Tuesday, January 30, 2007

Nairobi (suite): pendant le forum, on rase gratis

Le Forum avait lieu à Kasarani, un stade complètement à l'extérieur de la ville. Difficile de savoir ce qu'il se passait pendant notre séjour dans Nairobi. On lisait dans les journaux que la police avait "relevé le niveau de sécurité" pour faire face à l'afflux des altermondialistes. Il est vrai que l'insécurité et la criminalité sont un mal endémique à Nairobi. Rien de très surprenant au vu des terribles inégalités qui existent à tous les niveaux. "Relever le niveau de sécurité", c'était aussi augmenter le nombre de bavures, de "crimes extra-judiciaires" commis par la police. Plusieurs morts dans plusieurs quartiers de Nairobi. Plus que la moyenne. Des militaires armés au sein du Forum, ce qui n'a pas empéchait un hold-up armé et le matériel informatique de la salle de presse envolé.
Autre signe de violence, la destruction de quartiers, de maisons. On n'en aurait rien su si cela ne se passait pas juste en bas de l'endroit où je logais. Pendant quatre jours, le buldozzer passait et détruisait méthodiquement les habitations construises sur un terrain privé. Evidemment, les habitants ne seront pas relogés. Il parait que ca arrive souvent à Nairobi. Ne pas laisser aux gens le temps de s'installer, de s'étendre. Nairobi compte déjà les bidonvilles les plus grands d'Afrique. L'Etat et la municipalité sont complétement impuissants. Et en sont réduits à utiliser la force et l'humiliation pour des habitants complètement démunis. Pas très glorieux. Voici ce que je pouvais voir de ma chambre. On voit pas grand chose, puisque évidemment, tout cela se passait de nuit (généralement entre 23h et 1h du matin).


Buldozer
envoyé par remibaz

Monday, January 29, 2007

De retour de Nairobi - Solidarité avec les travailleurs guinéens

De retour de Nairobi. Comme je le craignais, impossible de mettre en ligne sur place un compte-rendu. Je vous le ferais donc ici dans les prochains jours. Contrairement à ce que disent les médias ici, ce ne fut pas un échec. Nairobi n'est pas Porto Allegre et 50000 participants, on ne peut pas parler d'échec. Des problèmes par contre pour l'accès aux Kenyans et au plus pauvres. Des problèmes qu'il faudra traiter.

Je commence donc le compte-rendu avec un petit podcast sur la mobilisation de solidarité avec les travailleurs guinéens, victimes de la répression du président-dictateur Conté. J'y interview une syndicaliste guinéenne qui nous parle de leurs revendications.

Guineedef
envoyé par remibaz

Friday, January 19, 2007

Depart pour Nairobi

Je pars demain pour le Forum Social Mondial à Nairobi. Retour le 28. J'essayerai de poster depuis là-bas, histoire d'échanger les impressions. M'en voulez-pas si je trouve pas de connections (même si les organisateurs nous promettent le wifi partout). A la semaine prochaine!

Wednesday, January 17, 2007

Le mauvais jeu de la droite espagnole

On ne joue pas avec le terrorisme. Le Parti Populaire de Rajoy, grand ami de Nicolas Sarkozy, joue actuellement avec le feu en Espagne, instrumentalisant la terrible question du terrorisme basque à des fins électorales dans la perspective des prochaines régionales et municipales et surtout des élections générales en 2008. Après l'inacceptable rupture de la trève par ETA à la veille de Noël dans cet attentat à l'aéroport Madrid Bajaras qui a fait deux victimes, la réaction de la classe politique espagnole se devait d'être unanime. Le gouvernement espagnol annonca immédiatement la rupture des négociations avec ETA et la fin du processus de paix, du fait d'ETA. Mais le PP a immédiatement tenté d'instrumentaliser la question, rompant une fois de plus le pacte national antiterroriste PSOE-PP qui recommande pourtant à l'opposition de ne pas utiliser la question du terrorisme dans la polémique entre partis. Cette attitute est irresponsable et dangereuse.
Comme l'écrit l'écrivan José Manuel Fajardo dans Libération, il est aujourd'hui nécessaire de rénover ce pacte natioanal antiterroriste en consolidant l'accord entre toutes les forces politiques qui ont soutenu le gouvernement (les nationalistes basques du PNV, les nationalistes catalans de CiU et de l'ERC, des nationalistes galiciens du BNG, et la gauche alternative d'IU). Ce sont des partenaires fiables pour mettre fin au terrorisme. Le PP devra se prononcer clairement et afficher son camp. Souhaite-t-il avec l'ensemble des autres forces démocratiques unir ses forces pour mettre fin au terrorisme et à la violence politique?
Le Parti Populaire ne gagnera rien à cette puérile instrumentalisation. Elle se retournera contre lui, comme ce fut le cas après les terribles attentats du 11 mars 2004. Il est temps que les amis de Sarkozy se montrent un petit peu plus responsable.

