Thursday, May 03, 2007

Mais qu'a donc à cacher... la cellule africaine de l'Elysée..?

A Nicolas Sarkozy qui se félicitait hier de l'état de la Démocratie française, il est permis d'en douter avec cet épisode épique, qui surprendrait beaucoup de nos voisins. Deux juges souhaitent enquêter sur les possibles blocages dans l'affaire Borrel par l'Etat français. Ils se rendent à l'Elysée mais les gendarmes leur refuse l'accès au nom de l'immunité du chef de l'Etat. L'Elysée est un site militaire plaçé sous la protection des gendarmes. Mais la perquisition ne vise pas le chef de l'Etat mais la cellule africaine de l'Elysée.. Peu importe. Les juges contactent le responsable militaire de la préfecture de Paris qui pourrait donner l'ordre de laisser rentrer les juges. Rien à faire. La demande devait être faite avant. Les juges repartiront penauds..

Mais que cherche-t-on à cacher à la cellule africaine de l'Elysée? Mais dans quelle République vit-on où le pouvoir exécutif est complètement à l'abris de toute enquête judiciaire? Quel est le contrôle démocratique de cette fameuse cellule africaine?

Vraiment, il est temps de changer tout ça..

Wednesday, May 02, 2007

Charlety and Mayday

Mon post sur le concert-meeting de Ségolène Royal hier à Charlety, c'est ici. La déclaration d'ECOSY pour la fête du travail, c'est là.

Tuesday, May 01, 2007

Happy mayday!

Manifeste du 1er mai de la CSI

Illustration de l´article

Rassemblés le 1er mai, les travailleurs des quatre coins du monde célèbrent les réalisations du mouvement syndical et fêtent tous ceux qui ont tant donné pour la justice, l’égalité et la dignité humaine.

Chacun a droit à un travail décent ainsi qu’à une vie décente. Pour ceux qui aspirent à ces droits, la détermination et la volonté collective du syndicalisme fera de cet espoir une réalité. Pour ceux qui jouissent déjà de ces droits au quotidien, leurs syndicats les défendront et les maintiendront.

L’unification historique du mouvement syndical mondial, il y a six mois, nous a offert de nouveaux moyens et une nouvelle vitalité dans notre quête pour un monde meilleur. Nous exploiterons au maximum ce nouveau dynamisme, afin d’apporter notre solidarité à tous ceux qui en ont besoin et afin de changer le cours de l’économie mondiale en vue de servir les intérêts de la majorité.

Nous maintenons résolument notre engagement à construire un monde meilleur, où le progrès économique sert les besoins sociaux et où ceux qui vivent dans la pauvreté ou en marge de la société se voient offrir des vies décentes et épanouissantes. Les valeurs universelles qui ont étayé plus d’un siècle de fière histoire syndicale restent aussi pertinentes aujourd’hui qu’à la naissance de notre mouvement.

Nous nous opposons à toute forme d’oppression et d’exploitation. Nous proclamons notre détermination à poursuivre la lutte contre tous ceux qui cherchent à profiter de la privation, de la discrimination et du désespoir. Nous sommes unis à toutes les femmes et à tous les hommes qui subissent une violation de leurs droits en tant que travailleurs et en tant qu’êtres humains. Nous les aiderons avec tous les moyens possibles. Nous condamnons tous ceux qui profitent de la misère d’autrui et nous poursuivrons la lutte contre les excès de l’avidité d’entreprise. Nous maintiendrons notre lutte pour un monde où chacun pourra mener une vie sûre et paisible, loin des menaces de la violence, de la guerre et de la destruction.

Les générations actuelles ont l’avenir de la planète entre les mains. Nos actions laisseront une trace indélébile sur la vie des enfants de ce monde et de celui à venir. Nous accomplirons notre devoir : nous travaillerons pour une économie durable, le progrès social et dans la réalisation d’un système commercial équitable dans lequel les droits des travailleurs sont respectés et le potentiel pour le développement n’est pas diminué, nous jouerons notre rôle dans la lutte contre le changement climatique, nous fournirons un enseignement ainsi que des soins de santé pour tous et nous ferons face aux énormes défis auxquels nous serons confrontés en tant que communauté mondiale.

