. Un signe de solidarité avec nos amis libanais. Une grande émotion. On sent combien cet assassinat a choqué.

Friday, November 17, 2006

Results of the Primary

Yesterday was the internal elections within the Socialist Party. Three figures of the party were candidate for the next presidential elections: Segolene Royal, president of the region Poitou-Charente, Dominique Strauss-Kahn, former minister of Economy, and Laurent Fabius, former prime minister and minister of economy. Segolene Royal won at the first round with 60.62% of the votes, Strauss-Kahn obtained 20.83% and Fabius 18.54%. The turn-out was very important, more than 80%.

Segolene Royal is now officially the candidate of all the socialists for the next presidential elections. The two other candidates already congratulated her and call for the unity of all the socialists for the next elections. You can read here the reaction of Laurent Fabius and here the one of DSK.

Against Nicolas Sarkozy (who will announce his candidature before the end of the month) and the right-wing, the Left will have to be strong and united. Now we will start the mobilization around the project of all the socialists and our candidate, Segolene Royal.

The MJS will continue its mobilization and already prepare the campaign. As Razzye Hammadi said, "proud to be socialist, proud of our project, proud of our candidate". You can find here the letter of Razzye related to this internal elections.

In these last weeks, the Party showed the way. Our internal debates was good, with public debate at the television. The socialists took the time to listen with respect all the arguments of the different candidates. This internal debate created an interest within the french society. We show the strongness of a party able to organize debate on the contents and democratic process. The right-wing party UMP makes all the contrary. No debate, no discussion. Their vision of the party is the one of a club of supporter ready to campaign for the "chief".

Our party changed a lot also. Nearby 70000 new members jjoined us since the beggining of the year and participated to their first internal elections. Lots of things need to be changed in this party. That's why we fight since 2002 for a "New Socialist Party". We have to create an open space of debate, discussion and mobilization. We have to make the links with the popular classes, too often forgotten in the public discussions. We need a party always more political. It is thanks to a strong Socialist Party that we will win the next presidential elections.

Read more about the internal elections:
The results
The announcement of the results
Blogoroz, analysis of the debate and links to other socialist blogs
Yves Formentin "Segolene Royal presidente en 2007", Anthony Sebille, Sylvain Elies, Pierre Kanuty ...

Elections américaines: l'analyse des YDS

... non, non, non... je ne parlerai pas ici des élections internes au PS. C'est un blog INTERNATIONAL je vous dit.. ;-)

Alors je vous propose aujourd'hui l'analyse des élections américaines par les YDS, les Jeunes Démocrates Socialistes Américains. L'organisation est membre de la IUSY. Ils sont évidemment à Gauche du Parti Démocrate. Merci à Lucas qui me l'a envoyé!

YDS STATEMENT ON THE 2006 ELECTIONS
The following official YDS statement on the 2006 mid-term elections was passed today by our elected Coordinating Committee. YDS encourages members and supporters to distribute the statement for discussion. You can download, print and distribute a PDF version here: www.ydsusa.org/news/wp-content/uploads/2006/11/YDS%202006%20ELECTION%20STATEMENT.pdf

While the 2006 mid-term elections were a historic moment in American politics, their outcome does not point toward a clear progressive mandate for change. The sweeping Democratic Party gains that ended the Republican 12-year majority in the House of Representatives and the Senate did, however, open up new political space for activists. Americans registered their opposition to the Bush administration by voting in large numbers against the war, GOP extremism, and corruption. The election of Bernie Sanders as the first open socialist to the U.S. Senate, the outcome of state ballot initiatives, and the nature of the incoming Democrats' legislative agenda, all present new challenges and organizing opportunities. The work of the Left must now center on building an independent, grassroots movement and pressuring the new Democratic majority to enact progressive reforms.

While many of the newly elected Democrats are not even liberal, their victory is still important. The defeat of the Republicans reflects growing public dissatisfaction with the Bush administration's disastrous policies. Democratic Socialists hold no illusions that the new Democratic majority will suddenly implement a comprehensive agenda of social justice and economic redistribution, much less a socialist platform. However, the Democratic majority will be more easily pressured by progressive social forces. Additionally, numerous Congressional Progressive Caucus members, including some who have worked with the Democratic Socialists of America (DSA - YDS' parent organization) will become committee and subcommittee chairs. These members of Congress, will now have the power to hold the Bush administration accountable and block conservative legislation. Now is the time to hold their feet to the fire and make sure they understand who helped bring them to victory. Defeating the radical right pushes us one step closer to building the progressive majority that can bring about a more just America.

The election was also a decisive repudiation of the Bush administration's war in Iraq. The American public has clearly lost patience with Republican unwillingness to concede that Iraq is in a state of chaos. Many Democrats campaigned on a change of policy in Iraq, and voters responded. Exit polls showed that 58% favored partial or full withdrawal of American troops. The next steps for the Democrats are unclear. The party is divided on how to proceed, and full withdrawal is unlikely to happen in the near future. But the new congress can be expected to investigate human rights abuses and war profiteering with greater diligence, and a Democratic majority will be more susceptible to pressure from the anti-war movement.

