Monday, June 18, 2007
Comité européen de la IUSY et dimanche électoral
Réunion du Global Progressive Youth Forum également où nous finalisons le programme de la semaine de la social-démocratie /camp d'été du GPYF qui se tiendra en Serbie du 6 au 12 Juillet. Toutes les infos sont ici et évidemment, vous y êtes les bienvenus. Contactez moi si vous voulez plus d'infos (evidemment, j'y serais moi même).
La secrétaire générale de la IUSY réunit le presidium pour un "update" de la situation au Proche-Orient. Situation plus que jamais préoccupante: des batailles éclatent au sein des camps de réfugiés palestiniens entre militants du Hamas et du Fatah. Les camarades libanais du PSP sont très préoccuppés et craignent l'escalade. En Palestine, les militants du Hamas menacent tous les militants du Fatah et leur famille. Ambiance délétère. Impossible de se rendre aux check-points au risque de se faire descendre. Si le leadership des jeunes du Fatah sont en sécurité au Caire, une grande préoccupation pour leurs familles. Nous sortons un communiqué et appel à action dans les prochains jours, je vous en reparlerai.
Je repars dimanche matin très (trop) tôt. Invité dans ma fédération du MJS (celle des Yvelines) où je parle de l'international dans une formation pour les jeunes adhérents. Grand plaisir à revenir dans la fédé dans laquelle j'ai été animateur fédérale pendant de longues années. Le renouvellement fonctionne à bloc, et le dynamisme de la fédé fait plaisir à voir. On me donne 30 minutes, j'en prends 1h20 encore groggy par le manque de sommeil. Lignes de clivages dans les organisations internationales de jeunes socialistes, Europe, Françafrique, militantisme international. Tout y passe. Je dois m'eclipser après de nombreuses questions.
Soirée électorale. 207 députés pour le PS. Satisfaction. Régis Juanico, ancien président du MJS, est élu, Olivier Dussopt, ancien camarade du MJS aussi. De belles surprises aussi, JJ Urvoas dans le Finistère (Sylvain est ravi), JP Gilles à Tours (là, c'est Adrien qui est content). A Paris, carton plein: Sandrine Mazétier dans le 12eme. Le triathlète aura l'occasion de revisiter le 12eme lors du prochain marathon. On regrette juste la réelection de Tibéri dans le 5eme (52%). Mais la victoire reste possible dans l'arrondissement pour les prochaines municipales. Delanoé peut aussi préparer sereineement ces élections. Le changement partira peut-être de Paris!
Friday, May 11, 2007
Les élections françaises dans les blogs de camarades étrangers
- Juan-Pablo Pallamar, ancien président des Jeunes Socialistes Chiliens (et membre de la fédération des jeunes socialistes de l'étranger du MJS) et directeur de SocialistaXXI attend "le troisième examen" : El PS francés, reprobó el segundo examen con un 3,8. Sin embargo, le queda otro examen que dar: la elección parlamentaria de junio próximo.
- Eric Sundstrom, camarade suédois présent à Paris pour le premier tour de l'élection présidentielle, pour qui "une élection normale se termine toujours en France par la victoire de la Droite, exactement de la même manière qu'en Suède, ça se termine par la victoire des Sociaux-Démocrates". "Bonne nouvelle" pour Eric et sempiternelle lubbie de nos camarades: cela devrait conduire le PS à faire son Bad Godesberg. Son post:Royal Defeat.
Monday, May 07, 2007
Friday, May 04, 2007
Wednesday, May 02, 2007
Charlety and Mayday
Tuesday, April 24, 2007
Ségolène Royal et la Mondialisation
Lire sa réponse .
Coordination Sud a par ailleurs analysé les programmes des candidats Royal et Sarkozy sur ces mêmes thématiques. Prenez le temps de le lire. Le contraste est flagrant.
Aide Publique au développement, réforme de la coopération, réforme du système de gouvernance internationale, particpation des acteurs non-gouvernementaux, il y a clairement une différence entre la candidate de la Gauche et le candidat de la Droite.
Pour un autre Monde, un autre mondialisation, votez Royal le 6 Mai!
soutien des Jeunes Tarayya du Niger
REPUBLIQUE DU NIGER
PARTI NIGERIEN POUR LA Niamey, le 23 Avril 2007
DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME
‘’ORGANISATION DES JEUNES TARAYYA’’
Aux
Camarades du M.J.S. (France)
Objet : Soutien à la Candidature Présidentielle
Camarades,
Nous, Jeunes Tarayya du Niger avons appris avec joie le brillant exploit du Parti Socialiste Français et de notre Camarade Candidate Ségolène Royal suite au 1er tour des Elections Présidentielles du 21 Avril 2007.