Nous cherchons un monde où toutes les nations peuvent coopérer pour le bien commun, pour la construction et le maintien de l’équité et de la justice au niveau des relations économiques. Nous cherchons un monde où aucun pays n’est laissé en arrière plan et où les espoirs de vie décente de tous les hommes, de toutes les femmes et de tous les enfants sont réalisés. Nous nous engageons, pour servir les grandes traditions durables de notre mouvement, à faire de ces espoirs et de ces rêves des réalités.

Bruxelles, 1er mai 2007

Monday, April 30, 2007

Elections au Mali: vers un deuxième tour?

Elections présidentielles hier au Mali. Le président sortant ATT était candidat à sa réelection, soutenu par une large coalition de partis et d'association. Face à lui, le principal candidat est IBK (que nous avions rencontré lors du Forum Social Mondial de Bamako), président de l'Assemblée Nationale et candidat du RMP (Rassemblement pour le Mali, membre de l'Internationale Socialiste et de la IUSY). La plupart des opposants se sont rassemblés dans le Front pour la Démocratie et la République (FDR). En cas de second tour, les membres de cette coalition inédite regroupant les militants du RPM, des dissidents de l'ADEMA (autre membre de l'Internationale Socialiste, qui a fait le choix de soutenir le président sortant), le PARENA et d'autres forces politiques, appelleront à faire barrage à la réelection du général Président.

ATT est considéré comme "le père de la démocratie" par de nombreux maliens. C'est un général qui a rendu le pouvoir aux civils après la révolution de 1991. Il était toutefois revenu en politique lors de la dernière élections présidentielles se proclamant "indépendant" et hors du système des partis, renforçant la défiance des maliens envers les partis. Partisan d'un "consensus à la malienne", proposant des postes de ministres à tous les opposants, il a anesthésié la politique malienne, lissant les clivages et rendant d'autant plus difficile l'alternance.
Fortement critiqué pour le système clanique et corrompu qu'il aurait mis en place, son bilan avait été dénoncé dans un ouvrage anonyme qui a beaucoup circulé sous les manteaux "ATTcratie".

Selon des premières estimations fournis par le secrétaire général des jeunes de l'ADEMA France, les résultats seraient très serrés entre ATT et IBK, ouvrant peut-etre la voie à un deuxième tour. Le taux de participation serait très faible, compris entre 12 et 17%. Toujours pas de résultats officiels cependant.

Article du Soleil sur les élections.

Wednesday, April 25, 2007

Wolfowitz, dehors!

C'est le débat du moment à la Banque Mondiale. Paul Wolfowitz, herault de la lutte anti-corruption et chevalier blanc de la bonne gouvernance a été pris la main dans le sac à vouloir replacer sa compagne dans des conditions somme toutes sacrément avantageuses. Les appels à la démission se multiplient aux Etats-Unis (voir les éditaux du Washington Post) comme en Europe (édito du Monde). Effectivement, on voit mal comment il pourrait en être autrement. Mais j'invoquerais ici plusieurs raisons, qui sont étrangement absentes du débat. On peut débattre à foison de responsabilités personnelles. Il est important de faire le lien avec les politiques préconisées par l'institution. Deux remarques.