While the stunning recapture of the House and Senate by the Democrats gives the Left some much-needed hope for the future, America did not elect a progressive majority, nor did election results point toward a clear progressive mandate. Although many Democrats won their seats by campaigning largely on an anti-Iraq war, anti-Bush and economic populist platform, several conservative "Blue Dog" Democrats provided the decisive margin of victory for the Democratic majority in Congress. These more reactionary Democrats, for the most part, were able to defeat right-wing Republicans by opposing reproductive rights, same-sex marriage, and comprehensive immigration reform. Such Democrats, whether independent or allied with the pro-corporate Democratic Leadership Council, will get in our way on many issues and progressives must keep them in check.

For Democratic Socialists this was a historic moment because of the election of Bernie Sanders to the U.S. Senate. Sanders has been the congressional representative for the state of Vermont for 12 years and will now be the first open socialist in the U.S. Senate. Young Democratic Socialists (YDS) is proud of the effort our parent organization, Democratic Socialists of America, put into organizing a nation-wide effort of grassroots fundraising for Sanders. The election of Sanders, an independent who will caucus with the Democrats, indicates that when socialists and progressives build community coalitions and make good on promises of economic and social justice, we can win. There is space in the American political landscape for democratic socialists.

It is not only the defeat of Republican candidates that is notable about this election cycle. The outcomes on many key ballot measures provided victories for progressive forces, even as several deplorable measures passed. Voters approved minimum wage increases in six states, illustrating the strategic value of pro-active legislative fights at the state level. In defensive battles, progressive coalitions were able to defeat a draconian anti-choice measure in South Dakota, which would have effectively made abortion illegal. Voters also shot down right-wing tax revenue spending limits in Maine, Nebraska, and Oregon that would have gutted the respective states' public sectors. Several states passed anti-gay marriage measures, but Arizona became the first state to defeat such an initiative. Unsurprisingly, racism and xenophobic nativism also demonstrated their continuing effect on American politics. Arizona voters passed a law making English the official language as part of growing anti-immigrant sentiment, and Michigan voted to ban affirmative action for schools and state jobs. Race and racism are still central to political life in the U.S. and progressives must address this reality in our activism.

The outcome of the mid-term elections also illustrates changing patterns of voter turnout based on age, gender, race, geography and religion. As a youth and student organization, YDS is especially encouraged by the exceptionally high turnout of voters under 30 and our demographic's strong preference for non-GOP candidates. With a 30% shift to the Democrats among Latinos since the last election, and a failure to erode African-American support for Democrats through the use of black candidates, misleading ad blitzes and voter suppression, Republicans fared poorly. Republican support among evangelical Christians waned, partly due to their realization that the eradication of poverty and global climate change are moral imperatives. The significance of pro-choice, pro-gay rights, economic populists winning in rural "red" states like Missouri, Montana, and Virginia proves that Democrats mustn't write-off any part of the country and can score victories without outflanking Republican conservatism on social issues. Women also continue to vote disproportionately for Democratic candidates as do white, male union members. These constituent voting results show the base from which progressives can build majority coalitions and begin to move the center of American politics to the left.

In an effort to counter the anti-worker legislative climate, the labor movement mobilized in record numbers for a mid-term election, spending over $100 million. Labor had a large presence in nearly all of the races where Democrats won, even in areas in which labor has traditionally been quite weak, such as in the decisive Senate race in Virginia, which gave Democrats the majority. In short, the Democrats cannot win without mobilizing their working class base, which is embodied by organized labor. Democrats should give labor more sway in policymaking and enact legislation which will help labor do its job: organize and represent working families. The Democrats must also move immediately to increase the federal minimum wage, which shamefully has not been increased since 1997. More important for the long-term vitality of the labor movement is labor law reform. Union density has hit a record post-New Deal era low of 12.5% in part because the Democrats have failed to do enough to help labor when it needs it most. To start, the Democrats could pass the Employee Free Choice Act (EFCA), which would make it easier to form a union by recognizing card-check agreements. This has long been a priority of the labor movement and passing this legislation is long overdue. The Democrats must also overturn the laws that put up unfair barriers to a union's right to strike.

The ultimate success of the work of the Left depends on holding elected officials accountable and pressuring the newly elected Democratic majority to enact a progressive legislative agenda. The incoming Democrats, under the leadership of Nancy Pelosi, have pledged to move to raise the minimum wage, tackle prescription drug prices, change direction in Iraq, and investigate certain abuses of power by the Bush administration. As socialists, we will continue to agitate for these and more far-reaching reforms that prioritize human needs and the environment over private profits. Raising the federal minimum wage is essential, but it is not the same as ensuring all workers are paid living wages and have full union organizing rights. We applaud the stated commitment to equip government with the power to negotiate prescription drug price discounts but will continue to push for universal, single-payer health care for every American. We support efforts to make college more affordable after a shocking five-year 40% average tuition increase, but still contend that higher education should be a right for all, and not simply a costly privilege. Talk of investing in renewable energy is welcome, but Democratic plans will fall short of the dramatic changes needed in our economy and nation's infrastructure to counter the catastrophic impact of global climate change. Democrats may provide oversight on Halliburton-style war profiteering and push for "phased redeployment" of U.S. troops, but America needs to withdraw from Iraq, cut military spending, and end its promotion of unfair corporate globalization throughout the world.

