Par manque de temps, je n'ai pas pris le temps de réagir sur ce blog après la mise en examen par le juge Bruguière de 9 proches de Kagamé, le président rwandais, et leur mise en cause dans l'attaque contre l'avion présidentiel qui avait précédé le début du génocide. Bruguière allait plus loin demandant au TPIR et aux Nations-Unies de deferrer Kagamé lui même devant cette juridiction.
La réthorique utilisée par Bruguière n'est pas nouvelle, mais elle est nauséabonde. En accusant le FPR de l'attaque présidentielle, on "excuse" à mots couverts le terrible génocide qui a suivi, puisque "le FPR savait sciemment qu'une telle attaque provoquerai une réaction brutale des Hutus". En disant cela, on oublie que le génocide était planifié depuis longtemps, que le processus génocidaire était déjà à l'oeuvre avec appels à la haine et provocations.
Cette action du juge Bruguière décridibilise par ailleurs notre justice. On sait que le dossier de Bruguière était prêt depuis longtemps. Il servait de couperets et de thermomètre aux relations franco-rwandaises. A chaque révélation du côté rwandais, Bruguière réapparaissait, menaçant de donner le nom des responsables. Faut-il préciser que Bruguière ne s'est jamais rendu au Rwanda? Cette fois, et je ne crois pas au hasard concernant cela, quelques jours avant l'annonce des mises en examen, la France était sur la scellette. C'était tout d'abord la création au Rwanda d'une commission d'enquête sur l'implication de la France dans le Génocide. C'était en France le tribunal des armées qui déclaraient recevables la plainte de rescapés du génocide contre des soldats français. La France n'avait donc d'autres choix que de sortir l'artillerie lourde. Bruguière arrive avec ses gros sabots et essaye de détourner l'attention. Depuis, la France a rappellé son ambassadeur, le Rwanda menace de couper toute relation diplomatique. L'impasse est totale et la France refuse toujours d'assumer ses responsabilités.
Pour y voir plus clair, je vous invite à lire un article de Colette Braeckman, journaliste au Soir, qui revient sur l'attitude de la France et les premiers témoignages à cette commission d'enquête sur l'implication de la France: "Des témoignages accablants pour la France"
Ce regain de tensions entre la France et le Rwanda s'est suivi d'une attitude non moins scandaleuses des médias français, versant parfois dans le négationnisme. Voir la lettre de Thierry Marchal-Beck au médiateur de France 2 sur le traitement scandaleux de cette histoire par la chaîne publique.
Lire enfin le communiqué de SURVIE sur cette affaire
La réthorique utilisée par Bruguière n'est pas nouvelle, mais elle est nauséabonde. En accusant le FPR de l'attaque présidentielle, on "excuse" à mots couverts le terrible génocide qui a suivi, puisque "le FPR savait sciemment qu'une telle attaque provoquerai une réaction brutale des Hutus". En disant cela, on oublie que le génocide était planifié depuis longtemps, que le processus génocidaire était déjà à l'oeuvre avec appels à la haine et provocations.
Cette action du juge Bruguière décridibilise par ailleurs notre justice. On sait que le dossier de Bruguière était prêt depuis longtemps. Il servait de couperets et de thermomètre aux relations franco-rwandaises. A chaque révélation du côté rwandais, Bruguière réapparaissait, menaçant de donner le nom des responsables. Faut-il préciser que Bruguière ne s'est jamais rendu au Rwanda? Cette fois, et je ne crois pas au hasard concernant cela, quelques jours avant l'annonce des mises en examen, la France était sur la scellette. C'était tout d'abord la création au Rwanda d'une commission d'enquête sur l'implication de la France dans le Génocide. C'était en France le tribunal des armées qui déclaraient recevables la plainte de rescapés du génocide contre des soldats français. La France n'avait donc d'autres choix que de sortir l'artillerie lourde. Bruguière arrive avec ses gros sabots et essaye de détourner l'attention. Depuis, la France a rappellé son ambassadeur, le Rwanda menace de couper toute relation diplomatique. L'impasse est totale et la France refuse toujours d'assumer ses responsabilités.
Pour y voir plus clair, je vous invite à lire un article de Colette Braeckman, journaliste au Soir, qui revient sur l'attitude de la France et les premiers témoignages à cette commission d'enquête sur l'implication de la France: "Des témoignages accablants pour la France"
Ce regain de tensions entre la France et le Rwanda s'est suivi d'une attitude non moins scandaleuses des médias français, versant parfois dans le négationnisme. Voir la lettre de Thierry Marchal-Beck au médiateur de France 2 sur le traitement scandaleux de cette histoire par la chaîne publique.
Lire enfin le communiqué de SURVIE sur cette affaire
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