  • Il y a un débat très sérieux entre économistes sur le "degré d'acceptabilité de la corruption". Je m'explique. On veut aider massivement les pays pauvres. Mais on veut également ne pas gaspiller l'argent. Problème: plus les conditions sont drastiques, plus on a du mal à distribuer l'aide. Résultat: de nombreux programmes d'aide ne sont pas utilisés du fait de ces conditions liés à une bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption (le FED européen en est un parfait exemple). Si on veut donner plus, il faut également accepter d'avoir des conditions moins strictes. Il y a donc un problème d'arbitrage entre le montant de l'aide et les conditions fixés. Au sein de la Banque, plusieurs lignes s'affrontent. Celle de Wolfowitz, se posant en défenseur de la "tolérance zéro" sur la question de la corruption. Si corruption est détectée, on coupe tout. Et la ligne des européens considérant qu'il faut se montrer pragmatique en considérant également la nécessité de l'aide. On ne peut proner la tolérance-zéro pour les pays en développement et ne pas se l'appliquer à soi même. Wolfowitz doit démissionner, ou "se faire démissionner". Les actionnaires de la Banque, européens en tête doivent retirer leur confiance au Président de la Banque immédiatement.
  • Autre sujet de mécontentement qui est passé complétement inaperçu et justifient pour moi tout autant le départ de Wolfowitz. Très discrètement, Paul Wolfowitz a annonçé sa volonté de réorienter les politiques de la Banque en se concentrant sur deux pilliers: le soutien à la croissance économique et la lutte contre la corruption (tiens, tiens). C'est un brutal retour en arrière pour la Banque qui cherchait depuis 2001 à réorienter sa politique en faveur de la lutte contre la pauvreté, le développement des systèmes éducatifs et de santé. Cet infléchissement était déjà insuffisant, la remise en cause du consensus de Washington bien timide. Mais-là, on revient 20 ans en arrière. Connaissant l'idéologie dominante à la Banque, on voit bien ce que le soutien à la croissance économique veut dire: libéralisation, privatisation, dérégulation. Les européens sont restés bien silencieux sur cette annonce. Pourtant, à 27, nous sommes les premiers actionnaires de la Banque. Les européens doivent clairement annoncer leur volonté de positionner la Banque Mondiale sur le domaine de la lutte contre la pauvreté, du développement des infrastructures, des systèmes éducatifs et de santé. Paul Wolfowitz semble avoir une autre vision. Les européens doivent obtenir son départ pour permettre un infléchissement dans la politique de la Banque Mondiale.
La polémique sur Wolfowitz est saine, mais elle est insuffisante. Il est nécessaire de revenir également sur la politique menée par la Banque Mondiale. Le départ de Wolfowitz peut être salvateur, mais il doit permettre aussi un infléchissement de la politique de la banque.

Tuesday, April 24, 2007

Ségolène Royal et la Mondialisation

Le collectif "Etat d'urgence planétaire" a présenté aux différents candidats à l'élection présidentielle une série de revendications liées à la mondialisation, aux inégalités Nord-Sud, à la politique de coopération... (voir la liste des revendications par thème) . Ségolène Royal a répondu au questionnaire envoyé par la coordination Sud et le collectif. Sa réponse permet d'y voir plus clair sur la vision d'un Monde juste et solidaire portée par la candidate socialiste.
Lire sa réponse .

Coordination Sud a par ailleurs analysé les programmes des candidats Royal et Sarkozy sur ces mêmes thématiques. Prenez le temps de le lire. Le contraste est flagrant.

Aide Publique au développement, réforme de la coopération, réforme du système de gouvernance internationale, particpation des acteurs non-gouvernementaux, il y a clairement une différence entre la candidate de la Gauche et le candidat de la Droite.

Pour un autre Monde, un autre mondialisation, votez Royal le 6 Mai!

Mexique: La gauche pour l'avortement

Pour faire mentir tout ceux qui considéraient que la gauche (le PRD) et la droite (le PAN et le PRI) représentaient la même chose au Mexique, j'attire votre attention sur le débat en cours dans ce pays concernant l'avortement. La droite y est férocement opposée. Le projet est porté par le PRD, parti du candidat malheureux à la présidentielle Lopez Obrador, et par la municipalité de Gauche de Mexico.

Voir l'article du Figaro sur le sujet.

Pour mémoire, Lopez-Obrador a perdu les dernières élections présidentielles par quelques milliers de voix. Les Zapatistes, sous-commandant Marcos en tête, avait refusé d'appeller à voter pour la Gauche, préférant leur "autre campagne" à l'alternative politique au Mexique.

Tout mon soutien aux camarades du PRD dans leur combat.

soutien des Jeunes Tarayya du Niger

REPUBLIQUE DU NIGER

PARTI NIGERIEN POUR LA Niamey, le 23 Avril 2007

DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME

‘’ORGANISATION DES JEUNES TARAYYA’’

Aux

Camarades du M.J.S. (France)

Objet : Soutien à la Candidature Présidentielle

Camarades,

Nous, Jeunes Tarayya du Niger avons appris avec joie le brillant exploit du Parti Socialiste Français et de notre Camarade Candidate Ségolène Royal suite au 1er tour des Elections Présidentielles du 21 Avril 2007.