Young Democratic Socialists see hope in the future of progressive politics in this country. But with a lack of political will among the Democratic leadership and a razor-thin majority in the Senate, the much-needed reforms that socialists support will only come about when our movements are stronger. Through and between election cycles, the Left must work to strengthen the feminist, anti-racist, labor, student, anti-war, LGBT, environmental, immigrant rights, and global justice movements. There still needs to be a democratic socialist force willing to work both inside and outside electoral politics that ties an analysis of systems of oppression to a critique of capitalism. We in YDS want to be part of a broader movement and connect our vision with the struggles of others. With the end of Republican domination over all branches of government, we have taken a very important first step. Let us seize this moment to celebrate and be watchful for new organizing opportunities. The post-election political terrain we face is still largely unclear and in the making. Now is the time to strategize, to evaluate, and to reenergize the struggle for social and economic justice. It is time to create a truly progressive majority.


Young Democratic Socialists
c/o DSA 75 Maiden Lane, Suite 505
New York, NY, 10038
office: (212) 727-8610
fax: (212) 608-6955
yds@dsausa.org
www.ydsusa.org

Wednesday, November 15, 2006

Signez la pétition contre la loi de prévention de la délinquance!

C'est en ligne sur le blog préparons le changement, allez-tous signer la pétition contre la loi de prévention de la délinquance!


Mon intervention sur l'Amérique Latine...

On arrète plus le progrès. Maintenant, quand on intervient en AG, on se retrouve sur Dailymotion (et oui, ça n'arrive pas qu'à Ségolène Royal...). La vidéo est publiée sur le blog du mjs14 àu j'intervenais. Notez le quebab au premier rang, ca fait très classe (et heureusement, pour mon image, que c'était pas une canette de coca). Et oui, je sais, j'ai l'air fatigué (je rentrais le matin même de Serbie, je vous rappelle).


Tuesday, November 14, 2006

ECOSY seminar "More and Better Jobs"


J'étais hier à Werftpfhul, à côté de Berlin pour l'ouverture du séminaire ECOSY "More and Better Jobs". Deux camarades du MJS y participent d'ailleurs depuis aujourd'hui. Voir le programme ici.

J'y faisais une présentation sur le travail décent et sur la campagne de la IUSY Right@work. J'y étais invité en tant que coordinateur du Global Progressive Youth Forum à la IUSY.
Vous trouverez ici ma présentation powerpoint préparée pour l'occasion.

A voir également la campagne ECOSY "Social Europe for Everyone".

Saturday, November 11, 2006

Message aux candidat-e-s à l'élection présidentielle

Les questions internationales sont un sujet sérieux. On ne peut pas se permettre de raconter n'importe quoi. L'international, c'est plus que la simple transposition des enjeux nationaux (ou régionaux) à une échelle plus vaste. Les choses sont bien plus complexes. A vouloir rendre simple des enjeux qui ne le sont pas, on devient manichéen. Et on ridiculise les positions de la France, on se décrédibilise. La moindre des choses qu'on attend d'un (une) candidat(e) à l'élection présidentielle, c'est d'abord une connaissance correcte des enjeux internationaux qui doit permettre de construire une vision, un horizon de long-terme. On avait déjà Douste-Blazy, le ministre des affaires étrangères le plus ridicule de la Ve République. Essayons de ne pas faire la même erreur à Gauche. Au vue du débat de mardi, je suis inquiet. Et je pense que vous comprenez bien pourquoi..

Friday, November 10, 2006

Népal, l'accord passé inaperçu

Actualité internationale, on parle beaucoup ces jours-ci (et c'est bien normal) de l'éclatante victoire des démocrates aux élections de mid-term américaine. Je n'y reviendrai pas sur ce blog, tant les analyses sont nombreuses dans la blogosphère (aller voir ici par exemple). Aller voir aussi le site de l'ami Daraka, ancien représentant des YDS (Jeunes démocrates socialistes américains) à la IUSY.

Je reviendrai donc ici sur l'accord de paix historique signé au Népal entre le gouvernement et les rebelles maoïstes. Bref retour sur les récents évenements. Brutal anachronisme, l'année dernière le Roi dissout l'Assemblée Nationale et se proclame monarche absolu (voir ce que j'écrivais sur la question ici). Révolte populaire, durement réprimée (voir le communiqué de la IUSY ici). Mais rien n'arrête le peuple en colère. Avec le soutien de la rébellion armée maoïste, le roi doit reculer. Il rétablit les partis politiques et l'Assemblée Nationale. Un premier ministre est nommé, membre du Parti du Congrès Népalais. Les maoïstes soutiennent sans participer. Le roi reste roi (ca reste un compromis) mais est déssaisi de l'ensemble de ces pouvoirs. Aujourd'hui, et c'est la logique de l'histoire, les maoïstes signent un accord de paix. Les maoîstes s'engagent à abandonner la lutte armée et accepte de participer au gouvernement. Election d'une assemblée constituante l'année prochaine avec une question en suspend (divisant les partis politiques et les maoïstes): le roi restera-t-il roi ou le Népal deviendra-t-il une démocratie? Tout est ouvert. L'institution royale est traditionnellement très populaire au Népal. Cependant, la mascarade de l'année dernière a profondément décrédibilisé le roi et ses proches et dégouté les népalais. Espérons que le Népal retrouve la stabilité politique et une démocratie pleine et entière. Cet accord de paix donne espoir.