En cette circonstance de joie et surtout de courage, notre organisation, la Jeunesse Tarayya apporte son Soutien total et indéfectible au Parti Socialiste en général et à notre chère et ‘’battante’’ Camarade Candidate.
Nous sommes de cœur avec vous pour faire triompher le changement.
Nous prions le bon Dieu pourqu’il nous aide dans ce noble Combat en mobilisant autour de notre Camarade Candidate Ségolène Royal le maximum d’électeurs français pour que ‘’la France gagne’’.
Vive le Socialisme International !!!
Salutations socialistes
P.O le bureau
SIDO HASSANE ISSA
Vice Président de l’O.J.T.
Monday, April 23, 2007
Le jour d'après...
A lire également, le compte-rendu du camarade suédois Eric Sundstrom qui était à Paris pour le week-end électoral.
Friday, April 20, 2007
Zapatero soutient Ségolène
Thursday, April 19, 2007
Evidemment je vote Royal
L’élection présidentielle ne sert à qu’une chose: élire un Président (ou une Présidente).
On peut regretter le poids trop important donné à l’élection présidentielle, la personnalisation du pouvoir qu’elle incarne, le déséquilibre de nos institutions. Le fait est qu’aujourd’hui, on vote pour élire un président. On ne vote pas pour “créer de la nuance”, “voter stratégique”. On vote pour la personne que l’on souhaite voir devenir Président de la République, et par ce biais, le camp politique que l’on souhaite voir gouverner. Après 5 ans de Droite, 12 ans de Chiraquisme, il est urgent de donner à la Gauche la capacité de gouverner. Donner à la Gauche la capacité de gouverner, c’est élire Ségolène Royal Présidente de la République. C’est basique, mais ca mérite d’être répété.
Contre la personnalisation du pouvoir, je vote pour un camp politique
J’ai trop entendu de discours d’amis, de camarades même, déclarant ne pas supporter la personne de Ségolène Royal et choisir en conséquence de mettre un bulletin de vote d’un autre parti dans l’urne. Soyons clair. Je ne suis pas fan de la méthode Royal. Il y aurait beaucoup de choses à dire. Mais je vote d’abord pour un parti politique, pour un camp, celui de la Transformation Sociale. Ségolène Royal ne gouvernera pas seule, il lui faudra ensuite une majorité parlementaire, le premier ministre sera issu de cette majorité parlementaire. J’ai toujours combattu la personnalisation de la politique qui a tendance depuis de nombreuses années à dépolitiser les enjeux. Je milite pour un changement des institutions réequilibrant les pouvoirs au profit du Parlement. Je milite pour la VIe République. Cela tombe bien, c’est aussi ce que souhaite ma candidate. Raison de plus pour ne pas se laisser influencer par de telles considérations au moment de mettre son bulletin dans l’urne.
Des propositions de Gauche pour une Présidence à Gauche
On a beaucoup glosé sur le Pacte Présidentiel de Mme Royal, sur ses prétendus problèmes de chiffrage. Soit. Pourtant quand on sonde les Français sur les propositions des différents candidats, c’est celles proposées dans le Pacte Présidentiel qui sont le plus populaires. Qui propose comme première loi adoptée par le futur Parlement, une loi contre les violences faites aux femmes? Qui propose l’allocation-Autonomie pour les Jeunes et le “Droit au Premier Emploi”? Qui propose une augmentation annuelle du budget de la recherche de 10%, satisfaisant ainsi les revendications du mouvement “Sauvons La Recherche”? Qui propose le droit de vote des étrangers aux élections locales? Le SMIC à 1500 euros? Un nouveau service public de la caution pour les locataires? Le service public de la petite enfance? La création d’un impôt-citoyen se substituant à l’impôt sur le revenu et à la CSG, renforçant ainsi la progressivité du système? Qui propose que l’Etat se substitue aux maires pour construire partout 20% de logements sociaux? Certainement pas M. Sarkozy, ni même M. Bayrou. On peut raisonner à foison sur le vote stratégique. Mais on vote avant tout pour que des mesures ayant un impact sur la vie des gens puissent-être mises en place.
Le Vote Bayrou? Le vote utile…Pour Sarkozy!