En cette circonstance de joie et surtout de courage, notre organisation, la Jeunesse Tarayya apporte son Soutien total et indéfectible au Parti Socialiste en général et à notre chère et ‘’battante’’ Camarade Candidate.

Nous sommes de cœur avec vous pour faire triompher le changement.

Nous prions le bon Dieu pourqu’il nous aide dans ce noble Combat en mobilisant autour de notre Camarade Candidate Ségolène Royal le maximum d’électeurs français pour que ‘’la France gagne’’.

Vive le Socialisme International !!!

Salutations socialistes

P.O le bureau

SIDO HASSANE ISSA

Vice Président de l’O.J.T.

Monday, April 23, 2007

Le jour d'après...

Mon post sur la soirée électorale du 22 avril 2007.

A lire également, le compte-rendu du camarade suédois Eric Sundstrom qui était à Paris pour le week-end électoral.

Free Burma!

Signez la pétition d'ECOSY sur la Birmanie!

Free Aung San Suu Kyi


ECOSY - Young European Socialists campaign for freedom in Burma (more info). The European Union has to take a stronger stand towards the regime in Burma that continuous to violate basic human rights. Young European Socialists and Social Democrats demand:

We demand EU Support for further UN Security Council action:

  • The EU has to make a strong stand within the UN Security Council to make sure a new resolution will be proposed
  • The EU will also have to lobby at several governments making sure this time an agreement will be reached!

We have to support the ILO actions on Burma to send the military regime to the ICJ on the claim of forced labour:

  • The ILO actions are based on the claim of wide use of forced labour within Burma. The Military junta is responsible for these violations of human rights. Therefore the Military junta has to be brought to the ICJ.

Extend assets freeze on government owned enterprises and government officials:

  • This is already the case, although is could extended. Besides that, we want all assets of government officials to be freezed immediately! They are the real criminals!

Discourage imports B timber and MTE company on banning list:

  • There is no EU discouragement policy on B timber at the moment. While B timber is the largest source of income for the military junta. We have to implement such a discouragement policy as soon as possible!

The importance of tri partite dialogue has to be emphasized !

  • The best way to achieve democracy in Burma is through the tri partite dialogue, including all ethnic minorities, the opposition party NLD and the military junta. The EU has to clearly show that the find this important!

The EU has to increase support for projects to promote human rights and democracy:

  • We need the democratic forces in and outside Burma to achieve democracy. The EU has to strengthen these democratic forces through subsidies and organisational trainings. The EU does send out humanitarian help to Birma, we are very happy about this. We do, however, feel this should be strengthened within the Common Position.

Strengthening cooperation on B with China, India and ASEAN:

  • The EU has to lobby heavily on the diplomatic level within the ASEAN. Especially within this network a lot of diplomatic pressure. India and China have the strongest relationships with Birma, both diplomatically as economically. They both invest heavily in the regime, and export weapons to the regime in Birma.
  • There is a strong chance a special free trade agreement between the EU and ASEAN will be signed in the coming months. In order to go ahead with this agreement, strong and strict agreements have to made on the case of human rights. Of course a special focus has to be placed on Burma.

Friday, April 20, 2007

Zapatero soutient Ségolène

C'est quand même étrange. La presse en parle très peu ce matin. Zapatero, chef du gouvernement espagnol et leader socialiste, est venu apporter son soutien à Ségolène Royal hier à Toulouse. C'est quand même un fait politique marquant. Le président qui a fait voter la loi sur les violences faites aux femmes, le mariage homo, le retrait des troupes espagnols d'Irak, la réorientation du modèle économique espagnol. Tout-çà, c'est Zapatero. Et un chef de gouvernement qui s'engage aussi clairement pour la candidate socialiste, cela ne va pas de soit. Qui a-t-on vu aux meetings de Sarkozy ou de Bayrou? Lorsqu'on met en doute sa crédibilité internationale, on oublit étrangement ces marques internationales de soutien. En 2002, c'était Lula qui était venu soutenir Jospin, dans l'indifférence générale. L'international ne fait pas "vendre".. Et pourtant..

