Tuesday, September 19, 2006

Sarkozy, le caniche de Bush

On le savait déjà. On en a la confirmation. La visite "officielle" de Sarkozy aux Etats-Unis est révélatrice d'une véritable fracture au sein de la droite française: entre la droite libérale américaine et une version plus traditionnellement gaulliste portée par Chirac. Cela nous rappelle bizarrement l'attitude d'Aznar, rompant en Espagne avec un certain consensus pour mettre en place une politique suiviste symbolisé par la fameuse photo des Açores (Bush, Blair, Aznar supportant ensemble la guerre en Irak), ou la politique étrangère de Berlusconi, jettant dans la rue des millions de citoyens. Ce qui est frappant est que ces pays sont depuis complètement revenus sur cette politique étrangère. Les espagnols ont quitté l'Irak, les Italiens jouent le jeu de l'Europe au Liban. Alors Sarkozy: (i) vrai danger pour la politique étrangère de la France, (ii) porteur d'un isolement à l'échelle européenne à l'heure de la construction d'une politique étrangère commune.
Comme le disait Vedrine ce week-end à Mescoat, la France doit cesser de se croire en seul modèle universel ("soit c'est vrai et les autres pays nous suivent, soit c'est faux et tout le monde se fout de notre gueule") mais plutôt doit chercher à se poser en défenseur de la diversité, de la pluralité, du respect du multilatéralisme au niveau mondial. Mais le fait d'aller dire aux Américains que la France est trop arrogante constitue une réelle faute politique. Qui sur le plan international a mené une politique hyper-arrogante, ne respectant aucun cadre international, sur-de-lui avec les conséquences que l'on sait...? D'abord le gouvernement de Bush. C'est cela l'idéal de Sarkozy?

5 comments:

Anonymous said...

Pourquoi? Ca te surprend?

Luc Mandret said...

On va regretter le bon temps de la chiraquie, si jamais Sarko passe, ou même Ségo ...

Rémi Bazillier said...

@alcibiade. On ne regrettera pas le temps de la Chiraquie, ça je peux t'en assurer. Le pire exemple du cynisme (en Afrique) et souvent des incohérences. Je pourrais te lister les listes de mes griefs, elles sont la plupart sur ce blog par ailleurs. Enfin, la comparaison avec Royal ne tient pas la route sur ce sujet.
@Eric. Pas surpris, mais cet épisode est révélateur et d'autant plus préoccupant par la nature de la visite. Sarkozy y était le représentant de la France. Pas le ministre des affaires étrangères. En agissant ainsi, il insulte son peuple qui n'a jamais demandé d'entendre ces discours qui attendait de son représentant un digne receuillement pour l'anniversaire du 11-S et une analys e un peu plus lucide des conséquences de la guerre so-called "du bien contre le mal", ou "guerre contre le terrorisme", sans discernement, sans analyse, sans vision.

Anonymous said...

Après Tony Blair, Sarkozy veut devenir "caniche à la place du caniche"... ;-)

Anonymous said...

Don Manuel Fraga Iribarne ha criticado la foto de las Azores