Tuesday, October 31, 2006

Congo, Brésil, Serbie, Bulgarie...

Wikiblog.. comme j'ai pas le temps de commenter les élections dans ces 4 pays, je vous invite à laisser vos commentaires sur l'un ou l'autre de ces pays.. Le blog est ouvert!

Concernant les élections en République Démocratique du Congo, je vous renvoi (avant une analyse plus complète) à l'excellent blog de Colette Braeckman, journaliste au Soir (Belgique).

Pour le Brésil, on prépare un communiqué et lettre de félicitations aux jeunes du PT. Je vous envoi cela dans la journée.

Bulgarie, où le candidat socialiste a gagné contre le candidat ultra-nationaliste. Un 2002 bulgare et je vous inviterai à lire l'analyse de nos camarades du BSY (jeunes Socialistes Bulgares).

Serbie enfin, où une nouvelle constitution a été adopté. Faible participation, et peu d'enthousiasme. Le principal objectif était d'affirmer que le Kosovo faisait partie intégrante de la Serbie (alors qu'on sait que le statut final actuellement en négociation ira dans un sens contraire). Des partis de Gauche (Libéraux-Démocrates, SDU, LSV...) appellaient au boycott.
J'y reviendrais dans les jours prochains, d'autant plus que je serais à Belgrade le week-end prochain, pour une formation de la Fondation Jean Jaures avec les camarades de SDU et toutes les organisations de jeunes socialistes de l'ex-Yougoslavie.

Friday, October 27, 2006

l'Alianza Popular Revolucionaria Americana (APRA), Présentation

Ces quelques jours au Pérou m'ont permis d'en savoir plus sur l'APRA, l'Alliance Populaire pour la Révolution Américaine, parti d'obédience social-démocrate, membre de l'IS et de la IUSY.

L'APRA a été crée le 7 mai 1924. C'est le parti le plus ancien du Pérou. Il a été crée par Víctor Raúl Haya de la Torre. Parler de Haya de la Torre au Pérou, c'est la même mystique que de parler de Jaures chez nous. Présent dans le coeur de tous les militants. Constamment cité dans les discours politiques. Haya de la Torre est partout. Element d'importance: l'APRA a été crée par des jeunes. Haya de la Torre a 29 ans lorsqu'il crée l'APRA. L'APRA appartient à toute cette grande lignée de partis de Gauche sud-américains apparaissant dans la période. Loin des divisions de la gauche européenne de l'époque, la Gauche Latino-Américaine définit sa propre voie.

C'est un ancien du parti de l'APRA qui nous racontait cela lors de notre visite a la casa del pueblo (le siège de l'APRA). En 1927, Haya de la Torre se rend à Bruxelles pour le congrès mondial contre l'impéralisme. Il y fait un discours fondateur définissant les trois points de divergence entre l'Aprisme et le communisme. Le capitalisme est le stade ultime de l'impérialisme et non le contraire pour les pays dans lesquels la production capitaliste n'est pas suffisamment avancé.
"nuestra definición del imperialismo, contraria a la de Lenin, sostiene que el imperialismo es la
etapa inferior del capitalismo en los países retrasados precapitalistas o donde la
producción capitalista no está todavía suficientemente desarrollada."
Autre point central de la théorie de Haya de la Torre et de l'APRA depuis sa création: il ne saurait y avoir de dictature du prolétariat. Toutes les formes de domination sont inacceptables et la révolution ne peut amener avec elle une nouvelle forme de domination. L'APRA prone un front uni des travailleurs manuels et intellectuels, et la Démocratie comme outil. L'unité latino-américaine prend par ailleurs un poids considérable dans les priorités de l'APRA.

Un des slogans principaux de l'APRA: "Pan y Libertad" (Pain et Liberté). Pas de liberté sans pain, pas de pain sans liberté.

L'APRA parcourt le siècle, survit aux dictatures, aux déstabilisations, se relève après les fraudes électorales le privant de la victoire. Les dictateurs péruviens se sont tous prévalus à un moment donné de la mort de l'APRA. Pourtant, "el APRA nunca muere" (L'APRA ne meurt jamais) . L'APRA arrive au pouvoir pour la première fois en 1985 avec l'election d'Alan Garcia. Fujimori qui lui succèdera et présidera le Pérou de manière ultra-autoritaire, se prévalera lui aussi de la mort de l'APRA. En 2006, Alan Garcia est réelu président du Pérou. El APRA nunca muere, scande encore aujourd'hui les militants. Pour vous en donner une idée, je vous propose deux petites vidéos d'un meeting de l'APRA pour les élections locales auquel nous avons participé. Attention, la deuxième, c'est Fikile Mbalula, le président de la IUSY qui s'essaye à l'Espagnol. ce qui est bien avec "el apra nunca muere", c'est que ca marche à tous les coups, j'ai moi même eu l'occasion de l'essayer lorsque j'ai du dire deux mots.


fikileperu
envoyé par remibaz

L'APRA a gardé une structure impressionnante. Le siège de l'APRA, la maison du peuple, est un vrai lieu de vie en plein milieu de Lima. Lieu de formation politique, mais aussi lieu de soin pour les pauvres, coiffeurs, marché, garderie. L'APRA garde la caractéristique de ces grands partis à forte tradition. Une tradition extrêmement forte. Cela se ressent dans les discours où on renvoit constamment aux heures glorieuses de l'Aprisme, aux combats des chefs fondateurs. Lorsqu'on débute une réunion, on se lève et on salue. "APRA, PRESENTE", ca fait froid dans le dos. Surtout si vous voyez le signe. A la fin de la réunion, on se lève et on chante l'hymne de l'APRA. Surprise, on connait bien l'air. Cela s'appelle: "La marseillesa Aprista", c'est l'air de notre Marseillaise nationale avec des paroles révolutionnaires péruviennes. Ca vaut le coup d'oeuil. (voir les paroles ici).

Comme je le disais donc, deux principales expériences gouvernementales: de 1985 à 1990. Alan Garcia est président de la République. Le pays est alors soumis à une gravissime crise économique, avec hyperinflation. Le pays souffre de la crise de la dette qui touche l'ensemble de l'Amérique Latine. Garcia ne sait répondre à la crise, accentué par la violence sectaire du sentier lumineux. La première période gouvernementale de l'APRA n'est guère concluante. En 2006 pourtant, Alan Garcia est réelu dans des élections paradoxales. Un nouveau venu sur la scène politique péruvienne trouble le jeu: Humala et son Parti Nationaliste Péruvien. Proche de Chavez, se revendiquant du mouvement indigéniste, Humala se revendique de la vraie gauche. Difficile à dire pourtant. Son programme est nationaliste, sa logique indigéniste est excluante. Son appel à fusiller tous les homosexuels le rapproche plus des plus réactionnaires que d'une gauche réellement progressiste. Humala obtient 30% au premier tour. Alan Garcia arrive second (25% des voix), quelques milliers de voix devant la candidate de la droite. Avec 52.6% des voix, Alan Garcia est élu au second tour. La priorité: la réduction des inégalités sociales.