Thursday, April 19, 2007

Evidemment je vote Royal

Dimanche 22 Avril. 20h. Nous saurons alors si la France prend la direction du changement, ou si la confusion idéologique, les multiples expressions de la crise démocratique auront eu raison du nécessaire débat Droite-Gauche au second tour. Evidemment, mon vote ira dès le premier tour pour Ségolène Royal, candidate du Parti Socialiste. C’est sans aucune hésitation, en dépit de toutes les critiques adressées à sa personne. Retour sur les quelques raisons qui rendent mon choix incontournable.

L’élection présidentielle ne sert à qu’une chose: élire un Président (ou une Présidente).

On peut regretter le poids trop important donné à l’élection présidentielle, la personnalisation du pouvoir qu’elle incarne, le déséquilibre de nos institutions. Le fait est qu’aujourd’hui, on vote pour élire un président. On ne vote pas pour “créer de la nuance”, “voter stratégique”. On vote pour la personne que l’on souhaite voir devenir Président de la République, et par ce biais, le camp politique que l’on souhaite voir gouverner. Après 5 ans de Droite, 12 ans de Chiraquisme, il est urgent de donner à la Gauche la capacité de gouverner. Donner à la Gauche la capacité de gouverner, c’est élire Ségolène Royal Présidente de la République. C’est basique, mais ca mérite d’être répété.

Contre la personnalisation du pouvoir, je vote pour un camp politique

J’ai trop entendu de discours d’amis, de camarades même, déclarant ne pas supporter la personne de Ségolène Royal et choisir en conséquence de mettre un bulletin de vote d’un autre parti dans l’urne. Soyons clair. Je ne suis pas fan de la méthode Royal. Il y aurait beaucoup de choses à dire. Mais je vote d’abord pour un parti politique, pour un camp, celui de la Transformation Sociale. Ségolène Royal ne gouvernera pas seule, il lui faudra ensuite une majorité parlementaire, le premier ministre sera issu de cette majorité parlementaire. J’ai toujours combattu la personnalisation de la politique qui a tendance depuis de nombreuses années à dépolitiser les enjeux. Je milite pour un changement des institutions réequilibrant les pouvoirs au profit du Parlement. Je milite pour la VIe République. Cela tombe bien, c’est aussi ce que souhaite ma candidate. Raison de plus pour ne pas se laisser influencer par de telles considérations au moment de mettre son bulletin dans l’urne.

Des propositions de Gauche pour une Présidence à Gauche

On a beaucoup glosé sur le Pacte Présidentiel de Mme Royal, sur ses prétendus problèmes de chiffrage. Soit. Pourtant quand on sonde les Français sur les propositions des différents candidats, c’est celles proposées dans le Pacte Présidentiel qui sont le plus populaires. Qui propose comme première loi adoptée par le futur Parlement, une loi contre les violences faites aux femmes? Qui propose l’allocation-Autonomie pour les Jeunes et le “Droit au Premier Emploi”? Qui propose une augmentation annuelle du budget de la recherche de 10%, satisfaisant ainsi les revendications du mouvement “Sauvons La Recherche”? Qui propose le droit de vote des étrangers aux élections locales? Le SMIC à 1500 euros? Un nouveau service public de la caution pour les locataires? Le service public de la petite enfance? La création d’un impôt-citoyen se substituant à l’impôt sur le revenu et à la CSG, renforçant ainsi la progressivité du système? Qui propose que l’Etat se substitue aux maires pour construire partout 20% de logements sociaux? Certainement pas M. Sarkozy, ni même M. Bayrou. On peut raisonner à foison sur le vote stratégique. Mais on vote avant tout pour que des mesures ayant un impact sur la vie des gens puissent-être mises en place.

Le Vote Bayrou? Le vote utile…Pour Sarkozy!