Update: L'analyse du camarade Chus (en espagnol)

Sunday, January 14, 2007

World Social Forum - Forum Social Mondial (Nairobi)

The World Social Forum will take place this year between 20th and 25th of January in Nairobi (Kenya). I will be there to coordonate the activities of the Global Progressive Youth Forum (GPYF) and IUSY. We will organize four debates: one on Decent Work for young people, one on child labour, on on networking in Africa and the last one on the European Partnership aggreements in the following of the Euro-African Forum we held in Brussels in october. I will post on this blog the final program of GPYF.

If you are coming to the World Social Forum and want to participate or to have more information on the activities held by IUSY and Global Progressive Youth Forum, send me an email!
remi.bazillier [a] iusy.org

Thursday, January 11, 2007

Les JUSOS pour Ségolène



A retrouver sur lesjeunespoursegolene.net

Les Jeunes Socialistes (SJö) et étudiants socialistes (Vsstö) autrichiens contre l'accord de coalition Sociaux-démocrates / conservateurs!


L'accord de coalition est signé. Alors certes, l'Autriche a un chancellier social-démocrate. Mais au prix du reniement des engagements électoraux des sociaux-démocrates qui ont du lacher en plus les ministères clefs. Les jeunes socialistes et étudiants socialistes sont furieux et occuppent le siège du parti.
Retrouvez mon post sur le blog international du MJS
Le site des SJÖ

preparons le changement!

Wednesday, January 03, 2007

Ban Ki-Moon, ça commence mal!

Ban Ki-Moon, nouveau secrétaire général de l'ONU commence très très mal. Lors de sa première conférence de presse, il refuse de condamner l'execution de Saddam Hussein, considérant "qu'il revient à chaque pays de se déterminer sur la question". Faux. L'ONU, en tant qu'institution a toujours marquée son opposition de principe à la peine de mort. C'est d'ailleurs pour cela que l'ensemble des juridictions internationales n'applique pas la peine de mort. Que son pays (la Corée du Sud) applique la peine de mort, c'est une chose. Mais on attend du secrétaire général de l'ONU qu'il dépasse justement son appartenance nationale.

A noter tout de même: pendant la même conférence de presse, Ban Ki-Moon déclare que sa priorité sera au réglement de la guerre au Darfour. Après l'adoption d'une résolution de l'ONU autorisant l'envoi de casques bleus, il s'agit pour les Nations-Unis d'oser aller contre la volonté du régime de Khartoum et refuser les compromissions actuellement à l'oeuvre. Seule une vrai force de l'ONU solidamment armée et équipée pourra faire respecter la paix. Et les basses manoeuvres de Omar Hassan el Bachir cachent mal sa volonté de vouloir continuer à tuer en toute impunité.

Sur ce sujet, je vous conseille la lecture de l'éditorial (il est pas encore en ligne mais il ne devrait pas tarder à l'être) d'Odile Tobner, dans Billets d'Afrique, journal mensuel de SURVIE, sur la question du Darfour qui résume bien tous les enjeux.

Saturday, December 30, 2006

I love life..