Un motif de préoccupation toutefois. La question de la peine de mort. Quelques jours avant notre venue, on apprend que Alan Garcia compte rouvrir le débat de la peine de mort pour les violeurs d'enfants. Rengaine classique et populiste. L'argument massue: 90% des péruviens y sont en faveur. J'ai pu poser pendant la visite la question directement au Premier Ministre Jorge de Castillo. Voici en résumé sa réponse:
- C'était un engagement de campagne d'Alan Garcia (ce qui n'est pas en soit un argument, bien au contraire). Il veut montrer qu'il est prêt à mener le débat. Le niveau de crime et de violence est l'un des plus élevé du monde. (si la peine de mort permettait de régler ce problème, cela se saurait).
- Toutes les décisions dans l'APRA se prennent par consensus (sous-entendu: il n'y aura jamais de consensus sur cette question), j'ai moi-même des doutes sur la question.
- Le Pérou ne veut pas quitter les organismes internationaux (si le Pérou réintroduit la peine de mort, il sera suspendu de la plupart des organisations internationales notamment sud-américaines auquel il appartient. Sous-entendu: nous n'irons pas jusqu'au bout)
- Les députés doivent se saisir de la question. (En ayant discuté avec des députés, ces derniers m'ont confirmé que ce débat était au point mort et que la probabilité qu'il avance est plus qu'improbable). Et la réforme devra être voté par les 2/3 de l'assemblée.
Bref, j'ai le sentiment que cette proposition a été réintroduite dans le débat pour des motifs purement électoraux (élections locales en novembre avec la question du crime qui monopolise le débat) et que, j'espere, cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Il est inacceptable néanmoins de voir des camarades socialistes reprendre à leur compte cette proposition, ne serait-ce qu'à des fins électoralistes. C'est une question de principe. Les socialistes défendent le principe de dignité humaine, impliquant une opposition la plus franche et la plus totale à la peine de mort. Toute volonté de revenir sur le principe absolu de l'abolition doit être fermement condamnée, d'où qu'elle vienne (voir la campagne de l'IS contre la peine de mort).

Pour terminer sur une note plus positive. Je ne résiste pas. Fikile essayant de montrer à la foule en délire le drapeau de la IUSY. Il s'y reprendra par 3 fois.. Dans le bon sens, le drapeau, dans le bon sens..


iusyflag
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Peru Latin IUSY

Thursday, October 26, 2006

Presidium de la IUSY au Pérou (1)


La IUSY tenait son presidium le week-end dernier à Lima. J'essaye de vous en faire un compte-rendu le plus détaillé. Tout d'abord, commençons par un petit mot de bienvenue du camarade Lucho, vice-président de la IUSY pour l'APRA (je reviendrais plus tard sur l'APRA) et coordinateur du comité Amérique Latine. Attention, la vidéo dure 32 secondes (impossible de filmer plus avec mon telephone..).



luchoapra
envoyé par remibaz

Le presidium de la IUSY, c'est l'instance de direction politique. On y discute des actions à mener. On y adopte des résolutions. On essaye d'y faire de la politique. A l'agenda de ce presidium, l'évaluation du festival de la IUSY qui s'est tenu cet été à Alicante, une présentation des plans d'action des différentes campagnes (j'y ai présenté la campagne Rights@work sur le travail décent), le rapport des réseaux thématiques (dont le mien sur les mouvements sociaux et le GPYF) et leurs actions. En gros, pour moi, un principal objectif: la préparation de la mobilisation pour le prochain forum social mondial, qui se tiendra à Nairobi du 20 au 25 Janvier prochain. Le presidium se réunira là-bas, ainsi que le comité Afrique. Les camarades pourront ainsi y participer plus facilement. Deux grands axes: notre travail au sein de l'alliance pour le travail décent (avec 3 conférences organisées par le GPYF et la IUSY) et la question des relations Union Européenne - Afrique avec notamment notre travail avec ActionAid sur la question des accords de partenariats économiques UE-ACP. Objectif rempli de ce côté là puisque le presidium a validé mon travail sur la question.

Autre grande question en débat: le Proche-Orient. La IUSY organisera une visite d'étude au Liban quelques jours avant celle prévue par le MJS.

Du côté des résolutions: le Darfour, le Liban et la Biélorussie. Dans la première, j'ai fait rajouter que le conseil de sécurité devait adopter une nouvelle résolution au plus vite permettant l'envoi d'une firce d'interposition de l'ONU sans accord préalable du gouvernement de Khartoum. Il en va de la crédibilité de la communauté internationale.

Je continue le compte-rendu demain avec une présentation de l'APRA (Alianza Popular Revolucionaria Americana). A venir également un compte-rendu de l'action menée avant mon départ au presidium de la IUSY: l'action du GPYF et d'ActionAid sur les APEs.

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Wednesday, October 25, 2006

Elections en Bulgarie

Premier tour des élections présidentielles bulgares. La Gauche en tête mais l'extrême-droite au deuxième tour. Un 21 avril bulgare, comme l'écrit Yves Formentin. A lire également l'analyse des résultats de l'observatoire des élections de la Fondation Robert Schuman.

Ci-dessous l'analyse de nos camarades Bulgares du BSY (Jeunes Socialistes Bulgares):

PRESIDENTIAL ELECTIONS 2006

The Republic of Bulgaria held its fourth free National Presidential Elections on 22 October 2006.

The main candidates for the mostly figurative office of Head of State, which represents the unity of the nation and serves as commander-in-chief, were:

· The current President Mr. Georgui Parvanov – former leader of the Bulgarian Socialist Party (BSP), who played a crucial role in its transformation into a social democratic party of Western type. Mr. Parvanov’s candidacy for second term was put up by a wide array of political organisations, including the ruling coalition, civil associations and popular individuals from the scientific, cultural, entertainment and sport spheres. Although mostly symbolic, Mr. Parvanov’s candidacy was also supported by a big share of EU politicians and institutions as he was seen as firm supporter of the European course of Bulgaria as opposed to the rhetoric of one of the other candidates – Mr. Volen Siderov.

· Mr. Nedelcho Beronov – experienced and reputable man of law, who ended his career as chairman of the Constitutional Court, but also a political “foreigner”, largely unknown to the general public. Mr. Beronov’s candidacy was put up by a union of right-wing parties – shards of the Union of Democratic Forces (UDF) which governed the country between 1997 and 2001.

· Mr. Volen Siderov – leader of the populist “Ataka” (Attack) party which emerged on the political playground during the 2005 General Elections campaign. However, “Ataka” is also allegedly connected to circles, descendant from the former secret police of the totalitarian regime and under the economic influence of groups, representing Russian interests in Bulgaria. “Ataka’s” messages to the voters combined left and far-left postulates – nationalisation of economic structures, social justice, equality, strong state; as well as far-right notions – strong rhetoric against the Roma and Turkish minorities, solutions to the wide-spread corruption and organised crime which seriously divert from the main principles of the democratic polity. “Ataka” also stands on firm positions against the EU, NATO, as well as against Bulgaria’s relations with the USA.

· Mr. Georgui Markov – right-wing candidate, connected to the past of the UDF, former member of the Constitutional Court.

· General Luben Petrov, the last General of the Armies of the former Bulgarian People’s Army. A former member of the BSP who left because of his anti-NATO and EU-sceptic views, in the current election campaign he tried to attract voters with his patriotic platform aiming at the nostalgic electorate of the left who lost their social status during the transition period.

· Professor Grigor Velev – formerly founder and member of “Ataka”, he left it after a personal conflict with its leader Mr. Volen Siderov. In the election campaign he tried to unite all the nationalist organisations that left the “Ataka” coalition protesting against the authoritarian methods imposed by Mr. Siderov and his retinue.

· Mr. Petar Beron – MP who left the Parliamentary group of “Ataka” shortly before the elections. He employed mainly far-left populist rhetoric along with his pacifist views.


After the vote was conducted and counted the Central Electoral Commission declared that the record-low turnout of 42.51% does not allow Mr. Parvanov, who gathered 64.0% of the vote to be declared winner of the vote. Mr. Parvanov will have to face a run-off against Mr. Volen Siderov who got 21.5%. The right-wing candidate Mr. Nedelcho Beronov attracted only 9.8% of those who voted.


The elections result can be interpreted as firm support for those political circles which argue strongly in favour of European integration and Bulgarian membership in the EU. Disillusionment is the main reason for the low turn-out. Bulgarians are disappointed by the unfulfilled promises of the political class, by the poverty and corruption, and by the recurring dominance of organised crime in
Bulgaria. Another important factor, which influenced the turn-out, was also “the deficit of justice in Bulgarian society” as formulated by Mr. Georgui Parvanov in his statement in the election night when the results were announced.


The biggest loser in the elections was Mr. Nedelcho Beronov and in his person – the traditional right, which for the first time after the fall of communism in 1989 would not have a candidate in the run-off. These results confirm the ongoing crisis in the right and stand to testify that it is deepening instead of coming to an end.