Update! Je rajoute ici le communiqué de la IUSY sur cet accord.

IUSY Statement “ Building a momentum for peace in Nepal”


For almost a decade Nepal has been hindered by a civil war that has killed almost 15,000 people and forced over 100,000 others to flee their homes. On the 7th November we have seen a momentous step forward with the announcement of an agreement between the multi-party government and the Maoists in an effort to end the civil war.

IUSY warmly welcomes this historic pact, which we believe offers the people of Nepal an opportunity to end the armed conflict in their country, and to build sustainable peace within an inclusive and democratic state.

The rebel’s agreement with the new government marks a breakthrough for Nepal as the country seeks to restore stability to a political system still in turmoil after the Maoist backed uprising against the autocratic King Gyanendra. The agreement reached at midnight on Tuesday has been warmly welcomed by Nepalese politicians.

Nepal's rebel leader, Prachanda, has said the Maoists will use politics not violence to "meet the aspirations of the people's longing for peace". "Our experiences have shown we could not achieve our goals through armed revolution so we have chosen the path of negotiation and formed an alliance with the political parties," Prachanda told a news conference in Kathmandu just hours after the accord was reached.

As part of the accord the Maoists have promised that the parallel state which include parallel justice systems and ‘peoples government’ in much of Nepal would be dissolved once they entered government.

However IUSY is concerned that the agreement is silent on a ceasefire and human rights accord and on managing the Maoist militia and does not criminalize Maoist intimidation and extortions. The Rebels have stated that they would only respect human rights and democracy and the rule of law "when a new constitution and a new government is formed". IUSY urges all parties involved in forming a new government to ensure that measures must be negotiated and put in place in order to protect the human rights of all Nepalese People, without this a sustainable peace will not be reached.

Strong efforts to implement democratic change is crucial

The two sides hope to sign a comprehensive peace agreement by November 16, dissolve parliament and form an interim parliament by November 26. Nepal's transitional government will be formed by December 1. Before that, parliament will be expanded to take in 73 Maoist members, only two fewer than the biggest party, the Nepali Congress.

The thorny issue of the future of the already disempowered monarchy will be determined at the first gathering of a constituent assembly due to be elected by next June. A simple majority will decide the institution’s fate.

UN Support is essential in making peace in Nepal a reality.

In August Nepal’s Government and the Communist Party (Maoist) sent letters requesting UN help in areas ranging from human rights monitoring to electoral observation. This move followed a 10-day UN assessment mission to the country, during which time the Maoists also announced they were extending a three-month ceasefire.

Already under the newly announced peace accord, the rebels' will place their weapons under UN supervision. Furthermore, before the assembly election the rebels will be confined to seven camps. They will keep the keys to their weapons but will be separated from them and the UN will closely monitor the locks. IUSY hopes that this step will bring about an eventual decommissioning of arms amongst the rebel groups.

IUSY urges the UN and its Secretary General Mr. Kofi Annan to respond promptly to the newly shaped political environment in Nepal in order to ensure a strong support for the peace process which we believe will assist greatly in maintaining the momentum for peace by assisting all sides of the conflict in carrying out fully their commitment under the peace agreement.

Wednesday, November 08, 2006

Global Progressive Forum et compte-rendu AG Amérique Latine

Je prend le train tout à l'heure pour Bruxelles, où je participe à une table ronde organisée par le Global Progressive Forum sur la question du travail décent sur l'Afrique. Voici les questions auxquelles on nous demande de répondre:

SUJETS DE DISCUSSION PROPOSÉS
1. Dans quelle mesure l’Agenda pour un travail décent est-il pertinent pour le développement de l’Afrique sub-saharienne, notamment en ce qui concerne l’économie informelle en milieuxurbain et rural, le développement rural et l’emploi des femmes?
2. Dans quelle mesure l’intégration de l’Agenda pour un travail décent est-il utile pour les politiques de développement nationales en Afrique, les politiques de développement de l’UE ainsi que pour les institutions internationales ?
3. Quelles sont les conditions préalables à la réalisation d’une stratégie visant la mise en oeuvre du travail décent en Afrique (gouvernance, cadres économiques nationaux, politiques du marché du travail et de l’emploi, performance économique, dialogue social)?
4. Quels sont les rôles et responsabilités respectifs des gouvernements, des syndicats, de la société civile en Afrique et des organismes internationaux de coopération au développement ? Quels sont les acteurs clés ?
5. Quelles actions politiques et quelles formes de coopération sont nécessaires aux niveaux national, régional (Afrique, UE) et international (OIT, ONU, OMC et institutions financières) pour la mise en oeuvre de l’Agenda pour un travail décent en Afrique?
6. Quelles sont les opportunités et les obstacles à l’intégration du Travail décent dans les stratégies de réduction de la pauvreté nationales et internationales?