Lebanon

"They will not defeat our love for joy, life and peace and our rejection to the culture of death and greif"

http://www.lebanon-ilovelife.com/

Wednesday, December 27, 2006

Somalie: divisions au Conseil de sécurité

Discussions au Conseil de Sécurité de l'ONU sur la Somalie (voir mes posts sur le sujet ici). L'enjeu des divisions est l'appel au retrait de toutes les forces étrangères du sol Somalien. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'y opposent, prenant clairement le parti de l'Ethiopie. La France demande elle le retrait de toutes les forces étrangères. On ne semble donc pas aller vers une réaction rapide des Nations-Unies. La politique étrangère américaine a ceci d'inquiétant que ses principes peuvent radicalement varier selon là où elles s'appliquent. Le Droit international énonce quelques principes clairs. Et le respect de l'intégrité territoriale en est un.
Pour régler le conflit, les Nations-Unies doivent clairement appeller à un cessez-le-feu immédiat, à un retrait de toutes les troupes étrangères, avec force d'interposition pour faire respecter le cessez-le-feu.

Tuesday, December 26, 2006

Somalie, que disent les résolutions de l'ONU

Suite du dossier Somalie/Ethiopie. Intéressant de voir ce que disent les résolutions de l'ONU adoptées jusqu'à présent. Il serait faux de dire que la communauté internationale est restée complètement silencieuse.

La dernière résolution en date (resolution 1725) date du 6 décembre 2006. Elle appelle au respect de l'intégrité territoriale et à l'unité de la Somalie, réaffirme l'embargo sur les armes et soutient la mise en place d'une "mission de protection et d'observation".
(Le Conseil de Sécurité) décide d’autoriser l’IGAD (autorité intergouvernementale pour le développment, organisation de pays est-africains, nldr) et les États membres de l’Union africaine à établir une mission de protection et de formation en Somalie, que le Conseil de sécurité examinerait, à l’issue d’une période initiale de six mois, après un exposé de l’IGAD, et dont le mandat, fondé sur les éléments pertinents du mandat et du concept d’opérations énoncé dans le plan de déploiement pour l’IGASOM, serait le suivant :
a) Suivre les progrès réalisés par les institutions fédérales de transition et
l’Union des tribunaux islamiques dans l’application des accords issus de leur
dialogue;
b) Assurer la liberté de mouvement et la circulation en toute sécurité de tous
ceux qui prennent part au dialogue;
c) Maintenir et surveiller la sécurité à Baidoa;
d) Protéger les membres des institutions fédérales de transition et du
Gouvernement, ainsi que leurs principales infrastructures;
e) Former les forces de sécurité des institutions fédérales de transition pour
qu’elles soient en mesure d’assurer leur propre sécurité et de contribuer à faciliter le
rétablissement des forces de sécurité nationales somaliennes;
Disons juste qu'au vue de la situation cette "mission de protection et d'observation" semble bien insuffisante au regard des enjeux.

Il semble clair pourtant que l'ONU puisse se donner les moyens d'une intervention plus forte. Dans la résolution 1724 (adoptée le 29 novembre 2006), invoquant la menace pour la paix et la stabilité régionale, les Nations-Unies déclare agir en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unis. Ce Chapitre autorise le recours à la force et ne nécessite pas l'accord des différentes parties en présence. Cette résolution 1724 constitue un levier pour agir. Face à l'entrée en guerre officielle de l'Ethiopie et la menace de djihad régional par les tribunaux islamistes, une nouvelle résolution semble nécessaire allant au-delà de la seule "mission de protection".

Somalie, Ethiopie: suite

Je vous parlais hier du conflit entre la Somalie et l'Ethiopie et de mon souhait de voir une force d'interposition de l'ONU intervenir avant que le conflit n'éclate au niveau régional. Les conditions de la poudrière se multiplient, sous fond de guerre civile somalienne et de soutien des puissances régionales aux deux forces en conflit (L'Ouganda et le Kenya soutiennent au côté de l'Ethiopie le gouvernement de transition ; l'Erythrée, l'Iran, le Soudan les tribunaux islamistes. On parle même du soutien du Hezbollah libanais à ces tribunaux).

Pour mieux comprendre tous ces enjeux, j'ai relu hier un très bon dossier publié par le journal alternatives internationales. "Somalie, vers une guerre régionale" (AI, Décembre 2006, encore en Kiosque). Les enjeux sont complexes et remontent jusqu'à l'indépendance, s'expliquent souvent par l'instrumentalisation des enjeux claniques.