It would not be mistaken to conclude that the presidential elections campaign was marked by the spirit of nationalism. The political platform of the second-placed Mr. Siderov relied heavily on anti-Turkish and anti-Roma sentiments. The two minorities which represent about 10-12% of the population are unjustly used as a scapegoat to curb the feelings of all those who find themselves on the loosing side after sixteen years of political and economic transition. In any case, the presence of ultra-nationalist on the second round of the elections is a dirty stain on the image of
Bulgaria shortly before accession to the EU.


However, the expected victory of Mr. Parvanov in the run-off would consolidate his influence in the political life, as well as the legitimacy of the ruling three-party coalition. Although the Presidential powers are limited and mostly formal, Mr. Parvanov skilfully uses his rights to allocate the high-ranking offices in the law-enforcing institutions in order to maximise his influence outside his mostly representative functions.


One of the crucial events during Mr. Parvanov’s second 5-year term will be Bulgarian accession to the European Union on the turn of the next year.

Working group on foreign policy, European integration and international relations of the National Council of BSY

Catégories: Bulgaria Europe

Génocide Rwandais: la France accusée

Cela devait finir par arriver. La France mise-en-cause dans le génocide rwandais. Pierre Péan va être content.


Catégories: Rwanda Africa Francafrique France

Wednesday, October 18, 2006

Action GPYF et presidium IUSY

Je pars demain. Action GPYF et Action Aid International sur les Accords de Partenariat européens. Maintenant vous devez savoir de quoi il en retourne, ca fait plusieurs jours que j'en parle sur ce blog. On a notamment adopté une résolution au CN du MJS ce week-end là-dessus.

Après départ pour le presidium de la IUSY, à Lima (Pérou) à l'invitation de l'APRA. On devrait rencontrer Alan Garcia, l'occasion pour lui demander des clarifications sur le débat sur la peine de mort qui semble se relancer au Pérou et redire toute notre opposition à toute tentative de remettre en cause le principe absolu de l'abolition de la peine de mort. Une excellente occasion de faire valoir notre idéal socialiste, 25 ans après l'abolition de la peine de mort en France.

Sunday, October 15, 2006

National council of MJS: resolution on EPAs

This week-end, MJS France hold its national council. We adopted by unanimity a resolution on EPAs called "European Partnership aggreements EU-ACP: European Union must change its policy urgentely!" We officially support the GPYF-ActionAid Euro-African Forum on EPAs that will take place next wednesday in Brussels.

See my post on this action.

Friday, October 13, 2006

Amérique Latine, un espoir complexe

J'étais mercredi soir à Nice pour une Assemblée Générale du MJS06 sur la thématique de l'Amérique Latine. Merci aux camarades pour leur invitation. A cette occasion, je vous livre un article écrit il y a quelques mois sur cette thématique: Amérique Latine, un espoir complexe.

Amérique Latine, un espoir complexe

Les évolutions en Amérique Latine sont fondamentales. Elles posent des jalons qui seront cruciaux pour l’avenir de la Gauche au niveau international. La dynamique est réelle. Ce continent a été la principale victime de l’idéologie libérale et les politiques économiques imposées par le FMI aux pays d’Amérique Latine ont accéléré les crises, ont accentué lamentablement les inégalités sociales et économiques. La corruption d’une classe politique largement décrédibilisée finissait de convaincre les peuples de l’exigence de changement. Ces crises sociales à répétition, les politiques d’ajustement structurel n’avait qu’accentuer des fractures pré-existantes au sein des sociétés sud-Américaines. Ces discriminations sociales, culturelles et territoriales héritières de la colonisation et de ce qui en avait suivi. La crise argentine de 2001 marquait cependant un tournant. Jamais l’absurdité d’une politique économique n’avait eu aussi rapidement des conséquences sociales explosives. La révolte du peuple était devenu inéluctable.


Le début des années 2000 marquait donc le début de victoires électorales de la Gauche ou du camp réformiste. Brésil, Argentine, Venezuela, Uruguay, Costa Rica, Chili, et plus récemment Bolivie ou Pérou. Le Mexique a également de bonnes chances de basculer à Gauche. Seule la Colombie fait office d’exception en réélisant largement Uribe, symbole d’une Droite dure, cette situation s’expliquant largement par la situation de violences politiques et de guerre civile.

Une gauche diverse

Ne sous-estimons cependant pas les divergences. Lula au Brésil et Morales en Bolivie viennent du mouvement syndical, leurs partis ne sont pas membres de l’Internationale Socialiste. Kirchner en Argentine est issu du Parti péroniste, le même que Carlos Menem qui avait pourtant mené une politique ultra-libérale il y a quelques années. Chavez au Venezuela est le symbole d’une gauche populiste, parfois autoritaire. Tabaré Vasquez en Uruguay, Michele Bachelet ou Alan Garcia au Pérou représentent une gauche plus traditionnelle, leurs partis sont membres de l’Internationale Socialiste. Ces gauches sont diverses et l’unité de l’Amérique Latine n’ira pas de soit, tant les contradictions sont fortes.


La lutte contre les inégalités, fondement de la gauche sud-américaines

Malgré tout, on retrouve partout des fondements communs. La réduction des inégalités est une priorité pour tous ces gouvernements. Le camp réformiste n’a de toutes façons pas le choix. Les fractures ethniques et sociales héritées de la colonisation se sont accentuées avec la toute-puissance américaine dans la région. Partout sur le continent, quelque soient les outils utilisés, la lutte contre les inégalités qu’elles soient économiques, sociales, territoriales ou culturelles constitue la priorité des gouvernements de Gauche. Lula a été porté par le Mouvement des sans-terres contestant justement une répartition des terres parmi les plus inégalitaires du Monde. La manne pétrolière sert à Chavez à mettre en place des politiques sociales. La lutte contre les inégalités et les discriminations constituaient la priorité de la candidate Bachelet.

Un mouvement social fort

Un des enseignements forts des victoires sud-américaines est que le mouvement social a toujours joué un rôle central dans les mobilisations, les victoires, et les transformations qui en résultèrent. On ne rappelle plus les liens entre le Parti des travailleurs de Lula et le forum social mondial de Porto Allegre. Morales, le « petit frère bolivien », est directement issu du mouvement syndical paysan. Ce sont la révolte populaire qui a poussé Kirchner au gouvernement. Les forces sociales ont du fait de ces situations un rôle particulier à jouer dans les politiques de transformation.


Sortir des dépendances économiques

La question des ressources naturelles prend sur ces questions un relief particulier. La nationalisation du gaz en Bolivie par le nouveau président Evo Morales a fortement marqué les esprits. Elle est le révélateur d’une politique forte et partagée par d’autres gouvernements sud-américains : la volonté de sortir de toute forme de dépendance économique. Le bénéfice de l’exploitation du Gaz bolivien était maximal pour quelques grandes multinationales, qui avaient bénéficié d’une situation politique confuse et du dogmatisme libéral imposant une privatisation rapide. Le pays s’enrichissait mais pas sa population, notamment indienne, victime d’une double discrimination économique et culturelle.

Une lecture trop rapide de ce cas d’exemple assimilerait la politique de Morales à un combat « contre l’impérialisme américain ». N’oublions pas que les premières entreprises propriétaires du gaz bolivien étaient brésiliennes et espagnoles. C’est de toutes les dépendances que souhaitent s’affranchir les progressistes sud-américains, y-compris européenne.