A cette table ronde participeront notamment Poul Nyrup Rassmussen, président du PES, Harlem Desir, Glenys Kinnock, Mamounassa Cisse.

A lire également un compte-rendu de l'AG de lundi à Caen sur l'Amérique Latine. Merci à Alexandre et aux camarades du MJS 14 pour leur invitation!

Tuesday, November 07, 2006

Comprendre la vie politique serbe... et c'est pas simple

J'étais donc en Serbie ce week-end. La troisième fois en un an. La Fondation Jean Jaures a beaucoup investi depuis la fin des années 90 et la chute de Milosevic. Depuis l'année dernière (et c'est la raison expliquant mes visites nombreuses), un partenariat nouveau a été établi avec les jeunes de SDU (Social-Democratic Union). A Gauche (et encore, on verra plus tard qu'il faut le dire vite), on a donc aujourd'hui le Parti Démocratique de Boris Tadjic (le président serbe), le SDP (Social-Democratic Party), le SDU (Social-Democratic Union) et la Ligue Social-Démocrate de Voïvodine (parti régional, basé comme son nom l'indique en Voïvodine).

Jusque là vous suivez?

Alors résumons.

Le Parti Démocratique est la première force d'opposition en Serbie (qui vit, pour faire simple une situation de cohabitation avec un président du Parti Démocratique et un gouvernement de droite). Il pèse à lui seul entre 25 et 30%.

Le Parti Libéral Démocrate est le parti le plus récent en Serbie, fondé il y a moins de trois mois et aujourd’hui en pleine expansion. Se revendiquant de l’héritage politique de l’ancien premier ministre assassiné Djindjic (du Parti Démocrate), il critique l’évolution « populiste » du DP et son rapprochement avec le parti de Kostunica. Il est aujourd’hui le pilier d’une coalition pré-électorale avec le SDU, l’alliance civique, et la ligue social-démocrate de Voïvodine. Cette coalition pèse aujourd’hui plus de 5% mais est en rapide expansion.

Le SDU avait fusionné en 2002 avec le SDP pour reprendre son indépendance un an après, notamment à cause des liens du SDP avec Karic . Ils ont perdu leur statut de membre de plein droit à l’IS et à la IUSY suite à leur fusion avec le SDP. Ils ont aujourd’hui un député et pèse environ 1%. Ils sont cependant reconnu dans la société serbe pour lever des questions tabous dans la société serbe. Leur combat contre le nationalisme est un pilier, le SDU fut le premier parti à demander la collaboration avec le TPI pour permettre à la société serbe de faire face à son passé.

La ligue social-démocrate de Voïvodine est un parti essentiellement régional (basé en Voïvodine, région la plus riche de la Serbie). Ils sont au pouvoir au gouvernement régional grâce à une coalition avec le DP.

Le SDP (aujourd’hui membre de plein droit de l’Internationale socialiste et de la IUSY) a quitté ce gouvernement mais les ministres SDP ont pour la plupart quitté le SDP pour rester au gouvernement. Le SDP a aujourd’hui deux députés et forme un groupe parlementaire (« la Serbie dans l’Europe ») avec des députés indépendants et du PSS (droite populiste). Le SDP travaille aujourd’hui à une alliance avec ce PSS. Ce dernier parti est dirigé par Karic, aujourd’hui en fuite suite à des accusations financières. Il serait vraisemblablement en Russie (information confirmée par les jeunes du PSS). Karic a construit sa fortune pendant l’ère Milosevic. Ses détracteurs mettent en avant ses liens financiers avec le clan Milosevic.

Résumons. Au niveau des partis de "Gauche": D'un côté le Parti Démocratique qui a un poids électoral incontestable mais des positions social-démocrates peu affirmées (c'est peu dire). De l'autre côté, une coalition de petits partis (dont SDU) beaucoup plus proches de nos valeurs. Enfin, le SDP qui s'est fourvoyé dans une alliance avec les populistes et qui doit sortir au plus vite de la famille socialiste.

Qu'en est-il du reste des partis politiques? Le principal problème de la Serbie aujourd'hui est le Parti Radical. Ce parti est aujourd'hui le premier parti avec plus de 35% des voix. Ce parti est clairement d'extrême-droite, nostalgique de la grande serbie. Pour eux, Mladic est un héros national, le Kosovo est une partie intégrante de la Serbie, il ne s'est rien passé à Sebrenisca. Ca fait froid dans le dos. Leur poids électoral s'explique par le soutien, d'un côté des personnes agés, grands perdants de la transition et nostalgique de l'ère Milosevic, mais aussi et c'est plus inquiétant de jeunes ayant grandi dans une ambiance nationaliste, soucieux d'en découdre. Aujourd'hui, les autres partis se refusent à former un gouvernement avec lui. Mais il est à craindre que ce cordon sanitaire ne tiendra pas longtemps, une alliance avec le parti DPS de Kostunica (le premier ministre) devenant une hypothèse de plus en plus probable.

Autre parti, le PSS qui était le parti de Milosevic. Ironie de l'histoire, ils soutiennent aujourd'hui le gouvernement de Kostunica qui fut celui fit chuter Milosevic en 2000. Cela montre bien à quel point la révolution du 5 octobre 2000 n'a pas été suivi d'une dynamique positive. Aujourd'hu, la Serbie rétropédale.

