De retour du congrès du PSE. Au cours du congrès, Poul Nyrup Rassmussen a été réelu président et Philip Cordery secrétaire général. Une déclaration commune sur l'Europe Sociale a été adoptée. Je vous disais suivre de près ce qui allait se passer sur le Liban. Premier élément: Wallid Joumblatt était présent, contrairement à ce que je disais ici. Nous sommes allés échanger quelques mots avec lui, suite à notre rencontre au Liban de la semaine dernière. Extrêmement impressionnant de le voir ici, tant on sait la situation tendue dans son pays. Pour montrer son amitié avec les socialistes européens, il prend le risque de ne pas être à Beyrouth s'il venait à se passer quelquechose là-bas. Sa présence était importante et un immense honneur pour les socialistes européens (qui avaient pourtant l'air plus impressionné par la présence de Howard Dean que par celle de Joumblatt). La résolution du PSE sur le Proche-Orient réaffirme évidemment le soutien du PSE au gouvernement et à la coalition du 14 Mars. Rien par contre sur le prêt accordé à la Syrie, que Joumblatt critiquait pourtant.
Je commence par cela car je me doute bien que ce n'est pas ce que vous avez vu dans les médias français, forcément extrêmement concentrés autour de la visite de Ségolène Royal. Il faut bien avouer que l'acceuil accordé à Ségolène fut impressionnant. Invitée d'honneur du congrès, elle est intervenue en ouverture du congrès après Socrates, premier ministre portugais, et Rassmussen, président du PSE. Comme le dit Eric Sundstromm, arrivée de rock-star sous l'air de "beautiful days" de U2. La ségomania a également pris l'Europe socialiste, semble-t-il. Elle semble très attendue, jusqu'au point ou un journal portugais titrait le lendemain "la France moteur de l'Europe". Qu'il est loin le temps où on raillait notre isolement. A voir si cet engoument perdurera et sera suivi d'une nouvelle sympathie pour les positions françaises (directive cadre sur les services publics notamment). Là, bizarrement, je suis plus pessimiste.
Sur le contenu de son discours, on notera la position forte contre l'indépendance de la Banque Centrale Européenne. Ce fut le point politique majeur de son intervention. Elle a également cherché à donner un contenu à l'Europe Sociale en reprenant à son compte cette proposition de directive cadre sur les services publics. Les socialistes français sont soulagés mais les autres socialistes européens n'ont pas relevé semble-t-il. Pour le reste, l'engagement de se rendre avant chaque conseil européen aux réunions préparatoires du PSE pour homogéneiser les positions socialistes. Et sur le Proche-Orient, où elle a appellé à une position commune des socialistes européens sur les questions israelo-palestiniennes et libanaises. C'était un point particulièrement important et Joumblatt semblait ravi. Elle aurait pu aller plus loin en précisant sa pensée, notamment sur l'attitude à adopter vis-à-vis de le Syrie. Mais c'était important de le mentionner.
Les réactions au discours? Les camarades européens ont semble-t-il été surpris par la manière et le ton de l'intervention. Plus conférence qu'intervention enflammée de congrès. Nous sommes habitués. Et je ne me fais pas de doute que nos camarades européens s'y feront aussi (on disait par ailleurs la même chose de Zapatero lors de ses premières interventions internationales). Le besoin également de voir Ségolène préciser ses positions, notamment sur la relance européenne (pour l'instant elle se contente de dire que la France prendra des initiatives lors de la présidence française de l'UE). La recherche d'un contenu. Lire à ce sujet la réaction de Jon Worth. A voir comment Ségolène compte s'y prendre, avec forums participatifs européens à l'appui. Je suis curieux de voir cela.
En attendant, la standing-ovation fut bien là. Nos amis européens ne nous en tiennent pas rigueur, ils sont sous le charme. "Madame la future présidente de la République française" peut repartir l'esprit tranquille et rencontrer un certain nombre de leaders européens. Parmi les rencontres, quelquechose qui fera certainement très plaisir à nos amis allemands. Martin Schultz, président du groupe du PSE, rencontre Ségolène... pour lui transmettre une invitation de Merkel, chancellière chretienne-démocrate. La grande coalition a des effets inattendus..