Une politique européenne à revoir

Car par ailleurs, et il faut le regretter, la politique européenne ne s’est guère distinguée de la politique américaine. Les accords bilatéraux de libre-échange avec les Etats-Unis signés par un grand nombre de gouvernements sud-américains n’en finit pas de semer la zizanie entre une gauche dite « sociale-démocrate » et une gauche qui serait plus « radicale ». Ce débat pouvait être relevant s’il existait une réelle alternative et si la coopération commerciale avec l’UE notamment se basait sur d’autres principes. Or, l’Union Européenne a fait pire que cela en matière commerciale, notamment en étant le premier acteur à pousser à la libéralisation des services, y compris public. Cela pour favoriser l’expansion de nos monopoles publics ou privés de services publics, que cela soit EDF pour l’électricité ou Vivendi pour l’Eau. Logiquement, sortir des dépendances fut également la reprise du contrôle public de l’eau ou de l’électricité en Argentine, dénonçant les sous-investissements et les tarifs exorbitants imposés par nos compagnies de « service public » européennes.


Sortir de l’endettement

Sortir des dépendances, c’est également la volonté de mettre fin au problème de la dette qui a emprisonné les peuples sud-américains. Les gouvernements argentins, uruguayens ou brésiliens l’ont bien compris. Dans le cas de l’Amérique Latine, la dette fut le poison qui a permis au FMI, à la Banque Mondiale et aux Etats-Unis d’imposer les politiques libérales, d’austérité sociale qui n’ont fait que renforcer les inégalités. La réappropriation des ressources doit permettre à ces pays de mettre fin à cette dette, dans bien des cas illégitime car concoctée par les dictatures passées. C’est toute la contradiction auxquels doivent par ailleurs faire face les gouvernements. Le cas brésilien est particulièrement criant : satisfaire les besoins sociaux criant ou se sortir d’une dépendance de long-terme. Il faut dégager des moyens toujours plus important. Ou affirmer sa souveraineté en s’accordant le droit de ne pas rembourser provisoirement comme l’a montré l’exemple argentin. Et les pays n’ont d’autres choix que d’utiliser des outils divers pour trouver ses ressources qui permettront de sortir de la dépendance financière : exploitation et réappropriation des ressources naturelles dans les cas vénézueliens et boliviens, politique commerciale tournée vers l’exportation agricole pour le Brésil, mais aussi à moyen-terme stratégie de spécialisations industrielles.

Une nécessaire mais complexe intégration régionale

Cette logique montrera très vite ces limites et il sera urgent de construire de réelles solidarités sud-américaines, une logique de coopération se substituant à la logique de compétition qui n’a cessé d’exister au sein même du sous-continent. La politique commerciale brésilienne ou argentine peut fragiliser les économies de petits pays voisins. La logique vénézuélienne est également porteuse de dangers car créatrices de divisions au sein de la gauche. Au nom de l’anti-impéralisme américain, le Venezuela paye au prix fort son influence, utilisant le pétrole comme une arme politique. Les accords commerciaux avec les Etats-Unis constitueraient un préalable selon Chavez à toute coopération régionale. En posant le débat en ces termes, Chavez enterre l’idée d’intégration régionale. La question est moins celle-là que celle de la nécessité de construire une politique commerciale coordonnée, qui serait alors suffisamment forte pour se défaire de la dépendance américaine, comme l’ont montré le vif débat entre les Etats-Unis et le Brésil sur la question de la zone de libre-échange des Amériques. Au sein de cet ensemble pourront se construire les alternatives.

Car l’intégration régionale ne devra pas être qu’économique. Les pays sud-américains pourront se servir de l’expérience européenne. Si l’intégration économique peut être un déclencheur, il est nécessaire de construire des coopérations sociales, des régulations politiques. D’autant plus nécessaire que les réalités de l’Amérique Latine sont diverses. La Communauté Sud-Américaine des Nations peut servir de base à ces coopérations. Pour l’instant, cette instance créé en décembre 2005 pâtit des confrontations entre alliances sous-régionales (CAN, MERCOSUR, TCP) et les contradictions internes. Poser ces difficultés en terme de crise de leadership régional, d’affrontement idéologique entre Chavez et Lula est réducteur. Il faut saisir les complexités régionales, insister sur la convergence des objectifs politiques. Les moyens différeront. C’est aussi cela qui fait la force de l’expérience sud-américaine, car ces différences permettent d’explorer des voies nouvelles (l’expansion des coopératives, la reprise des entreprises par les travailleurs, les formes d’échanges se substituant au seul commerce marchand…).


Rémi Bazillier

Wednesday, October 11, 2006

GPYF action with Actionaid on EPAs

European Union is renegotiating at the moment the European Partnership aggreements (the former Cotonou aggreements) with ACP countries. The basis of these negotiations is the principle of reciprocity, which will have huge negative consequences on the development of African countries.

In order to sensibilize Socialist MEPs on this problem, the Global Progressive Youth Forum, together with the NGO ActionAid will organize a Euro-African Forum in Brussels on 18th of October. I will publish here soon the finalized program. The day after, the PES Group organizes a conference on the same issue. We will present there a GPYF-ActionAid statement.

To know more on the EPAs:
The report of ActionAid: Why EU-ACP Economic Partnership aggreements poses a threat to Africa Development
The report of Oxfam: Unequal Partners - How EU–ACP Economic Partnership Agreements (EPAs) could harm the development prospects of many of the world’s poorest countries

Monday, October 09, 2006

Razzye Hammadi, président du MJS arrêté par la police

Razzye Hammadi, président du MJS arrêté par la police

lundi 9 octobre 2006

Alors que le Mouvement des jeunes socialistes organisait une conférence de presse suivi d’un spectacle des Yamakasi pour dénoncer et réclamer le retrait de la loi de prévention de la délinquance, son président, Razzye Hammadi a été arrêté par la police.

C’est à l’issue du spectacle des Yamakasi au cours duquel ces hommes araignées sont montés sur un immeuble pour dérouler le drapeau tricolore et affirmer leur attachement à la République que la police est arrivée. Tout se passait pour le mieux jusque là.

Une altercation a alors eu lieu entre un Yamakasi et un groupe de policiers. Razzye Hammadi est intervenu pour tenter d’apaiser les esprits et c’est alors qu’il a été embarqué en même temps que le Yamakasi. Certains journalistes sur place ont été pris à partie par la police alors qu’ils tentaient de filmer la scène.

Le Mouvement des jeunes socialistes réclame la libération immédiate de son président, Razzye Hammadi ainsi que celle du Yamakasi arrêté.

Le Mouvement des jeunes socialistes amplifiera les actions visant à sensibiliser les citoyens sur les risques que fait peser la loi de prévention de la délinquance.

Voir fiche du MJS à ce sujet

Saturday, October 07, 2006

Elections 2007: Pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente

"En finir avec la Françafrique en 2007, c'est un des objectifs de l'implication de SURVIE dans la campagne "2007: Etat d'urgence planétaire". Interpellés, les partis politiques et futurs candidats commencent à réagir. la mobilisation doit se poursuivre en Province. "

C'est ainsi que commence un article de Infocampagnes, le bulletin d'information et de liaison militante de SURVIE. Survie fait un bilan intermédiaire des rencontres avec les partis politiques. Sortir de la Françafrique, c'était une des douze propositions du MJS. Nous avons donc joué un rôle dans la sensibilisation du PS sur la question. Voici le résumé de SURVIE sur le lobbying au niveau du PS:

Le PS:
Le lobbying de Survie vis-à-vis du PS a été très actif depuis un an. Il a notamment été facilité par des invitations émanant de certaines compostantes du parti (courants, individualités ou jeunes du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS)). Des interventions des membres de Survie sur la Françafrique ont eu lieu à l'université d'été du PS de 2005 mais aussi au siège du PS lors d'un rendez-vous organisé par le CRID en mars 2006 et à l'occasion du colloque changer la mondialisation en avril, qui avait pour but de préparer le projet socialiste pour 2007.
A l'issue de ces rencontres, on constate un intérêt croissant de certains socialistes pour la dénonciation de la Françafrique de Chirac avec parfois une reconnaissance du rôle de François Mitterrand. Beaucoup d'entre-eux défendent la réforme de la coopération lançée par le gouvernement Jospin et la doctrine "ni ingérence, ni indifférence" (même si beaucoup de responsables du Parti penchent vraiment pour la seconde option).
Grâce (entre autre) à la pression de militants du MJS, le projet socialiste s'engage à "mettre fin à la France-Afrique". Il convient toutefois de rester vigilant car cette promesse n'est pas nouvelle au PS. A noter les quelques interventions sur l'Afrique de plusieurs candidats à la candidature (Fabius, Hollande, etc).