C’est la blague de cette élection. La plus belle supercherie depuis la fameuse “fracture sociale” de Chirac en 1995. Bayrou serait le meilleur rempart contre le Sarkozysme. Pour battre la Droite, seul un candidat de centre-droit serait à même de porter l’alternative? Mais quelle alternative? Quelle majorité parlementaire après? Quelle politique? Soyons clair, Sarkozy et Bayrou, s’ils sont élus, auront la même majorité parlementaire, et de fait, à quelques nuances près, la même politique. Pourquoi la même majorité parlementaire? C’est très simple: l’UDF a aujourd’hui 24 députés. Ces circonscriptions sont gelés par l’UMP, le maintien d’un groupe parlementaire pour l’UDF est conditionné à un accord avec l’UMP, aucun accord alternatif n’étant envisageable à court-terme. M. Rocard, Kouchner et Allègre ne sont et ne seront pas députés et ne formeront pas à eux-seuls une majorité alternative avec M. Bayrou.

L’argument selon lequel le vote Bayrou serait le seul vote utile face à Sarkozy est encore plus risible. La seule conséquence potentielle du vote Bayrou, c’est l’élimination de la Gauche du second tour, sans aucune garantie sur les deux personnalités présentes au second tour. Quoique disent les sondages, on sait que le quatuor Sarko-Sego-Bayrou-Le Pen seront dans un mouchoir de poche le soir du 22 avril. Il semble que Mme Royal ai une légère avance sur M. Bayrou selon les derniers sondages. Faire baisser Ségolène Royal, voter pour M. Bayrou, c’est prendre le risque d’un deuxième tour Sarkozy-Le Pen.

Et dans le cas d’un deuxième tour Bayrou-Sarkozy, rien ne garantit que l’électorat de Gauche ne se reporte sur M. Bayrou. Que mes amis et camarades de Gauche qui votent Bayrou en considérant mon vote garanti au second tour pour “battre Sarko” y repensent à deux fois. Tout laisse à croire qu’ils auront la même majorité parlementaire et donc la même politique (rappellez-vous Chirac élu en 1995 sur un programme social pour mener une politique balladurienne). Et je ne cautionnerai pas cela par mon vote.

Si Bayrou n’est pas présent au deuxième tour, les électeurs de gauche qui auront voté Bayrou n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes: Ils serviront de base à la dynamique du centre-droit en faveur de Sarkozy. Il en va de la survie du groupe politique de l’UDF à l’Assemblée Nationale. N’oubliez pas que l”élection législative se tient moins d’un mois après.

Comme le disent les sondeurs, le soir du 22 avril, c’est une nouvelle campagne qui commence. Les sondages d’aujourd’hui sur le second tour ne veulent rien dire car la confiiguration politique en sera de toute façon bouleversée. Ségolène Royal a les meilleures capacités de rassemblement au second tour. Il faut donc tout faire pour qu’elle soit au deuxième tour et avec le score le plus élevé possible pour créer la dynamique nécessaire à la victoire de la gauche le 6 mai.

Tuesday, April 17, 2007

Bienvenue à Estelle dans la blogosphère

Et oui, aussi tôt élu vice-présidente d'ECOSY, Estelle se décide enfin à ouvrir son blog. Je n'y croyais plus! Bon, vous le verrez, la présentation laisse encore à désirer (enfin, c'est un peu dur à critiquer, elle a repris le même modèle utilisé sur ce blog!) mais cela à l'air très sérieux.. Son premier post est un plaidoyer en faveur d'un réferundum européen. Ba oui, elle est élue chez les jeunes socialistes européens.. alors forcément.. En plus, ca ne m'étonnerai pas qu'elle se retrouve à travailler sur les aspects institutionnels mais on n'est jamais sur de rien. Enfin, on attend le développement du côté "fleur bleue" comme cela apparaît dans sa présentation.. Bienvenue à Estelle en tout cas sur la blogosphère!
http://estellegoeger.blogspot.com