Cela ne me fait pas revenir sur la proposition de force d'interposition de l'ONU même si les conditions d'interventions seront particulièrement périlleuses (on se rappelle du fiasco de l'opération Restore Hope en Somalie en 1991). Mais les prinicipes de base des Nations-Unies peuvent servir de base pour faire tomber la tension. Respect de l'intégralité territoriale de la Somalie. Médiation internationale pour permettre un dialogue national en Somalie. Fin de l'instrumentalisation des groupes mulsulmans éthiopiens par les tribunaux islamistes. C'est sur que vu d'ici cela a l'air simple. Mais la complexité de la situation ne saurait servir de pretexte à l'inaction.

Sunday, December 24, 2006

Une force d'interposition en Somalie!

Cher lecteur assidu de ce blog, permettez-moi tout d'abord de vous souhaitez de joyeuses fêtes. Pour ceux qui croient encore au Père Noël (comme moi), je vous invite à lire cet article scientifique (ou ici) refroidissant certaines de mes illusions. Enfin passons. Si le père Noël existe, je l'inviterai volontiers à se rendre immédiatement en Somalie. L'ONU pourrait lui donner un joli casque bleu. C'est que l'esprit de Noël (ou de fêtes pour ne pas donner de connotations religieuses à ce billet) n'y règne pas vraiment.

Honnetement, et plus sérieusement, il y a de quoi être inquiet. Pour faire vite, la Somalie vie depuis 1991 dans une situation de chaos. Le gouvernement 'légitime' et reconnu comme tel par la communauté internationale est complètement impuissant et a été forcé à l'exil suite aux incessantes batailles entre seigneurs de guerre. Depuis quelques mois, les tribunaux islamistes ont incontestablement pris le dessus et contrôle aujourd'hui 11 régions sur 12. Comme cela s'est déjà vu dans d'autres régions du Monde, ils arrivent, rétablissent l'ordre et obtiennent par ce seul fait le soutien d'une population locale excédée par l'instabilité et la violence. Les tribunaux islamistes ont ensuite toute la marge nécessaire pour mettre en place leur politique de haine.

En face, l'Ethiopie se sent directement menacé par l'arrivée au pouvoir des tribunaux islamistes. Principal soutien international du gouvernement de transition, ils ont tout à perdre avec l'arrivée au pouvoir des islamistes qui sont accusés de soutenir des groupes armés en Ethiopie qui pourrait destabiliser le gouvernement éthiopien. L'armée éthiopienne s'était donc regroupée aux frontières somaliennes, certaines unités s'installant également du côté somalien.

Les tribunaux islamistes n'acceptant pas que l'armée éthiopienne s'installe en territoire somalien et dénonçant les ingérences du voisin, menacent de lancer des offensives militaires. Un ultimatum a été lancé et l'Ethiopie ne l'a pas accepté en maintenant ses troupes sur le territoire somalien. Depuis quelques jours, un pallier a été franchi avec des appels incessants au djihad et à la conquête d'Addis-Adeba. Face aux premières attaques somaliennes, l'armée éthiopienne a avoué aujourd'hui avoir lancé la contre-attaque et les premiers bombardements.

L'Union Africaine craint un enflammement généralisé dans la corne de l'Afrique. Il n'en faut peu pour que l'Erythrée (ennemi juré de l'Ethiopie) entre elle même dans le conflit si celui-ci venait à s'élargir. Le gouvernement de transition en Somalie cherchera également à réagir.

Face à un tel risque d'embrasement, il est nécessaire que les Nations-Unis se saisissent immédiatement du problème. Les médiations internationales doivent se multiplier pour négocier un cessez-le-feu ou une "cessation immédiate des hostilités". Et une force d'interposition de l'ONU semble être le seul moyen d'éviter l'embasement.

Pour l'instant, la communauté internationale est dans une logique attentiste. On va d'abord laisser l'Union Africaine réagir, la guerre s'installer avant de s'indigner et négocier à la va-vite un arrêt des hostilités. Cette crise fournirait pourtant une occasion pour la communauté internationale de montrer sa capacité à anticiper et régler les problèmes avant qu'ils n'aient fait des milliers de morts.