Friday, October 06, 2006

Elections communales en Belgique: Allez Anke, Brian, et les autres!

C'est dimanche. Elections communales en Belgique. Une petite pensée et un message de soutien à nos amis et camarades du MJS Belge et de ANIMO. Le système belge permet le panachage, ce qui fait qu'on peut être mal placé sur la liste mais remonter si un nombre suffisant de votants vous choisissent directement. La campagne électorale est donc un savant mélange de campagne pour la liste auquel on appartient et de campagne personnelle.
Donc sur son blog, on vote PS (Socialiste Wallon) et SPA (Socialiste Flamand) et en individuel pour Anke Van Lancker (7eme sur la liste de Bruxelles) et Brian Booth (. L'ancienne secrétaire internationale d'ANIMO et l'actuel secrétaire international du MJS Belge (j'adore sa "lettre aux ixellois"). Anke, Brian et les autres, on pensent à vous!

Tuesday, October 03, 2006

La "nouvelle recette miracle" pour les développment du Rwanda?

A lire, cet article de Colette Braeckman, reporter au journal belge Le Soir. La nouvelle stratégie de développement pour le Rwanda: les Fleurs pour l'exportation. Les paysans sont censés détruire leur plantation de bananes en attendant que les graines de fleurs leur soient fournis par le gouvernement. L'article développe très bien les problèmes sociaux, culturels pour la population rwandaise. Quand une politique, qui peut s'avérer judicieuse sur le simple plan économique, peut se révéler désastreuse en prenant en compte les aspects sociaux. La conclusion de Colette Braeckman (dont je vous conseille la lecture régulière de son blog):

Et, comme au Kénya, on verra alors les avions quitter le Rwanda chargés de fleurs tandis que les paysans quitteront leurs terres et les serres des autres pour s’agglutiner dans de nouveaux bidonvilles. Et est-il besoin de souligner, même si de telles considérations sont interdites au Rwanda, que la frustration des paysans pourrait bien prendre une tournure ethnique, que le régime, sans aucun doute, qualifiera alors de divisionniste…

Monday, October 02, 2006

Lula, le deuxième tour

Voici le communiqué rédigé par Yasmina, depuis Sao Paolo où elle représentait le MJS pour faire la campagne auprès des jeunes du PT. Deuxième tour dans un mois.

Dimanche 1 octobre les elections bresilienne.

Malgre les certitude d un seul tour au election bresilienne par les sondages Lula n atteint pas les 50% mais reste en tete avec 49,09% des voix et Geraldo Alckmin du PSDB fait quand a lui 41,09% et la candidate du PSOL, Heloisa Helena 06,85%. Ce resultat conduit le parti des travailleurs au second tour des elections portant un coup au second mandat de Lula.

Les elections se sont deroulé dans un contexte difficile pour le Parti des Travailleurs. Le bilan du president sortant est mitige est fait l objet de nombreuses critiques.

La societe bresilienne connait une forte segmentation des classes sociales. La classe moyenne etant la plus importante dans le jeu politique, elle a eue un role decisif dans ce vote, par un report des voie sur la candidate du PSOL issue des rangs du PT exclue quelques mois auparavant sur la question de la reforme sur la securite sociale.

Lula est en bonne position pour gagner malgre une presse unamine contre le president et l eclactement de scandales qui ont certes contribue a la perte de nombreux soutien notament de la classe moyenne. Mais le programme zero faim et les nombreuses reformes populaires sont des elements de poids pour la victoire de Lula meme au second tour.

En effet la classe populaire est la principale beneficiaire des reformes de Lula pour eradiquer la pauvrete. Les plus pauvres ont vu leurs conditions ameliorer. Le soutien aux principaux mouvements sociaux de sans-terre a travers une reformes agraires et le mouvement des sans-toitS avec la construction et la rehabilitation de milliers de logements dans les grande ville.

Malgre un programme social ambieux la politique economique reste la bete noire du president face la pression de la dette interieur et exterieur le gouvernement Lula a reussi a venir a bout de la dette du FMI et de l inflation des prix qui peser principalement sur les foyer les plus pauvres mais a poursuivi les politiques de rigueurs budgetaire de son predecesseur.

Les futurs chantiers pour la gauche bresilienne sont nombreux, l eradication durable de la pauvrete, la relance de l economie et de l emploi et la massification de l enseignemnt superieur encore reserve a une elite.

La victoire annoncee de Lula au Bresil est un espoir pour la gauche en Amerique Latine mais egalement pour la France et le parti socialiste en 2007.

Friday, September 29, 2006

Brésil: les Jeunes Socialistes Français soutiennent le Parti des Travailleurs et Lula pour l'élection présidentielle du 1 octobre.

Brésil: les Jeunes Socialistes Français soutiennent le Parti des Travailleurs et Lula pour l'élection présidentielle du 1 octobre.

A l'invitation du collectif jeunes du Parti des Travailleurs, le MJS participe actuellement au Brésil à la campagne électorale pour les élections présidentielles dont le premier tour se tient dimanche. Symbole du renouveau de la Gauche en Amérique Latine, la première élection de Lula avait marqué une réelle rupture par rapport au consensus néo-libéral des années 80 et 90. Dans un contexte très difficile, marqué notamment par la dépendance forte aux organismes financiers internationaux (FMI et Banque Mondiale), la Gauche Brésilienne a pu lancé pendant le premier mandat les jalons d'une politique alternative: plan Faim Zero, plan Prouni à l'université permettant un meilleur accès des populations défavorisées.. La Gauche a besoin de temps pour construire patiemment les bases de l'alternative sociale. Le MJS apporte tout son appui à Lula en souhaitant aux camarades du PT sa réelection dimanche dès le premier tour de l'élection présidentielle.
Yasmina Menchenaoui, secrétaire nationale aux activités internationales est depuis le 25 Septembre au Brésil où elle participe activement à la campagne au côté des jeunes du PT.

Thursday, September 28, 2006

Jospin will not be candidate..

For the ones that follow the pre-campaign in France (next presidential elections will be in May), Lionel Jospin just announced he will not run for the internal elections of the Socialist Party. The candidates have until october, 3rd to announce the candidature and the vote will be on november, 16th (first round) and 23rd (second round). Jospin also announced he will not support and vote for Segolene Royal. Not very surprising, as he made so much critics against her vision of the party. Segolene Royal, Dominique Strauss-Khan and Laurent Fabius will be candidate for sure. Lets see for Jack Lang. François Hollande, the chair of the party can also be even if the probability is low. The newspapers commented in the last days the split between Lionel Jospin and François Hollande, the first one critics against the other to not have call him to be candidate, and François critics against Lionel for more or less the same reason. A clear misunderstood between the two figures. Without the support of François Hollande, it would have been very difficult for Lionel Jospin to be candidate.

Read more (in French) about it:
- Nicolas Marandon "Pour lui, c'est non"
- Pierre Kanuty "La décantation a commencé"
- Arnaud Sanchez "on se souviendra de cette journée"

..And also visit the personal blog of Lionel Jospin (update: Lionel just published a letter explaining why he is not candidate, read here)

Wednesday, September 27, 2006

la IUSY appelle au retour à la démocratie en Thaïlande


Je parlais sur ce blog du coup d'Etat en Thaïlande. Voici la position de la IUSY rédigée par le comité Asie-Pacifique. Rien d'autres à ajouter. Je suis d'accord.
A lire aussi le communiqué de l'Internationale Socialiste.

IUSY calls for the return of Democracy in Thailand

IUSY is gravely concerned with the newest political development in Thailand. The military coup that took place on the 19th September led by the head of the Thai army, General Sonthi Boonyaratglin has further escalated political tensions and instability within the region.