C’est la blague de cette élection. La plus belle supercherie depuis la fameuse “fracture sociale” de Chirac en 1995. Bayrou serait le meilleur rempart contre le Sarkozysme. Pour battre la Droite, seul un candidat de centre-droit serait à même de porter l’alternative? Mais quelle alternative? Quelle majorité parlementaire après? Quelle politique? Soyons clair, Sarkozy et Bayrou, s’ils sont élus, auront la même majorité parlementaire, et de fait, à quelques nuances près, la même politique. Pourquoi la même majorité parlementaire? C’est très simple: l’UDF a aujourd’hui 24 députés. Ces circonscriptions sont gelés par l’UMP, le maintien d’un groupe parlementaire pour l’UDF est conditionné à un accord avec l’UMP, aucun accord alternatif n’étant envisageable à court-terme. M. Rocard, Kouchner et Allègre ne sont et ne seront pas députés et ne formeront pas à eux-seuls une majorité alternative avec M. Bayrou.
L’argument selon lequel le vote Bayrou serait le seul vote utile face à Sarkozy est encore plus risible. La seule conséquence potentielle du vote Bayrou, c’est l’élimination de la Gauche du second tour, sans aucune garantie sur les deux personnalités présentes au second tour. Quoique disent les sondages, on sait que le quatuor Sarko-Sego-Bayrou-Le Pen seront dans un mouchoir de poche le soir du 22 avril. Il semble que Mme Royal ai une légère avance sur M. Bayrou selon les derniers sondages. Faire baisser Ségolène Royal, voter pour M. Bayrou, c’est prendre le risque d’un deuxième tour Sarkozy-Le Pen.
Et dans le cas d’un deuxième tour Bayrou-Sarkozy, rien ne garantit que l’électorat de Gauche ne se reporte sur M. Bayrou. Que mes amis et camarades de Gauche qui votent Bayrou en considérant mon vote garanti au second tour pour “battre Sarko” y repensent à deux fois. Tout laisse à croire qu’ils auront la même majorité parlementaire et donc la même politique (rappellez-vous Chirac élu en 1995 sur un programme social pour mener une politique balladurienne). Et je ne cautionnerai pas cela par mon vote.
Si Bayrou n’est pas présent au deuxième tour, les électeurs de gauche qui auront voté Bayrou n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes: Ils serviront de base à la dynamique du centre-droit en faveur de Sarkozy. Il en va de la survie du groupe politique de l’UDF à l’Assemblée Nationale. N’oubliez pas que l”élection législative se tient moins d’un mois après.
Comme le disent les sondeurs, le soir du 22 avril, c’est une nouvelle campagne qui commence. Les sondages d’aujourd’hui sur le second tour ne veulent rien dire car la confiiguration politique en sera de toute façon bouleversée. Ségolène Royal a les meilleures capacités de rassemblement au second tour. Il faut donc tout faire pour qu’elle soit au deuxième tour et avec le score le plus élevé possible pour créer la dynamique nécessaire à la victoire de la gauche le 6 mai.
Thursday, March 15, 2007
Pourquoi j'ai décidé...
"Nous sommes doctorants ou jeunes docteurs en économie et nous pensons que la place d’un chercheur n’est pas à côté de la société. Nous pensons que le rôle des économistes n’est pas uniquement dans la production de travaux scientifiques mais également dans la discussion et la diffusion de théories et de résultats avec ceux qui en expriment le désir, et dans le rapprochement et la prise en compte des réflexions et des interrogations des citoyens."Tous les mois, nous nous retrouverons dans notre café favori, le Manhattan, juste à côté de notre lieu de travail (la Maison des Sciences Economiques). Entre deux débats, le blog servira à retranscrire les débats, évidemment, mais aussi de faire réagir et préparer les débats suivants avec les rubriques "graphs du jour" ou "phrase du jour". Dernier graph en date, celui sur les dettes.. Grand sujet dans cette campagne.
Tous les détails ici.
Pour ceux qui s'intéressent aux enjeux économiques, deux sources de référence: Télos, qui est un blog qui regroupe des intellectuels (pas forcément économiste) qui réagissent sur les grands enjeux ou débats qui traversent la société.
On est pas forcément d'accord, on ne l'est pas du tout quand Olivier Blanchard nous explique pourquoi il votera Sarkozy en dépeignant un soit-disant consensus sur l'Etat de la société française qui le fait tout logiquement voter à droite. Cet article a fait quelques remous dans le cercle des économistes. Elle vient répondre à l'initiative des "jeunes" économistes de l'ENS qui se sont engagés en faveur de Ségolène Royal (Piketty, Aghion...). Voir l'article de Libé: Les jeunes économistes pour Ségolène. Et mon petit doigt me dit (enfin j'espère) que des tribunes dans Télos ou dans la presse quotidienne viendront porter la contradiction à Olivier Blanchard.