Thursday, December 21, 2006

Le Rwanda et la France

Par manque de temps, je n'ai pas pris le temps de réagir sur ce blog après la mise en examen par le juge Bruguière de 9 proches de Kagamé, le président rwandais, et leur mise en cause dans l'attaque contre l'avion présidentiel qui avait précédé le début du génocide. Bruguière allait plus loin demandant au TPIR et aux Nations-Unies de deferrer Kagamé lui même devant cette juridiction.
La réthorique utilisée par Bruguière n'est pas nouvelle, mais elle est nauséabonde. En accusant le FPR de l'attaque présidentielle, on "excuse" à mots couverts le terrible génocide qui a suivi, puisque "le FPR savait sciemment qu'une telle attaque provoquerai une réaction brutale des Hutus". En disant cela, on oublie que le génocide était planifié depuis longtemps, que le processus génocidaire était déjà à l'oeuvre avec appels à la haine et provocations.
Cette action du juge Bruguière décridibilise par ailleurs notre justice. On sait que le dossier de Bruguière était prêt depuis longtemps. Il servait de couperets et de thermomètre aux relations franco-rwandaises. A chaque révélation du côté rwandais, Bruguière réapparaissait, menaçant de donner le nom des responsables. Faut-il préciser que Bruguière ne s'est jamais rendu au Rwanda? Cette fois, et je ne crois pas au hasard concernant cela, quelques jours avant l'annonce des mises en examen, la France était sur la scellette. C'était tout d'abord la création au Rwanda d'une commission d'enquête sur l'implication de la France dans le Génocide. C'était en France le tribunal des armées qui déclaraient recevables la plainte de rescapés du génocide contre des soldats français. La France n'avait donc d'autres choix que de sortir l'artillerie lourde. Bruguière arrive avec ses gros sabots et essaye de détourner l'attention. Depuis, la France a rappellé son ambassadeur, le Rwanda menace de couper toute relation diplomatique. L'impasse est totale et la France refuse toujours d'assumer ses responsabilités.

Pour y voir plus clair, je vous invite à lire un article de Colette Braeckman, journaliste au Soir, qui revient sur l'attitude de la France et les premiers témoignages à cette commission d'enquête sur l'implication de la France: "Des témoignages accablants pour la France"

Ce regain de tensions entre la France et le Rwanda s'est suivi d'une attitude non moins scandaleuses des médias français, versant parfois dans le négationnisme. Voir la lettre de Thierry Marchal-Beck au médiateur de France 2 sur le traitement scandaleux de cette histoire par la chaîne publique.

Lire enfin le communiqué de SURVIE sur cette affaire

IUSY resolution on Lebanon

Here the resolution adopted by the Mediterranean committee of IUSY last week-end. It was long and intense discussions but the outcome is good.
Lire la résolution traduite en Français ici.

Lebanon-A democracy under threat

The Cedar revolution, peacefully launched by March 14 movement in 2005 lead to the withdrawal of Syrian forces, organized elections that resulted in establishing the government of the new independent Lebanon headed by Fouad Siniora.

Recent events in Lebanon are threatening to break the already fragile country with continuous assassinations of government ministers, members of Parliament, journalists and political officials, and the latest of minister Pierre Gemayel. IUSY condemns the internal and external pressures practiced by both Syria and Iran in the attempts to destablise the government and use Lebanon once again as an open battlefield in the region.

IUSY expresses its great concern and desire to see the immediate end of all external interference as well as all the breaches of Lebanese sovereignty, independence and democracy.

Gathering in Crete for the Mediterranean Committee, IUSY wishes to the following:

IUSY fully supports the legitimately elected government of Lebanon, headed by Fouad Siniora, and calls for dialogue between all the parties to enlarge and consolidate a national consensus. IUSY reaffirms its solidarity with the March 14 Movement in its efforts to preserve the sovereignty and the independence of Lebanon, in the framework of its constitutional institutions set forth in the Taef Accords.

IUSY supports all UN resolutions related to Lebanon, including 1559, 1595, 1636, 1644, 1680 and 1701.

1701 is crucial for future stability in the region therefore it must be carefully and thoroughly implemented. Any attempt to violate it, including flights over Lebanese airspace and smuggling weapons from Syria, will seriously jeopardize any resolution to the current crisis and therefore must be ceased.