The coup leaders have declared martial law and the suspension of the country’s parliament, constitution and constitutional court. Restrictions have been imposed on the media and gatherings of more than 5 people have been banned, with penalties of up to 6 months’ prison. Furthermore the ‘new thai leaders’ have banned all meetings and other activities by political parties including the formation of new political parties.

The government of Prime Minister Thaksin has been facing increasing discontent, following corruption allegations made earlier this year. The Thai Constitutional Court annulled a snap general election called in April as undemocratic, which was boycotted by the opposition parties and millions of voters. Since the election Thailand has been run by a caretaker administration, and has been struggling to get back to normal.


IUSY believes that Thailand has made substantial progress in the last 15 years since its last coup in stabilisng its democracy and becoming a beacon of light for democracy in the heart of South East Asia. Now as we see from this weeks events the country’s institutions have again proved to be weak and its military shown up to be still untrusting of democracy.

IUSY strongly condemns the involvement of the Thai military in the political process as this is totally against the fundamental principles of democratic governance. IUSY has no sympathies to the autocratic Prime Minister Thaksin but his removal from office must be done through democratic means and process. The military has done Thai democracy and rule of law a great disservice and undermines international confidence in the institution of governance in Thailand.

IUSY calls for an immediate return to democracy and the reinstatement of the country’s parliament, constitution and constitutional court. IUSY hopes that a peaceful resolution to the political crisis will be reached in which all human, civil and political rights of all citizens are respected.

Moreover, IUSY condemns the announcement of Gen. Sonthi Boonyaratglin leader of the military coup that new elections will take place in a year’s time once a new constitution has been drawn up. Elections, which have been scheduled for later this year, should take place as soon as possible and should be undertaken under the auspices of a properly constituted electoral commission.

Thursday, September 21, 2006

Time for the World Bank to listen to workers

Réunion annuelle des Institutions Financières internationales (IFI), Banque Mondiale et FMI. L'alliance pour le Travail Décent regroupant la CISL, Solidar, le Global Progressive Forum et le Global Progressive Youth Forum (je représente la IUSY et le GPYF dans cette coalition), travaille à faire pression sur ces organisations pour prendre en compte l'emploi et les conditions de travail dans les priorités de ces organisations. Ci-dessous, le communique des syndicats (Global Unions, CISL et CMT) sur les organisations internationales.

Time for the World Bank/IMF to listen to workers
18/9/2006

Brussels, 18 September 2006 (ICFTU OnLine): As government ministers from around the world prepare to meet with officials of the World Bank and International Monetary Fund at the institutions’ Annual Meetings in Singapore this week, the international trade union movement is weighing in on the major debates of the meetings, including reform of the IMF and the World Bank’s new anticorruption campaign.

In a joint statement released by the Global Unions group* and the World Confederation of Labour, the trade union movement proposes a major rethinking of the roles that the IMF and World Bank play in the global economy, in light of the growing number of countries that are questioning the institutions’ influence in domestic economies as well as their effectiveness in meeting major international challenges.

“We believe that the World Bank and IMF could play a positive role in furthering equitable globalization,” said ICFTU General Secretary Guy Ryder, “But they must adopt different approaches to issues such as privatization and labour market deregulation. Rather than insisting on harmful economic policy conditions, the World Bank and the IMF need to work more closely with trade unions, civil society organizations, and UN bodies such as the International Labour Organization to develop policies that support the decent work agenda.”

WCL Secretary General Willy Thys called attention to “the lack of policy coherence within the World Bank on its attitude towards decent work. On the one hand, the Bank has endorsed respect for the ILO’s core labour standards and produced studies showing their importance for development. But on the other, the Bank’s highest circulation publication, Doing Business, has designated countries that have no workers’ protection and are not even ILO members as the world’s ‘Best Performers’ for their labour regulations.”

The trade union movement endorses the view that the World Bank and IMF must redistribute country representation on their executive boards so that low-income countries have greater say in the matters that affect them – an issue that the IMF is expected to address in Singapore. The trade union statement further asserts that any new IMF measures aimed at avoiding international economic crises must be developed in an open and transparent manner and not include job-destroying austerity and structural adjustment conditionality. It also insists that the World Bank must improve its transparency, particularly in its heightened efforts to combat corruption.

“Better cooperation with and support for the rights of trade unions, civil society organizations and free media should be at the heart of the Bank’s anticorruption efforts,” said Ryder.

He pointed out that when the World Bank and IMF choose to work together with the international trade union movement and other civil society organizations, they could make important advances towards achieving the Millennium Development Goals. “The World Bank and IMF’s commitment at the 2005 Annual Meetings to deliver debt cancellation to the poorest countries stands as perfect example of the progress that can be made when these institutions cooperate and deal openly with trade unions and civil society,” Ryder said.

The ICFTU and WCL expressed strong disagreement with the decision of Singaporean authorities to prevent some civil society groups from entering the country to attend the meetings as well as outlawing demonstrations. They noted that trade unions had encountered problems at earlier IMF and World Bank meetings, notably in Dubai in 2003, when the local government – which bans trade unions – had attempted to prevent Arab trade unionists from attending the meetings. “If the World Bank and IMF truly believe in better relations with trade unions and civil society, they should refrain from holding their meetings in countries that do not fully respect the rights of these organizations to attend the meetings and express themselves freely,” said Willy Thys.

The full statement



* The Global Unions group is composed of the International Confederation of Free Trade Unions, Global Union Federations and the Trade Union Advisory Committee to the OECD.


The ICFTU represents 155 million workers in 241 affiliated organizations in 156 countries and territories: http://www.icftu.org ICFTU is also a partner in Global Unions: http://www.global-unions.org

Do you speak english?

Un billet sur le blog USA de Libé sur les problèmes de langue. LE dilemne au niveau international: "Le dilemme est le suivant: parler anglais pour être entendu ou parler français pour promouvoir sa langue." Les camarades présents au camp d'été savent de quoi je parle. Nos camarades francophones nous reprochant constament d'utiliser la langue de Shakespeare pour communiquer à la IUSY. Difficile équilibre à trouver et dilemne constant. Nous n'avons pas fini de nous écharpiller sur cette question, qui peut sembler technique mais est aussi politique.

Sarkozy, la fantome de l'Europe

Je n'ai pas habitude de citer Jean Quatremer, correspondant permanent de Libé à Bruxelles. Sur son analyse de l'Europe, on n'est pas d'accord sur grand chose. Jean Quatremer assimilait un peu vite les partisans du non à des "social-souverainistes" voyant dans l'Etat-Nation le seul cadre possible pour défendre l'Etat-Providence. Il était possible de s'opposer au texte constitutionnel sans proner un repli sur soi, sur le seul cadre national. Bref, il était possible d'être pro-européen mais exigeant sur les textes et politiques européennes. Bref, passons, ce n'est pas l'objet de ce post.. Le fait est que ce Jean Quatremer suit de très près l'actualité européenne sur son blog. Où l'on redécouvre o combien le verbe et le geste peuvent être séparés d'un ravin cher Sarkozy. Malgré son discours sur l'Europe, on voit quel intérêt il porte aux enjeux européens aux quotidiens. Quatremer se plaint de l'absence systématique de Sarkozy aux conseils des ministres européens.