Je commence par cela car je me doute bien que ce n'est pas ce que vous avez vu dans les médias français, forcément extrêmement concentrés autour de la visite de Ségolène Royal. Il faut bien avouer que l'acceuil accordé à Ségolène fut impressionnant. Invitée d'honneur du congrès, elle est intervenue en ouverture du congrès après Socrates, premier ministre portugais, et Rassmussen, président du PSE. Comme le dit Eric Sundstromm, arrivée de rock-star sous l'air de "beautiful days" de U2. La ségomania a également pris l'Europe socialiste, semble-t-il. Elle semble très attendue, jusqu'au point ou un journal portugais titrait le lendemain "la France moteur de l'Europe". Qu'il est loin le temps où on raillait notre isolement. A voir si cet engoument perdurera et sera suivi d'une nouvelle sympathie pour les positions françaises (directive cadre sur les services publics notamment). Là, bizarrement, je suis plus pessimiste.
Sur le contenu de son discours, on notera la position forte contre l'indépendance de la Banque Centrale Européenne. Ce fut le point politique majeur de son intervention. Elle a également cherché à donner un contenu à l'Europe Sociale en reprenant à son compte cette proposition de directive cadre sur les services publics. Les socialistes français sont soulagés mais les autres socialistes européens n'ont pas relevé semble-t-il. Pour le reste, l'engagement de se rendre avant chaque conseil européen aux réunions préparatoires du PSE pour homogéneiser les positions socialistes. Et sur le Proche-Orient, où elle a appellé à une position commune des socialistes européens sur les questions israelo-palestiniennes et libanaises. C'était un point particulièrement important et Joumblatt semblait ravi. Elle aurait pu aller plus loin en précisant sa pensée, notamment sur l'attitude à adopter vis-à-vis de le Syrie. Mais c'était important de le mentionner.
Les réactions au discours? Les camarades européens ont semble-t-il été surpris par la manière et le ton de l'intervention. Plus conférence qu'intervention enflammée de congrès. Nous sommes habitués. Et je ne me fais pas de doute que nos camarades européens s'y feront aussi (on disait par ailleurs la même chose de Zapatero lors de ses premières interventions internationales). Le besoin également de voir Ségolène préciser ses positions, notamment sur la relance européenne (pour l'instant elle se contente de dire que la France prendra des initiatives lors de la présidence française de l'UE). La recherche d'un contenu. Lire à ce sujet la réaction de Jon Worth. A voir comment Ségolène compte s'y prendre, avec forums participatifs européens à l'appui. Je suis curieux de voir cela.
En attendant, la standing-ovation fut bien là. Nos amis européens ne nous en tiennent pas rigueur, ils sont sous le charme. "Madame la future présidente de la République française" peut repartir l'esprit tranquille et rencontrer un certain nombre de leaders européens. Parmi les rencontres, quelquechose qui fera certainement très plaisir à nos amis allemands. Martin Schultz, président du groupe du PSE, rencontre Ségolène... pour lui transmettre une invitation de Merkel, chancellière chretienne-démocrate. La grande coalition a des effets inattendus..
5 comments:
En gros Ségolène n'a rien dit et tout le monde applaudit ?
A part sur la BCE, alors que tu peux me rappeller ce que disait le TCE à ce propos ? Juste pour rigoler ...
C'est vrai que sur la BCE, c'est un joli virage à 180°... Mais on va pas s'en plaindre (fallait bien amadouer le Che).
Compte-rendu fort intéressant car évidemment les médias n'ont pas abordé ces questions de fond.
Petite question : est-ce que le PSE accueille déjà les socialistes ou sociaux-démocrates bulgares et roumains ou est-ce que ce sera en 2007?
Nico, apparemment, le Che a exigé un "geste" de la part de Ségo, en plus des circos, pour faire plaisir à son électorat noniste ... D'où la déclaration sur la BCE. De quoi se poser des questions sur les convictions de ce genre de déclaration !
l'essentiel est ce qu'elle l'est dit.. et si ca fait parti de l'accord politique, tant mieux (et je prefere ca que dautres aspects du programme du mdc..)
sir les bulgares et roumains, oui ils sont deja membres (par anticipation).
a ecosy, on a meme deja les croates..
MRC, Rémi, pas MDC ;-)
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