IUSY calls for the immediate release and safe return of the 2 kidnapped Israeli soldiers and proceed to the exchange of prisoners as stipulated by the UN Security Council Resolution 1701.

IUSY wishes to see Lebanon recover its full sovereignty over all its territories. IUSY also supports the Lebanese government’s efforts to negotiate with all parties under the Sinora 7 point plan through the national democratic and internal dialogue in order to extend its authority over its own legitimate armed forces’ so that there will be no weapons or authority other than the Lebanese state.

Primarily, the Lebanese Army must be fully enabled to protect the state and then facilitate through means of internal dialogue that the military wing of Hezbollah and all military groups are disbanded.

IUSY unconditionally supports the creation of an International Tribunal to judge those who committed crimes against the former Prime Minister Rafiq Hariri and his colleagues, as well as other assassinations committed before and after these murders, including that of the Industry Minister, Pierre Gemayel.

IUSY calls upon the international community to work towards a solution to the conflict over the jurisdiction of the Sheba Farms. IUSY supports the call to place it under United Nations jurisdiction, which we believe would allow for a regional dialogue as stipulated in initiatives such as the the Saudi Arabian initiative as a first step in diffusing the tension in the region and call upon both governments and the international community to ensure the well-being and security of both the Israeli and Lebanese people.

IUSY gives full support to the efforts for economic recovery, social reform and reconstruction in Lebanon and joins those international organizations in the call to use the Paris III Conference as a mechanism for this. IUSY also calls upon the international community to contribute to these efforts. Furthermore IUSY firmly believes that the European Union must play a key role in these actions.

IUSY calls upon the international community to assist Lebanon in ensuring the deliverance of the maps of the landmine fields on Lebanese territory and considers this to be a basic humanitarian act.

IUSY will continue to give full support to its member organization PYO and the Progressive Socialist party in their courageous efforts in ensuring a peaceful future for all Lebanese people.

IUSY recognizes that there is a need to address the broader context of the crisis in the region, which must be addressed as a part of a comprehensive effort to bring peace and stability to the region. IUSY recognizes that the international community faces two choices in the region, it can either make strong efforts to recuperate the peace process or choose to stand aside and allow for the degradation of democracy, stability and peace. Thus, we call upon the international community and the Middle Eastern States to organize an international conference on peace in the Middle East in order to prevent a further deepening of the current crisis. We believe that the aforementioned elements laid out in this declaration are the basis for the revitalization of a peace process between Israel, Palestine, Syria and Lebanon.

Furthermore, given the high level of tension in the region, under the auspices of IUSY as a platform for dialogue, greater and consistent efforts should be made in order to optimize all opportunities for discussion amongst the IUSY member organizations in the region that would result in putting forth proposals for action in ensuring peace and stability in the region.

Monday, December 18, 2006

Conférence sur le Liban Mardi soir!

Le Mouvement des Jeunes Socialistes et les jeunes du 14 Mars
Vous invitent à une conférence Débat (ouverte à tous! venez nombreux!):
« Quel avenir pour le Liban »
avec
Ryan Ashkar, secrétaire général de l'Organisation des Jeunes Progressistes (Parti Socialiste Progressiste)
Mahmout Harb, représentant en France du Mouvement de la Gauche Démocratique
Razzye Hammadi, Président du MJS
Ziad Majed (à confirmer), Vice-président de la Gauche Démocratique
Et des représentants jeunes de la coalition du 14 mars

Invités : François HOLLANDE, Henry EMMANUELLI (à confirmer), Benoît HAMON
Mardi 19 Décembre 2006 à 20h00
Au siége du Parti Socialiste
10, rue de Solférino
75007 PARIS
Le Liban subit actuellement une crise politique majeure. Au moment où le gouvernement doit
discuter de la mise en place du tribunal international, le Hezbollah et les partisans du général Aoun descendent dans la rue et remettent en cause la légitimité du gouvernement.
Comment sortir de l’impasse ?


Le MJS vient d’organiser une visite de soutien au Liban.
De retour en France, le MJS continue sa mobilisation sur la question libanaise.
http://international.mjsfrance.org