"La France a-t-elle un ministre de l’intérieur ? On commence à en douter sérieusement à Bruxelles. Nicolas Sarkozy, qui est censé occuper cette fonction, sera en effet à nouveau absent du conseil informel des ministres de l’intérieur et de la justice qui a lieu demain et après-demain à Tampere, en Finlande. Alors qu’il va y être question d’immigration, un sujet d’actualité brûlante, et d’achèvement de l’espace judiciaire européen, le candidat à la présidentielle de l’UMP a jugé qu’il avait mieux à faire. Son porte-parole, l’inépuisable Franck Louvrier, que j’ai appelé ce matin, m’a dit que « le ministre avait jugé qu’il n’était pas nécessaire (sic) qu’il soit à cette réunion ». Ce qui est curieux, c’est que vingt-quatre autres ministres aient, eux, jugé leur participation « nécessaire »…"
Et la suite du billet est encore plus cinglante: "
Surtout, s’il estime devoir se consacrer tout entier à sa campagne, pourquoi reste-t-il à son poste ? Peut-être pour utiliser les moyens de l’Etat ?".
Lire "Sarkozy ou la fille de l'air"

NB/ 02/10/06 . Je modifie aujourd'hui la rédaction initiale de ce post, qui fut peut-être un peu rapide. Contacté par Jean Quatremer, celui-ci me fait remarquer qu'il n'a lui même parlé que de "social-souverainistes" et non de nationalistes et populistes. L'objectif de ce post n'étant pas de polémiquer sur ce point mais de parler de la non-présence de Sarkozy au niveau européen, j'ajoute cette précision.

Wednesday, September 20, 2006

Les services publics, essentiels à la lutte contre la pauvreté

Rapport d'Oxfam confirmant ce que l'on savait déjà:
« La mise sur pied de services publics dans les pays pauvres est fondamentale pour un monde sans pauvreté » déclare Bernice Romero, directrice des campagnes et du plaidoyer d'Oxfam International. « Quel investissement plus judicieux pourrait-on faire que celui nécessaire à la formation et à la rémunération d’enseignants et de travailleurs de la santé, ou à la construction d’installations sanitaires et d’alimentation en eau? ».

Les pays riches et la Banque mondiale font l’objet de critiques pour leur appui à des projets inappropriés du secteur privé visant l’approvisionnement en eau et la santé qui amenuise la capacité des gouvernements de fournir des services publics.
Lire le rapport "Dans l'intérêt du public: santé, éducation, eau et assainissement pour tous"

Les élections

Je n'avais pas rendu compte ici des résultats des élections du week-end. Deux faits principaux: la triste défaite des Sociaux-démocrates Suédois, et les bons résultats du SPD dans deux élections régionales en Allemagne.
Concernant la Suède, tout d'abord une pensée aux camarades de la SSU et de SSF. Ana, la présidente de la SSU était venu en France au Printemps pour nous apporter son soutien dans notre combat contre le CPE. J'étais moi-même allé en Suède pour expliquer le CPE et en expliquer les dangers (la Droite proposait une mesure similaire). Comme le dit Brian, il ne s'agit pas d'une bonne nouvelle, la même semaine où l'Europe doit adopter sa stratégie pour une Europe Sociale. Je vous invite à visiter le blog de Eric Sundstrom, ancien président de SSF (les étudiants) qui a très bien rendu compte de la campagne et l'excellente analyse de Peter Gustavsson, camarade social-démocrate suédois. A noter cependant: pour gagner, la Droite a du défendre, du moins en apparence, le modèle social suédois. Un bel exemple de victoire culturelle de la part de nos camarades sociaux-démocrates suédois. Malgré la défaite, la société reste sociale-démocrate.
Pour une analyse plus poussée, je vous invite à lire les analyses de l'observatoire des élections en Europe de la Fondation Robert Schuman (pas vraiment de notre bord politique, cette fondation, mais elle a le mérite de faire de sérieuses analyses des élections). Donc l'analyse du scrutin, l'analyse à J-7 et l'analyse des résultats.

En Allemagne, belle victoire du SPD à Berlin. La vrai question: la coalition avec le Linsk Parti va-t-elle être reconduite? Dans le deuxième land (celui d'Angela Merkel), entrée fracassante du NPD, les néo-nazis au Parlement régional, et ça ca donne des frissons. Tiens puisque nous parlons d'extrême-droite, aujourd'hui c'est la mobilisation contre la venue de Le Pen à Valmy. Voir ce que le MJS a préparé pour l'occasion.

Tuesday, September 19, 2006

Thaïlande, le coup d'Etat

J'avoue ne pas être un spécialiste de la politique Thaïlandaise. Tout ce que je sais, c'est que l'armée a affirmé avoir renversé par les armes le premier ministre. Comme à d'autres époques, dans d'autres régions.

"Dans une déclaration également télévisée, le général Sonthi, premier musulman à diriger l'armée de terre en Thaïlande, pays largement bouddhiste, a déclaré que cette prise de pouvoir était temporaire et que le gouvernement serait "rendu au peuple thaï dès que possible". Il a précisé que "le gouvernement démocratiquement élu [de M. Thaksin] avait provoqué une division sans précédent de la société thaïlandaise"."
A vrai dire, je n'en sais rien. Je n'aime généralement pas ce genre de déclarations. Si même les putschistes utilisent cette verbologie "le gouvernement démocratiquement élu", ce n'est pas bon signe sur les intentions des nouveaux "maitres du pays". Comme d'habitude, la lecture de la presse ne permet pas d'y comprendre un peu plus. On n'y apprend seulement que :
"M. Thaksin, riche homme d'affaires de 57 ans, dirige la Thaïlande d'une main de fer depuis 2001. Depuis quelques semaines, une nouvelle campagne pour l'évincer avait été lancée par ses adversaires. En août dernier, au lendemain de la découverte d'une voiture chargée d'explosifs près de sa résidence, M. Thaksin avait accusé des officiers de l'armée d'avoir voulu attenter à sa vie."
Il me faudra donc un peu plus de temps pour vous décrypter cet énigmatique coup d'Etat.

Sarkozy, le caniche de Bush

On le savait déjà. On en a la confirmation. La visite "officielle" de Sarkozy aux Etats-Unis est révélatrice d'une véritable fracture au sein de la droite française: entre la droite libérale américaine et une version plus traditionnellement gaulliste portée par Chirac. Cela nous rappelle bizarrement l'attitude d'Aznar, rompant en Espagne avec un certain consensus pour mettre en place une politique suiviste symbolisé par la fameuse photo des Açores (Bush, Blair, Aznar supportant ensemble la guerre en Irak), ou la politique étrangère de Berlusconi, jettant dans la rue des millions de citoyens. Ce qui est frappant est que ces pays sont depuis complètement revenus sur cette politique étrangère. Les espagnols ont quitté l'Irak, les Italiens jouent le jeu de l'Europe au Liban. Alors Sarkozy: (i) vrai danger pour la politique étrangère de la France, (ii) porteur d'un isolement à l'échelle européenne à l'heure de la construction d'une politique étrangère commune.
Comme le disait Vedrine ce week-end à Mescoat, la France doit cesser de se croire en seul modèle universel ("soit c'est vrai et les autres pays nous suivent, soit c'est faux et tout le monde se fout de notre gueule") mais plutôt doit chercher à se poser en défenseur de la diversité, de la pluralité, du respect du multilatéralisme au niveau mondial. Mais le fait d'aller dire aux Américains que la France est trop arrogante constitue une réelle faute politique. Qui sur le plan international a mené une politique hyper-arrogante, ne respectant aucun cadre international, sur-de-lui avec les conséquences que l'on sait...? D'abord le gouvernement de Bush. C'est cela l'idéal de Sarkozy?

Sunday, September 17, 2006

International is coming back

Come back from some days-off. Journée de rentrées du PS et du MJS Finistère consacré à l'international. Comme quoi les débats internationaux, du Proche-Orient à l'Amérique Latine, de l'Afrique aux pays émergents peut intéresser et faire débattre. Beaucoup de débats. J'intervenais dans le débat organisé le MJS sur la Françafrique. Extrêmement intéressant. De très bonnes interventions de la salle et un constat partagé. L'après-midi, Hubert Védrine nous livre une analyse globale. Sans être d'accord sur tout, on retient la mise en perspective, la lucidité. L'hyper-réalisme parfois. Une idée lançée: organiser un large forum de débats avec les pays africains, impliquant les gouvernements, l'opposition, la société civile, les artistes sur leur analyse, leurs demandes ou critiques sur tous les aspects de la politique en Afrique. Un an de débat avant de redéfinir une politique.
De retour à Paris ce soir, je repars demain matin dans le Loiret pour leur fête de la Rose.

