Suite du dossier Somalie/Ethiopie. Intéressant de voir ce que disent les résolutions de l'ONU adoptées jusqu'à présent. Il serait faux de dire que la communauté internationale est restée complètement silencieuse.
La dernière résolution en date (resolution 1725) date du 6 décembre 2006. Elle appelle au respect de l'intégrité territoriale et à l'unité de la Somalie, réaffirme l'embargo sur les armes et soutient la mise en place d'une "mission de protection et d'observation".
Il semble clair pourtant que l'ONU puisse se donner les moyens d'une intervention plus forte. Dans la résolution 1724 (adoptée le 29 novembre 2006), invoquant la menace pour la paix et la stabilité régionale, les Nations-Unies déclare agir en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unis. Ce Chapitre autorise le recours à la force et ne nécessite pas l'accord des différentes parties en présence. Cette résolution 1724 constitue un levier pour agir. Face à l'entrée en guerre officielle de l'Ethiopie et la menace de djihad régional par les tribunaux islamistes, une nouvelle résolution semble nécessaire allant au-delà de la seule "mission de protection".
La dernière résolution en date (resolution 1725) date du 6 décembre 2006. Elle appelle au respect de l'intégrité territoriale et à l'unité de la Somalie, réaffirme l'embargo sur les armes et soutient la mise en place d'une "mission de protection et d'observation".
(Le Conseil de Sécurité) décide d’autoriser l’IGAD (autorité intergouvernementale pour le développment, organisation de pays est-africains, nldr) et les États membres de l’Union africaine à établir une mission de protection et de formation en Somalie, que le Conseil de sécurité examinerait, à l’issue d’une période initiale de six mois, après un exposé de l’IGAD, et dont le mandat, fondé sur les éléments pertinents du mandat et du concept d’opérations énoncé dans le plan de déploiement pour l’IGASOM, serait le suivant :Disons juste qu'au vue de la situation cette "mission de protection et d'observation" semble bien insuffisante au regard des enjeux.
a) Suivre les progrès réalisés par les institutions fédérales de transition et
l’Union des tribunaux islamiques dans l’application des accords issus de leur
dialogue;
b) Assurer la liberté de mouvement et la circulation en toute sécurité de tous
ceux qui prennent part au dialogue;
c) Maintenir et surveiller la sécurité à Baidoa;
d) Protéger les membres des institutions fédérales de transition et du
Gouvernement, ainsi que leurs principales infrastructures;
e) Former les forces de sécurité des institutions fédérales de transition pour
qu’elles soient en mesure d’assurer leur propre sécurité et de contribuer à faciliter le
rétablissement des forces de sécurité nationales somaliennes;
Il semble clair pourtant que l'ONU puisse se donner les moyens d'une intervention plus forte. Dans la résolution 1724 (adoptée le 29 novembre 2006), invoquant la menace pour la paix et la stabilité régionale, les Nations-Unies déclare agir en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unis. Ce Chapitre autorise le recours à la force et ne nécessite pas l'accord des différentes parties en présence. Cette résolution 1724 constitue un levier pour agir. Face à l'entrée en guerre officielle de l'Ethiopie et la menace de djihad régional par les tribunaux islamistes, une nouvelle résolution semble nécessaire allant au-delà de la seule "mission de protection".
1 comment:
L'intégrité territoriale de la Somalie a volé en éclat il y a déjà bien longtemps : toute la partie nord est indépendante de facto (même si elle n'est pas reconnue pas la communauté internationale) sous le nom de Somaliland et une autre partie du territoire (au centre de la Somalie) est totalement autonome du gouvernement central, sous le nom de Puntland.
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