Dernier épisode en date, le referundum. La Serbie a cela de merveilleux qu'il y est possible d'adopter une nouvelle constitution en 3 semaines top chrono (trois semaines comprenant les discussions à l'assemblée, 2 jours, le vote, 1 jour, et le referundum 3 semaines apres). L'objectif était louable. Enfin écrire une nouvelle constitution permettant de sortir de l'ère Milosevic (la constitution en cours datait de 1990). Le résultat est moins glorieux. D'une part, le fait que cette consitution soit soutenue par les radicaux et par le parti de Milosevic n'est pas le meilleur des signal.. Dans les points vraiment problématique: le Kosovo est constitutionnellement assimilé à une partie intégrante de la Serbie alors que les négociations sont en cours (et que les kosovars albanais n'avaient pas le droit de vote pour ce referendum). La Serbie devient la "patrie de tous les Serbes" et non la "patrie de tous les citoyens vivant sur son territoire". Et ainsi de suite.
Sans parler de la précipitation.

Bref, le referendum a été adopté malgré l'appel au boycott du parti libéral démocrate, de SDU, de l'Alliance civique et de la ligue Social-Démocrate de Voïvodine. Adoptée à une courte, très courte majorité.

Maintenant, la Serbie va à des élections générales. Vraisemblablement en décembre (la date du 23 est citée). Tout est envisageable...

Monday, November 06, 2006

Blog du Secrétariat National aux Libertés

Un post très court pour vous annoncer la création (oui, Nicolas, je sais, je suis en retard) du blog du secrétariat du PS aux Droits de l'Homme. Ou on y parle beaucoup de questions internationales aussi. Dans les derniers posts, le communiqué du PS sur la condamnation de Saddam à la peine de mort.
Bon, je fonce prendre un train. AG ce soir à Caen du MJS14 sur l'Amérique Latine. Ca avance et ca revient, on garde le rythme.

Sunday, November 05, 2006

Serbia

Just a short message from Serbia where i was this week-end for a seminar organized by SDY-SDU (Social-Democratic Youth) together with the leadership of 8 other social-democratic organizations from the ex-Yougoslavia. Seminar was organized with the support of the Fondation Jean Jaures. I spoke there on Social-Democracy in EU and on Social Movement and Global Progressive Forum. More info, especially on the Serbian political situation (one week after the referundum on the constitution) when i'll come back in France tomorrow.

Thursday, November 02, 2006

Lettre de félicitations à la jeunesse du PT

Voici, comme promis, la lettre de félicitations aux camarades du Parti des Travailleurs brésiliens, suite à l'élection de Lula (en français et en espagnol).

Para : la direction nacional de la Juventude del PT
De : la direcion nacional del MJS Francia
Estimados compañeros, Estimadas compañeras,

El MJS Francia felicita a los compañeros del PT por la victoria a la segunda vuelta de las elecciones presidenciales y manifesta su apoyo al Presidente Lula en las próximas batallas de la Izquierda Brasileira. El Partido de los Trabajadores ha logrado guardar el poder con un alto nivel de confianza política que se expliqua por el desarollo del movimiento social obrero. La victoria del PT es la traducción política de ese movimiento social. Saludamos la campaña del PT que fue exitosa a pesar de las ataques. La campaña de la secunda vuelta fue la campaña de la reunión de toda la Izquierda contra el candidato liberal. Ella se centró en las reformas de justicia social para reducir las desigualdades sociales. Solo la Izquierda Brasileira puede luchar contra esas desigualdades. El secundo mandat está lleno de esperanza para el pueblo brasiliano pero es tambien un elemento de resistancia a la globalización neo-liberal que conocemos hoy. Las luchas en Brazil son similares a las que libramos en Francia y en Europa. La construción de una alternativa debe ser nuestro objetivo común. Estimados compañeros, después de la visita de la compañera Yasmina Menchenaoui, queremos reiterar nuestra invitación a participar en nuestra campaña electoral, el proximo año, para luchar juntos contra la Derecha Francesa y reforzar la cooperación política entre la Juventude del PT y el MJS Francia. Saludos socialistas,

Razzye Hammadi
President
Rémi Bazillier
Secretario Nacional encargado de las relaciones internacionales
IUSY Coordinador para los movimientos sociales y el GPYF
Yasmina Menchenaoui
Secretaria Nacional encargada de las actividades internacionales

Chers camarades, chères camarades.