Thursday, September 07, 2006

Un logement, des papiers une école!

Collectif des 1000 de Cachans: Un logement, des papiers, une école!

Wednesday, September 06, 2006

Ce soir Mercredi: Rassemblement Togo

18h00, place du Chatelet (et non Place de la Madeleine comme annoncé initialement).

• contre l’impunité des auteurs des violences perpétrées en 2005

• contre la fraude électorale massive qui a permis la prise de pouvoir de Faure Gnassingbé en avril 2005

• contre la mainmise du clan Gnassingbé sur le Togo

• contre le soutien de la dictature par le président Jacques Chirac, les autorités françaises et les réseaux de la Françafrique

• pour le retour des réfugiés togolais

• pour le maintien des sanctions de l’Union Européenne contre le régime

• pour l’instauration de la démocratie au Togo.

Voir l'appel complet ici

Monday, September 04, 2006

Interview Cap Finistère sur la Françafrique

Samedi 16 septembre, je me rends dans le Finistère à l'invitation de la fédération du PS et du MJS du département, pour leur fête de la Rose annuelle. L'invité principal est cette année Hubert Védrine. J'y anime un débat sur la Françafrique. Retrouvez ci-dessous mon interview pour leur journal fédéral.

Ni ingérence, ni indifférence


Rémi Bazillier, secrétaire national du MJS chargé de l’International, animera, le 16 septembre, à Mescoat, un atelier consacré à la Françafrique.

Cap Finistère : Peux-tu nous donner une définition de la Françafrique ?

Rémi Bazillier : La Françafrique est un système néo-colonial bloquant le développement des anciennes colonies françaises par un détournement systématique des rentes créées par les ressources naturelles et de l'aide publique au développement. Pendant de longues années, la Françafrique a enrichi les dictateurs africains et leurs complices français, tout en maintenant dans l'extrême pauvreté les populations locales. Ce système a favorisé les dictatures, les guerres et les déstabilisations des gouvernements démocratiques. Maintenir sous dépendance économique et politique les anciennes colonies était son principal objectif.
Aujourd'hui, le système s'est profondément transformé. Il n'est plus centralisé comme il pouvait l'être sous la période De Gaulle / Foccard. Les acteurs se sont multipliés. Sur le plan économique, le système s'est largement criminalisé et internationalisé. Beaucoup considèrent que la Françafrique est aujourd'hui un système passé. Malheureusement, il n'en est rien et Chirac l'a montré de la manière la plus cynique. Nous l'avons vu encore récemment au Togo ou au Tchad.

Cap Finistère : Les torts des gouvernements africains et français ne sont-ils pas partagés ?
Rémi Bazillier : La France a une responsabilité particulière pour avoir soutenu, financé et armé ces gouvernements dictatoriaux, agissant contre l'intérêt des peuples africains. Omar Bongo avait utilisé cette curieuse phrase : "La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant ; l'Afrique sans la France, c'est une voiture sans pilote". La France s'est servie, puisant largement dans les ressources naturelles de ces états. Mais il est vrai que beaucoup de gouvernements africains l'ont largement accepté, les chefs d'états en profitant pour s'enrichir. La Françafrique s'est construite sur cette large complicité entre le gouvernement français et les dictateurs africains. Cela s'est fait contre les intérêts des peuples africains et dans l'indifférence la plus complète en France. Mais il faut bien comprendre que beaucoup de ces dictateurs ont été souvent mis au pouvoir par la France, utilisant toute sa puissance militaire et ses intérêts économiques.

Cap Finistère : Peut-on effacer de façon unilatérale plusieurs siècles de relations entre une partie de l’Afrique et la France ?

Rémi Bazillier : Soyons clair, il n'est pas question d'effacer nos relations avec l'Afrique. Nous avons une responsabilité historique particulière. Lionel Jospin définissait assez bien les bases d'une nouvelle relation à l'Afrique : "Ni ingérence, ni indifférence". C'est un réel partenariat qu'il faut construire mais il ne s'agit pas de nous retirer.

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Sunday, September 03, 2006

De retour d'Italie

De retour de la festa "Eurogénération". Les camarades de SG Basilicata ont repris l'initative du MJS France lançé au festival de la IUSY: la WebTV. Retrouvez donc ici mon interview pour cette webtv de la Sinistra Giovanile avec la réponse à une question plus que large.. "Quelle représente pour toi la génération euromed pour la paix?". Je suis pas sur d'avoir bien compris la question. ;-)
Je vous laisse découvrir ma réponse, ainsi que mon formidable accent anglais. No comment.

Friday, September 01, 2006

Eurogénération pour la Paix

Je m'envole ce soir pour le Sud de l'Italie où je prendrai la parole dans une conférence organisée par la Sinistra Giovanile: "Euromed génération pour la Paix". Je compte revenir évidemment sur la situation au Proche-Orient, mais pas seulement. On ne peut aborder ces questions sans parler des déséquilibres Nord-Sud et des phénomènes de migration.

Voici mon panel: Euromed Generation for Peace

Gianni Pittella – Europarlamentare Ds
Roberto Speranza – Sg Nazionale
Giacomo Filibeck- Presidente Ecosy
Laura Castro – Vicepresidente ecosy – Spagna
Remì Bazillier – Responsabile esteri MJS Francia
Francisco Andrè –Vicepresidente Ecosy Portogallo
Salih Kekec– Responsabile esteri Sodev - Turchia

Présentation de la conférence

Appel à mobilisation contre la visite en France du dictateur Togolais Faure Gnassingbé


Faure Gnassingbé, dictateur du Togo, rend visite du 6 au 8 septembre à son parrain Jacques Chirac qui l’a aidé à s’emparer du pouvoir au terme d’un triple coup d’Etat militaire, constitutionnel et électoral en avril 2005, qui s’est soldé par un bain de sang : par des centaines de morts et des dizaines de milliers de réfugiés.

Il cherche par tous les moyens à se faire légitimer. La vérité est que malgré le soutien de Jacques Chirac, le putschiste Faure Gnassingbé n’est pas le président élu du Togo. Pour l’écrasante majorité des Togolais, l’homme qui vient se faire adouber à l’Elysée est un criminel et un usurpateur.

Voilà pourquoi les organisations de la diaspora togolaise en France et en Europe ainsi que leurs alliés démocrates africains et français, qui se sont rencontrés le 28 août 2006, appellent l’opinion publique à manifester :

• contre l’impunité des auteurs des violences perpétrées en 2005

• contre la fraude électorale massive qui a permis la prise de pouvoir de Faure Gnassingbé en avril 2005

• contre la mainmise du clan Gnassingbé sur le Togo

• contre le soutien de la dictature par le président Jacques Chirac, les autorités françaises et les réseaux de la Françafrique

• pour le retour des réfugiés togolais

• pour le maintien des sanctions de l’Union Européenne contre le régime

• pour l’instauration de la démocratie au Togo.

Les organisations soussignées appellent à :

• une manifestation à Paris, le dimanche 3 septembre 2006, à 14 h, de la place de la Bastille à la République.

• un rassemblement à Paris, le mercredi 6 septembre, à 18 h, place du Chatelet

Une conférence de presse sera organisée à l’Assemblée Nationale, le mardi 5 septembre à 10 h.


PREMIÈRES ORGANISATIONS SIGNATAIRES :

Les Organisations de la Diaspora Togolaise en France (CDPA, CTR, RNDP, UFC, ...) , ACT, Sursaut Togo, CACIT, ARECA, TEC, GAD, Aube Nouvelle, MO5, COFANZO (Burkina-Faso), Les Verts, Parti Communiste Français, Ligue Communiste Révolutionnaire, Mouvement des jeunes socialistes, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, Survie, Mouvement des Indigènes de la République, Comité de Soutien au Peuple Togolais, Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde, Association des travailleurs Maghrébins de France, Confédération Nationale du Travail ...


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