Telos est une agence intellectuelle fondée en décembre 2005. Elle est présidée par Zaki Laïdi. Regroupant universitaires et professionnels, elle aspire à répercuter sans esprit partisan les grands débats mondiaux dans un espace français livré aux passions hexagonales.
Dernière source si vous vous intéressez à ces enjeux: la rubrique Economique de Libé. Chaque semaine, c'est un économiste qui vient mettre en relation ce qui se fait dans la littérature scientifique avec les débats actuels.
Friday, February 23, 2007
François (B.), as-tu oublié tes 20 ans?
La crise est démocratique est réelle, elle pousse les citoyens à se réfugier dans ces échappatoires passagères. La dépolitisation, la crise du politique, les confusions idéologiques créent l'affaiblissement du clivage Gauche-Droite. Ca me rappelle tous ces gens qui se disent "apolitiques" pour mieux cacher qu'ils sont de Droite.
Une analyse précise des propositions de Bayrou le ramène pourtant rapidement à sa famille politique naturelle. Prenons un exemple: la constitutionallisation de l'interdiction du déficit du budget de fonctionnement de l'Etat. On voit bien l'idée et on partage le point de vue selon laquelle la dette pose un problème réel qu'il faut traiter, par solidarité pour les générations futures. Mais cela n'autorise pas tout, surtout pas de se lier les mains aujourd'hui, de s'enlever des marges de manoeuvre pour demain. La politique a trop souffert de cela, d'abondonner au champ économique des décisions qui relève du champ démocratique. Le sentiment d'impuissance vient de là. On se rappelle des vifs débats qui ont porté sur la constitution européenne, où des économistes critiquaient la volonté de "constitutionnaliser les politiques économiques", comme Milton Friedman et d'autres en avaient révé dans les années 1970. La politique monétaire nous a déjà échappé, confiée à une banque centrale indépendante. La politique budgétaire est bridée par le pacte de stabilité. Nous n'avons pas construit les nécessaires outils budgétaires que nous aurions du construire au niveau européen (un véritable budget européen, capable d'amortir les chocs, un impôt européen pour assumer la solidarité). Et François B. nous propose maintenant d'interdire ce déficit par la loi. Le problème est le suivant: le déficit se réduit d'autant plus facilement en période de croissance. C'est une évidence. Par contre, le jour où une vive récession frappe notre pays, il est complétement contre-productif de vouloir à tout prix "interdire le déficit". On appelle cela une politique pro-cyclique. L'inverse de ce qu'il faut faire. Le résultat est clair: la récession entraîne une baisse des recettes. Résultat, si Bayrou nous fait sa loi, on est forçé, par la loi de réduire d'autant les "dépenses de fonctionnement" (des salaires de prof par exemple), ce qui aura un effet récessif..Et augmentera donc finalement à nouveau le déficit.
Sur le sujet, à lire les tribunes de Benoit Hamon (dans Libé) et de Clémentine Autain et Anne Le Strat (dans Le Monde) . Rien à ajouter.
Tuesday, February 20, 2007
Sarkozy propose de maintenir les "amitiés personnelles" de Chirac
Trouvé dans Libération (lun. 19 fev)
"Armement: Sarkozy veut rassurer les Emirats"On attend avec impatience le même type de déclaration pour rassurer les Bongo, Sassou, Déby, Bozizé ou Campaoré..
Nicolas Sarkozy a adressé un message aux dirigeants des Emirats Arabes Unis pour rassurer sur l'avenir des relations de la France, a annoncé hier Pierre Lellouche, délégué général de l'UMP pour la défense. "Le souhait de Nicolas Sarkozy (...) est non seulement de maintenir la relation qui avait été nouée entre cheikh Zayed et le président Chirac, mais de la développer encre plus, dans un contexte international et régional devenu très difficile. (...) La permanence des liens va passer la génération suivante". Les Emirats sont l'un des principaux clients de l'industrie d'armement française.
Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère lire çà et la réponse du secrétaire général du CCFD aux propositions de Royal sur l'Afrique:
"La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique."
Tuesday, February 06, 2007
Vive l'impot!
Signer la pétition
Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.
L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.
Cet appel, lancé à l'initiative du mensuel Alternatives Economiques a déjà reçu le soutien de :
Jean-Marie Albertini, économiste, Fadela Amara, Max Armanet, journaliste, Philippe Askenazy, économiste, François Baraduc, chef d’entreprise et vice-président du Conseil général du Rhône, Pierre Besançon, Vice président du Conseil économique et social régional de Franche Comté, Christophe Bigot, avocat, Vincent Boggio, médecin, Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT, Noël Bouttier, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, Robert Boyer, économiste, Anton Brender, économiste, Bernard Carrère, animateur d’association, Luc Champagne, cadre supérieur, Louis Chauvel, sociologue, Christian Chavagneux, rédacteur en chef de l’Economie politique, Jean Clément, créateur et chef d’entreprise, Denis Clerc, fondateur d’Alternatives économiques, Jean-Baptiste De Foucauld, ancien commissaire au Plan, Gilles de Courtivron, ancien dirigeant du groupe La Vie - Le Monde, Geneviève Decrop, ancienne directrice de la Mission Rhône-Alpes d’information sur l’exclusion, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, Jacques Delors, Michel Dollé, rapporteur général du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, François Dubet, sociologue, Gérard Duchamp, cadre supérieur, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Gilles Finchelstein, cadre supérieur, Maurice Fournet, ancien chef d’entreprise, Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives économiques, Antoine Garapon, juriste, Patrice Garnier, consultant, Jérôme Gautié, économiste, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Frédéric Volovitch, musiciens, Les Wriggles, Roger Godino, ancien chef d’entreprise, Philippe Grangeon, cadre dirigeant, Jean-Paul Hébert, économiste, Jean-Claude Guillebaud, éditeur, écrivain, Thierry Jeantet, cadre dirigeant, mutualité, Wojtek Kalinowski, rédacteur en chef de la Vie des idées, Patrick Klugman, avocat, vice-président de SOS Racisme, Daniel Lenoir, cadre dirigeant, Didier Livio, chef d’entreprise, ancien président du Centre des jeunes dirigeants, Jacques Maire, cadre dirigeant, assurances, Jacques Maillot, chef d’entreprise, directeur de Témoignage chrétien, Antoine Martin, ancien DRH du groupe Danone, Eric Maurin, économiste, Dominique Méda, chercheuse, Olivier Mongin, éditeur, Marc-Olivier Padis, éditeur, Thierry Pech, secrétaire général de la République des idées, Hélène Périvier, économiste, Michel Préfol, ingénieur, Hugues Puel, économiste, Dominique Raymond-Blanc juriste, Loïc Richard, membre du Conseil économique et social de Bretagne, Paulette Souchon, infirmière, Jérôme Vignon, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, Patrick Weil, directeur de recherche, Robert Zarader, cadre dirigeant - publicité, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France...
voir la liste complete des signataires
Thursday, January 11, 2007
Friday, December 29, 2006
Friday, November 17, 2006
Results of the Primary
Yesterday was the internal elections within the Socialist Party. Three figures of the party were candidate for the next presidential elections: Segolene Royal, president of the region Poitou-Charente, Dominique Strauss-Kahn, former minister of Economy, and Laurent Fabius, former prime minister and minister of economy. Segolene Royal won at the first round with 60.62% of the votes, Strauss-Kahn obtained 20.83% and Fabius 18.54%. The turn-out was very important, more than 80%.Segolene Royal is now officially the candidate of all the socialists for the next presidential elections. The two other candidates already congratulated her and call for the unity of all the socialists for the next elections. You can read here the reaction of Laurent Fabius and here the one of DSK.
Against Nicolas Sarkozy (who will announce his candidature before the end of the month) and the right-wing, the Left will have to be strong and united. Now we will start the mobilization around the project of all the socialists and our candidate, Segolene Royal.
The MJS will continue its mobilization and already prepare the campaign. As Razzye Hammadi said, "proud to be socialist, proud of our project, proud of our candidate". You can find here the letter of Razzye related to this internal elections.
In these last weeks, the Party showed the way. Our internal debates was good, with public debate at the television. The socialists took the time to listen with respect all the arguments of the different candidates. This internal debate created an interest within the french society. We show the strongness of a party able to organize debate on the contents and democratic process. The right-wing party UMP makes all the contrary. No debate, no discussion. Their vision of the party is the one of a club of supporter ready to campaign for the "chief".
Our party changed a lot also. Nearby 70000 new members jjoined us since the beggining of the year and participated to their first internal elections. Lots of things need to be changed in this party. That's why we fight since 2002 for a "New Socialist Party". We have to create an open space of debate, discussion and mobilization. We have to make the links with the popular classes, too often forgotten in the public discussions. We need a party always more political. It is thanks to a strong Socialist Party that we will win the next presidential elections.Read more about the internal elections:
The results
The announcement of the results
Blogoroz, analysis of the debate and links to other socialist blogs
Yves Formentin "Segolene Royal presidente en 2007", Anthony Sebille, Sylvain Elies, Pierre Kanuty ...