Le MJS félicite les camarades du PT pour leur victoire au second tour de l’élection présidentielle brésilienne et témoigne son soutien au président lula dans les batailles futures de la gauche brésilienne. Le Parti des travailleurs a réussi à garder le pouvoir par le niveau de confiance politique de la population brésilienne qui prend ses racines dans le mouvement social ouvrier. La victoire du PT est la traduction politique de ce mouvement social. Nous saluons la campagne qui a été menée de front malgré les nombreuses attaques. La campagne du second tour a été la campagne du rassemblement de la gauche face au candidat libéral, axée sur les réformes de justice sociale pour réduire les inégalités encore trop grandes au brésil dont seul un second mandat de la gauche pourra venir à bout. Le second mandat est porteur d’espoir pour le peuple brésilien, mais il est surtout un élément de résistance à la mondialisation libérale que l’on connaît aujourd’hui. Les luttes menées au brésil ne sont pas sans échos avec celles que nous menons en France et en Europe. La construction d’une alternative doit être dans ce sens notre horizon commun. Chers camarades, après la visite de la camarade Yasmina Menchenaoui, nous souhaitons réiterer notre invitation à participer à nos côtés à la campagne électorale pour les prochaines élections présidentielles en France. Pour battre la droite française et pour renforcer la coopération politique entre les Jeunes du PT et le MJS France. Amitiés socialistes,

Razzye Hammadi
President
Rémi Bazillier
Secrétaire National aux relations internationales
Coordinateur IUSY pour les mouvements sociaux et le GPYF
Yasmina Menchenaoui
Secrétaire National aux activités internationales

Tuesday, October 31, 2006

Congo, Brésil, Serbie, Bulgarie...

Wikiblog.. comme j'ai pas le temps de commenter les élections dans ces 4 pays, je vous invite à laisser vos commentaires sur l'un ou l'autre de ces pays.. Le blog est ouvert!

Concernant les élections en République Démocratique du Congo, je vous renvoi (avant une analyse plus complète) à l'excellent blog de Colette Braeckman, journaliste au Soir (Belgique).

Pour le Brésil, on prépare un communiqué et lettre de félicitations aux jeunes du PT. Je vous envoi cela dans la journée.

Bulgarie, où le candidat socialiste a gagné contre le candidat ultra-nationaliste. Un 2002 bulgare et je vous inviterai à lire l'analyse de nos camarades du BSY (jeunes Socialistes Bulgares).

Serbie enfin, où une nouvelle constitution a été adopté. Faible participation, et peu d'enthousiasme. Le principal objectif était d'affirmer que le Kosovo faisait partie intégrante de la Serbie (alors qu'on sait que le statut final actuellement en négociation ira dans un sens contraire). Des partis de Gauche (Libéraux-Démocrates, SDU, LSV...) appellaient au boycott.
J'y reviendrais dans les jours prochains, d'autant plus que je serais à Belgrade le week-end prochain, pour une formation de la Fondation Jean Jaures avec les camarades de SDU et toutes les organisations de jeunes socialistes de l'ex-Yougoslavie.

Friday, October 27, 2006

l'Alianza Popular Revolucionaria Americana (APRA), Présentation

Ces quelques jours au Pérou m'ont permis d'en savoir plus sur l'APRA, l'Alliance Populaire pour la Révolution Américaine, parti d'obédience social-démocrate, membre de l'IS et de la IUSY.

L'APRA a été crée le 7 mai 1924. C'est le parti le plus ancien du Pérou. Il a été crée par Víctor Raúl Haya de la Torre. Parler de Haya de la Torre au Pérou, c'est la même mystique que de parler de Jaures chez nous. Présent dans le coeur de tous les militants. Constamment cité dans les discours politiques. Haya de la Torre est partout. Element d'importance: l'APRA a été crée par des jeunes. Haya de la Torre a 29 ans lorsqu'il crée l'APRA. L'APRA appartient à toute cette grande lignée de partis de Gauche sud-américains apparaissant dans la période. Loin des divisions de la gauche européenne de l'époque, la Gauche Latino-Américaine définit sa propre voie.

C'est un ancien du parti de l'APRA qui nous racontait cela lors de notre visite a la casa del pueblo (le siège de l'APRA). En 1927, Haya de la Torre se rend à Bruxelles pour le congrès mondial contre l'impéralisme. Il y fait un discours fondateur définissant les trois points de divergence entre l'Aprisme et le communisme. Le capitalisme est le stade ultime de l'impérialisme et non le contraire pour les pays dans lesquels la production capitaliste n'est pas suffisamment avancé.
"nuestra definición del imperialismo, contraria a la de Lenin, sostiene que el imperialismo es la
etapa inferior del capitalismo en los países retrasados precapitalistas o donde la
producción capitalista no está todavía suficientemente desarrollada."
Autre point central de la théorie de Haya de la Torre et de l'APRA depuis sa création: il ne saurait y avoir de dictature du prolétariat. Toutes les formes de domination sont inacceptables et la révolution ne peut amener avec elle une nouvelle forme de domination. L'APRA prone un front uni des travailleurs manuels et intellectuels, et la Démocratie comme outil. L'unité latino-américaine prend par ailleurs un poids considérable dans les priorités de l'APRA.

Un des slogans principaux de l'APRA: "Pan y Libertad" (Pain et Liberté). Pas de liberté sans pain, pas de pain sans liberté.

