The government says it doesn’t know how Yorongar and Ibni disappeared. Our inquiry leaves little doubt that it was the government which took them, and we hold the government fully responsible for their well-being and safe return.
Georgette Gagnon, Africa director at Human Rights Watch
Wednesday, February 27, 2008
Chad and so What?
Friday, February 08, 2008
Tchad, Sarkozy et la Françafrique
Je reviens sur la crise tchadienne et la politique africaine de Sarkozy pour Cap Finistère. Voici la réponse aux questions posées. A lire également sur le sujet le post de Benoit Curinier et l'article du Monde Diplo.
Cap Finistère : Quel rôle joue l'armée française au Tchad ?
La France et le Tchad sont liés par un accord de coopération militaire technique depuis 1976. Cet accord prévoit la formation des militaires tchadiens, et l’assistance de la France en terme de renseignements et d’appui logistique. Le Tchad est au cœur du dispositif militaire français en Afrique. Il y a près de 1500 soldats français présents au Tchad, réparties sur trois zones militaires. Lors de l’offensive des rebelles, la France est dans un premier temps prudemment resté en retrait du conflit. Disons que l’intervention des troupes françaises n’a pas été aussi flagrante qu’en 2006, lorsque nos soldats avaient tiré sur des troupes rebelles qui avançaient vers N’Djamena. Ceci dit, une nouvelle fois, l’appui logistique et en terme de renseignements a été décisif pour permettre le maintien au pouvoir du dictateur tchadien. Les militaires français ont par ailleurs protégé l’aéroport et pris directement à des combats. Le gouvernement s’est par ailleurs activé pour obtenir du conseil de sécurité une condamnation de l’offensive des rebelles et un soutien inconditionnel à Idriss Déby. Ce qui fait sourire, lorsqu’on sait que le président tchadien est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire, alors soutenu par la France…
Cap Finistère : Peut-on parler de rupture dans la politique africaine française depuis l'élection de Nicolas Sarkozy ?
Il existe un décalage important entre les discours du chef de l’Etat, notamment ceux qu’il a prononcé pendant la campagne présidentielle et la politique africaine de l’Elysée. Le soir même de son élection, Nicolas Sarkozy s’empressait de téléphoner à Omar Bongo, le dirigeant gabonais, pour le remercier de son soutien. La première visite en Afrique du Président, qui devait marquer « la rupture » annoncée, ne se sera résumée qu’à une visite au Gabon et au Sénégal, deux piliers de la politique françafricaine, accueillant des bases militaires françaises. Alors que les socialistes s’étaient engagés à rediscuter publiquement les accords de sécurité et de défense et à les placer sous le contrôle du Parlement, on voit bien que ce n’est pas l’objectif du gouvernement actuel. L’ambiguïté de l’action française au Tchad pendant la récente crise a pourtant montré qu’une remise à plat de ces accords était urgente.
Cap Finistère : Comment sont perçus les premiers mois de la présidence Sarkozy en Afrique ?
Le discours de Dakar de Sarkozy sur « l’homme africain » a été très mal perçu par les populations africaines. Beaucoup y ont vu un retour en force d’un comportement néo-colonial et condescendant inacceptable. La politique d’immigration passe également très mal et le traitement accordé aux sans-papiers choque, et la politique des visas continue d’affaiblir les liens de beaucoup de jeunes africains à notre pays. La jeunesse africaine a une méfiance grandissante vis-à-vis de la France et les politiques de M. Chirac et Sarkozy y a beaucoup contribué.
Friday, January 18, 2008
Bye bye Tony Blair!
Behind the participation of Tony Blair to the UMP national council, we have the candidature of the former British PM to the presidency of the European Union, supported by Nicolas Sarkozy. Clearly, this candidature can't be the one of the European Socialists. Last week-end, Tony Blair showed he was closer to the European Right-wing parties, and he won't be the candidate of a more social, federal and democratic Europe. The PES has to think on what would be his position regarding this election of a president of the EU and a possible alternative to the candidate of a neo-liberal and pro-NATO Europe. In France, this possible candidature was strongly critized within the Left (Pierre Moscovisci said he can't be the candidate of the Socialists) and the Right. Edouard Balladur and Valery Giscard D'Estaing said the next EU president should come for a country fully integrated in the EU (Euro, Schengen zone and Charter of Fundamental Rights). Well, it seems it will difficult for Tony!
Read the analysis of Jon Worth, and the one of Jean Quatremer (Coulisses de Bruxelles).
Tuesday, February 20, 2007
Sarkozy propose de maintenir les "amitiés personnelles" de Chirac
Trouvé dans Libération (lun. 19 fev)
"Armement: Sarkozy veut rassurer les Emirats"On attend avec impatience le même type de déclaration pour rassurer les Bongo, Sassou, Déby, Bozizé ou Campaoré..
Nicolas Sarkozy a adressé un message aux dirigeants des Emirats Arabes Unis pour rassurer sur l'avenir des relations de la France, a annoncé hier Pierre Lellouche, délégué général de l'UMP pour la défense. "Le souhait de Nicolas Sarkozy (...) est non seulement de maintenir la relation qui avait été nouée entre cheikh Zayed et le président Chirac, mais de la développer encre plus, dans un contexte international et régional devenu très difficile. (...) La permanence des liens va passer la génération suivante". Les Emirats sont l'un des principaux clients de l'industrie d'armement française.
Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère lire çà et la réponse du secrétaire général du CCFD aux propositions de Royal sur l'Afrique:
"La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique."