Update! Sarkozy est aujourd'hui au Bénin où il fera un discours sur la politique africaine de la France. Au-delà des discours de bonnes intentions (soit-disant rupture avec les pratiques chiraquiennes), il semble que cela soit une simple réactivation des réseaux Pasqua (voir article de Libé ici). Tous les camarades intéressés par le sujet, ayant des informations, ou souhaitant faire des recherche sur le sujet peuvent me contacter par e-mail : remi [at] mjsfrance.org . On essayera de dénoncer de maniere détaillée la pré-configuration de ce que risque de devenir "noir sarkozy"Hier, Assemblée Générale du MJS 54 à Nancy sur le thème "comment sortir de la Françafrique". Lecteur assidu de ce blog, tu ne seras pas surpris de me voir intervenir sur ce thème. Important en tout cas de faire connaître cette thématique au plus grand nombre, alors que trop de médias passent largement sous silence la complexité des relations françafricaines. Merci donc aux camarades de Meurthe-et-Moselle de m'avoir permis d'intervenir sur ce thème. Quelques semaines après l'offensive armée des rebelles au Tchad, et les élections truquées du 3 mai dernier ("Félicitons" au passage Idriss Déby pour sa troisième réelection avec un score "merveilleux" de 77% au premier tour), sortir de la Françafrique reste toujours une priorité et une impérieuse nécessité pour les socialistes en 2007. C'est certainement pour cela que cela fait partie des douze propositions du MJS pour les élections présidentielles (voir la proposition : Première étape du devoir de mémoire, sortir de la Françafrique).
Sur le dossier du Tchad, je vous renvoi à une lettre ouverte de plusieurs ONG au secrétaire général de l'ONU lui demandant notamment de ne pas reconnaître la validité des élections mascarades du 3 mai dernier. A lire également le dossier de Survie : 45 ans de dictature et un pays au bord du chaos, résumant fort bien la réalité tchadienne.
De notre côté, on prépare toujours une déclaration commune avec les organisations africaines membres de la IUSY sur cette même thématique. L'ADEMA (Mali) et les Jeunes du PSD (Bénin) nous ont formellement donné leur accord sur ce texte. D'autres devraient suivre rapidement (Niger, Togo, Sénégal, Burkina...).
Ces jours-ci, Sarkozy était au Mali et au Bénin pour expliquer sa loi sur l'immigration. "Les jeunes socialistes français et africains dénoncent ensemble la politique de Sarkozy sur l'immigration" Nous dénonçons la visite de Sarkozy au Mali et au Bénin et nous nous associons aux protestations des députés de la région de Kaye qui dénoncent la provocation du ministre français. La loi Sarkozy sur l'immigration est dangereuse. Ce sont les premières phrases d'une déclaration commune avec les organisations de jeunes socialistes africains, notamment pour dénoncer le concept d'immigration choisie et son corrolaire, l'immigration subie. Comme le disait très bien un participant à l'AG hier, "l'immigration subie, c'est la France qui l'a choisie".Catégories : Francafrique Africa MJS IUSY Chad Mali Benin
9 comments:
Merci Rémi pour les éclairages apportés sur ce thème lors de cette AG.
Comme tu le dis, ce système est malheureusement trop inconnu des citoyens, n'étant en réalité dénoncé que par quelques uns. Le MJS doit continuer à être porteur au sein de la famille socialiste de ce combat pour mettre fin à la Francafrique, à ce titre nous pouvons que nous réjouir que cette thématique apparaisse en effet dans les 12 propositions remises au PS.
Je vais être très originale, mais je voulais également te remercier d'avoir fait ce long (!) trajet jusqu'à Nancy pour nous permettre de débattre sur ce thème.
J'espère te voir lors de notre camp d'été de début juillet, et ce, même si il est moins "exotique" que celui de la IUSY, puisqu'il se déroule dans les Vosges! (encore que...)
Biz
Je crois bien qu’un jour tu vas revenir dans ce cher département de l’Orne !... Parce que je suis d’accord avec toi pour dire qu’il est important de faire connaître au plus grand nombre cette thématique. Et j’en suis le premier demandeur ! Alors, un jour quand tu auras un peu de temps, la fédé du MJS 61, t’invite sur ce thème. En plus on a une vraie salle de réunion maintenant, C’est fini le Caribou... Enfin je me demande si on ne va pas prochainement y fêter les un an du MJS Orne !
@ Joachim et Marianne : Merci surtout à vous pour l'invitation! :) Pour le camp d'été, je vous confirme cela tres vite..
@ Alex : Pas de problème pr un débat sur la françafrique dans l'Orne. a priori, on ne voit pas pkoi le caribou ne serait pas intéressé par ce thème ;-)
@ tous : tous ceux qui veulent bosser sur "Noir Sarkozy", contactez-moi!
Sarko, disciple de Rémi ??
Sarkozy prétend vouloir
rompre avec la "Françafrique"
NOUVELOBS.COM | 19.05.06 | 16:18
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060519.OBS8370.html
Le président de l'UMP a profité de son voyage comme ministre de l'Intérieur pour revêtir sa casquette de candidat quasi-déclaré à la présidence, exposant sa vision des relations entre la France et l'Afrique après 2007.
Nicolas Sarkozy reçu par le président béninois Boni Yayi (AP)
Nicolas Sarkozy reçu par le président béninois Boni Yayi (AP)
N icolas Sarkozy en visite à Cotonou vendredi (Bénin) a marqué sa volonté de "construire une relation nouvelle" entre la France et l'Afrique après l'élection présidentielle de 2007.
"Il nous faut construire une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et de ses obsolescences", a lancé le ministre de l'Intérieur et candidat quasi-déclaré à la présidentielle dans son discours devant la classe politique béninoise.
Désireux de rompre avec la "Françafrique", Nicolas Sarkozy a notamment appelé de ses vœux "une relation plus transparente" entre la France et ses anciennes colonies.
"Tourner la page des complaisances"
"Il nous faut débarrasser notre relation des réseaux d'un autre temps, des émissaires officieux qui n'ont d'autre mandat que celui qu'ils s'inventent", a-t-il dit, faisant allusion aux réseaux de Jacques Foccart, le "M. Afrique" du général de Gaulle, en activité jusqu'au début du premier mandat présidentiel de Jacques Chirac. "Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé.
Il nous faut définitivement tourner la page des complaisances, des officines, des secrets et des ambiguïtés."
Prenant ses distances avec la "personnalisation" des relations franco-africaines, il a souhaité un "dialogue franc et objectif" entre les présidents français et africains. Une critique implicite des relations nouées par Jacques Chirac avec plusieurs présidents africains comme le gabonais Omar Bongo.
Respect
Le président de l'UMP s'est déclaré partisan d'un dialogue "sur un pied d'égalité, entre partenaires responsables" pour une relation "décomplexée, sans sentiment de supériorité ni d'infériorité". "A nous, Français, de renier tout paternalisme, d'exclure toute condescendance à l'endroit des Africains", a-t-il lancé, appelant de ses vœux "plus de respect".
Nicolas Sarkozy a cependant prévenu qu'il refuserait de "transiger" sur les valeurs démocratiques, de respect des droits de l'Homme et de bonne gouvernance. "Ces principes ne s'arrêtent pas aux portes de votre continent", a remarqué le ministre de l'Intérieur dans une autre critique de Jacques Chirac.
Avant d'être élu à l'Elysée, celui qui était alors président du RPR avait laissé entendre au début des années 1990 que les Africains n'étaient pas mûrs pour la démocratie.
Pour le ministre français de l'Intérieur, qui s'est placé dans la continuité du discours prononcé en juin 1990 par François Mitterrand à La Baule, "il n'y a pas d'exception africaine, pas de prétendue spécificité culturelle qui justifierait je ne sais quelle incompatibilité entre l'Afrique et la démocratie".
Le Bénin en exemple
Nicolas Sarkozy a vu dans le Bénin, premier pays africain engagé dans une transition démocratique après la chute du mur de Berlin, "un exemple pour l'Afrique toute entière". Avec l'élection en mars dernier du président Boni Yayi, qui a succédé à Mathieu Kérékou au pouvoir presque sans interruption depuis 1972, "vous avez asséné une solide leçon à tous ceux qui ne cessent de répéter que la démocratie n'est pas faite pour les Africains".
Soucieux de "débarrasser" la relation franco-africaine des "fantasmes et des mythes qui la polluent", il a assuré que cette relation n'était "pas exclusive".
Il s'est ainsi réjoui de l'intérêt nouveau pour le continent des Etats-Unis, de la Chine et de l'Inde, dont les entreprises investissent massivement en Afrique, et fustigé la "vision passéiste" des Français qui se plaignent de cette concurrence nouvelle.
Nicolas Sarkozy s'est en revanche inscrit dans la continuité de la politique africaine de la France sur la question de la présence militaire. "On peut reprocher à la France son interventionnisme, mais je constate que rares sont les candidats pour venir en aide à des Etats d'Afrique en proie à une crise politico-militaire", a-t-il dit. (AP)
à défaut de pouvoir convaincre les socialistes..
menfin, pas d'enthousiasme excessif.. Rompre avec la francafrique pour Sarkozy, c'est d'abord rompre avec la francafrique chiraquienne et mettre en place ses propres réseaux.. la Francafrique sarkozienne (comme par hasard, une visite surprise au Maroc, fidèle alliée sur ce genre de questions..)
Bien vu Rémi.
Sarko ne fonctionne que sur des réseaux (en bon élève du "modèle" chiraquien) et veut se constituer les siens.
Encore beaucoup de travail pour le MJS pour convaincre certains dirigeants socialistes de se démarquer de cette Françafrique.
Rassure-moi : ça progresse quand même un peu, non?
En tout cas, merci Rémi pour tout ce travail de sensibilisation et d'éclairage.
Et puisque c'est l'heure des invitations, je te rappelle que tu es toujours invité à la maison, quand tu le pourras :-)
je ne voudrais faire mon tatillon mais la politique et la diplomatie sans réseaux, ça existe ? La question est plutôt de savoir qui on inclut dans le réseau.
Ah Lutter contre la françafique, ce fut un desm es grands combats au MJS.
Trés bien
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