L'APRA parcourt le siècle, survit aux dictatures, aux déstabilisations, se relève après les fraudes électorales le privant de la victoire. Les dictateurs péruviens se sont tous prévalus à un moment donné de la mort de l'APRA. Pourtant, "el APRA nunca muere" (L'APRA ne meurt jamais) . L'APRA arrive au pouvoir pour la première fois en 1985 avec l'election d'Alan Garcia. Fujimori qui lui succèdera et présidera le Pérou de manière ultra-autoritaire, se prévalera lui aussi de la mort de l'APRA. En 2006, Alan Garcia est réelu président du Pérou. El APRA nunca muere, scande encore aujourd'hui les militants. Pour vous en donner une idée, je vous propose deux petites vidéos d'un meeting de l'APRA pour les élections locales auquel nous avons participé. Attention, la deuxième, c'est Fikile Mbalula, le président de la IUSY qui s'essaye à l'Espagnol. ce qui est bien avec "el apra nunca muere", c'est que ca marche à tous les coups, j'ai moi même eu l'occasion de l'essayer lorsque j'ai du dire deux mots.


fikileperu
envoyé par remibaz

L'APRA a gardé une structure impressionnante. Le siège de l'APRA, la maison du peuple, est un vrai lieu de vie en plein milieu de Lima. Lieu de formation politique, mais aussi lieu de soin pour les pauvres, coiffeurs, marché, garderie. L'APRA garde la caractéristique de ces grands partis à forte tradition. Une tradition extrêmement forte. Cela se ressent dans les discours où on renvoit constamment aux heures glorieuses de l'Aprisme, aux combats des chefs fondateurs. Lorsqu'on débute une réunion, on se lève et on salue. "APRA, PRESENTE", ca fait froid dans le dos. Surtout si vous voyez le signe. A la fin de la réunion, on se lève et on chante l'hymne de l'APRA. Surprise, on connait bien l'air. Cela s'appelle: "La marseillesa Aprista", c'est l'air de notre Marseillaise nationale avec des paroles révolutionnaires péruviennes. Ca vaut le coup d'oeuil. (voir les paroles ici).

Comme je le disais donc, deux principales expériences gouvernementales: de 1985 à 1990. Alan Garcia est président de la République. Le pays est alors soumis à une gravissime crise économique, avec hyperinflation. Le pays souffre de la crise de la dette qui touche l'ensemble de l'Amérique Latine. Garcia ne sait répondre à la crise, accentué par la violence sectaire du sentier lumineux. La première période gouvernementale de l'APRA n'est guère concluante. En 2006 pourtant, Alan Garcia est réelu dans des élections paradoxales. Un nouveau venu sur la scène politique péruvienne trouble le jeu: Humala et son Parti Nationaliste Péruvien. Proche de Chavez, se revendiquant du mouvement indigéniste, Humala se revendique de la vraie gauche. Difficile à dire pourtant. Son programme est nationaliste, sa logique indigéniste est excluante. Son appel à fusiller tous les homosexuels le rapproche plus des plus réactionnaires que d'une gauche réellement progressiste. Humala obtient 30% au premier tour. Alan Garcia arrive second (25% des voix), quelques milliers de voix devant la candidate de la droite. Avec 52.6% des voix, Alan Garcia est élu au second tour. La priorité: la réduction des inégalités sociales.

Un motif de préoccupation toutefois. La question de la peine de mort. Quelques jours avant notre venue, on apprend que Alan Garcia compte rouvrir le débat de la peine de mort pour les violeurs d'enfants. Rengaine classique et populiste. L'argument massue: 90% des péruviens y sont en faveur. J'ai pu poser pendant la visite la question directement au Premier Ministre Jorge de Castillo. Voici en résumé sa réponse:
- C'était un engagement de campagne d'Alan Garcia (ce qui n'est pas en soit un argument, bien au contraire). Il veut montrer qu'il est prêt à mener le débat. Le niveau de crime et de violence est l'un des plus élevé du monde. (si la peine de mort permettait de régler ce problème, cela se saurait).
- Toutes les décisions dans l'APRA se prennent par consensus (sous-entendu: il n'y aura jamais de consensus sur cette question), j'ai moi-même des doutes sur la question.
- Le Pérou ne veut pas quitter les organismes internationaux (si le Pérou réintroduit la peine de mort, il sera suspendu de la plupart des organisations internationales notamment sud-américaines auquel il appartient. Sous-entendu: nous n'irons pas jusqu'au bout)
- Les députés doivent se saisir de la question. (En ayant discuté avec des députés, ces derniers m'ont confirmé que ce débat était au point mort et que la probabilité qu'il avance est plus qu'improbable). Et la réforme devra être voté par les 2/3 de l'assemblée.
Bref, j'ai le sentiment que cette proposition a été réintroduite dans le débat pour des motifs purement électoraux (élections locales en novembre avec la question du crime qui monopolise le débat) et que, j'espere, cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Il est inacceptable néanmoins de voir des camarades socialistes reprendre à leur compte cette proposition, ne serait-ce qu'à des fins électoralistes. C'est une question de principe. Les socialistes défendent le principe de dignité humaine, impliquant une opposition la plus franche et la plus totale à la peine de mort. Toute volonté de revenir sur le principe absolu de l'abolition doit être fermement condamnée, d'où qu'elle vienne (voir la campagne de l'IS contre la peine de mort).

Pour terminer sur une note plus positive. Je ne résiste pas. Fikile essayant de montrer à la foule en délire le drapeau de la IUSY. Il s'y reprendra par 3 fois.. Dans le bon sens, le drapeau, dans le bon sens..


iusyflag
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