Monday, April 16, 2007

Socialiste, Internationaliste, la dernière ligne droite

J'étais ce week-end à vienne pour le Presidium de la IUSY (Internationale des Jeunes Socialistes). C'est une année importante pour la IUSY car nous fêtons cette année le centenaire de cette organisation, créee en 1907 en Allemagne par quelques camarades venus d'Allemagne et de France principalement. Aujourd'hui, c'est plus de 130 organisations venant de plus de cent pays des cinq continents qui sont membres de cette belle organisation. Evidémment, il reste des trous noirs. On attend avec impatience l'adhésion du PT du Brésil ou du MAS de Bolivie. Nous avions beaucoup discuté avec les camarades du PT qui préférent pour l'instant rester à l'extérieur. Les camarades du MAS de Bolivie (le parti de Morales) ont eu envoyé une demande d'adhésion. On s'en réjouit. ll n'ya pas de fatalité à la division de la Gauche en Amérique Latine et le Socialisme de Morales a toute sa place dans la famille. Pendant ce présidium donc, nous avions passé beaucoup de temps à préparer le centenaire. Une conférence aura lieu à Berlin le dernier week-end d'Aout (voir les infos ici). Un livre sera édité à l'occasion, théorisant nos combats, préparant les combats futurs. J'y contribuerai notamment au travers du prisme du travail et du développement. A signaler également des débats sur le Kosovo ou sur la stratégie de la IUSU dans les Amériques.

Ici en France, dernière ligne droite dans la campagne électorale. On jettera donc nos dernières forces dans la bataille pour que la Gauche soit présente au second tour, pour que la Gauche soit en mesure de gagner le 6 Mai. Pour cela, le 22 avril, il n'y a pas d'alternatives. Le vote Royal.

Tuesday, April 10, 2007

Estelle, notre vice-présidente!

Congrès d'ECOSY le week-end dernier. Je n'ai pu y participer du fait d'une conférence organisée par l'OIT à Johannesburg. Je le regrette évidemment, après avoir travaillé depuis deux ans à faire rentrer le MJS dans les instances des organisations internationales de jeunes socialistes. Estelle Goeger est notre candidate, et quelle candidate! Elle sera la mieux élue du congrès. Félicitations à elle et longue route au presidium d'ECOSY. Les tendances du congrès sont inverses à celui précédent. Brian pour le MJS Belge est également élu. A signaler aussi l'élection de Nils des JUSOS, de Francisco des JS Portugais. Giacomo est réelu président et Ania secrétaire général. Suite à un long travail d'amendements, le texte d'orientation d'ECOSY est adopté.

Tuesday, March 27, 2007

Mauritanie: la preuve par 10..

"Les Africains ne sont pas murs pour la Démocratie", cette phrase de Chirac prononcée en 1988 montrait bien tout le mépris de l'ancienne puissance coloniale pour les démocrates en Afrique. C'était vite oublier toutes les tentatives de déstabilisation venant de la France pour les jeunes démocraties, tous les dictateurs soutenus à bout de bras, militairement, politiquement et financièrement. En 1990, vient le sommet de La Baule et la doctrine de Mitterrand qui conditionne l'aide au respect de la Démocratie. Mais la rupture n'a souvent été que de facade, la France soutenant les fraudes électorales.

Quand des expériences démocratiques authentiques se passent en Afrique, on se réjouit que les Africains donnent torts aux puissances occidentales. Il est d'ailleurs très révélateur que souvent, ces évolutions se passent malgré les critiques des occidentaux, la France étant toujours prompte à condamner "la rupture du processus démocratique" lorsque des "dictateurs-démocrates" soutenus par la France sont déposés par leur peuple. C'est ce qui vient de se passer en Mauritanie.

En 2005, les militaires prennent le pouvoir déposant Ould Taya, un militaire ayant pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1984, converti en "démocrate à la mode de la Beaule" gagnant les élections en 92 et 97 grâce à un habile processus de fraudes. Le nouvel homme fort est le colonel Ely Ould Mohamed Vall qui annonce d'entrée sa volonté de mener la Mauritanie à la Démocratie et refusant toute ambition politique.

Le processus est aujourd'hui mené à terme avec l'élection au deuxième tour de l'élection présidentielle de Sidi Ould Cheikh Abdallahi avec 53% des suffrages. Son concurrent Ahmed Ould Daddah a reconnu sa défaite. Ces élections auront été les plus libres de l'histoire de la Mauritanie, avec débats télévisés et radiophoniques entre les deux tours et la neutralité affichée de la junte militaire (même si certains les ont accusé d'être proches du candidat élu).

Soyons clair, Sidi Ould Cheick Abdallahi n'était pas notre candidat. Ancien ministre, il était soutenu par les anciens caciques du régime. Ould Daddah, dont le parti est observateur à l'Internationale Socialiste, représentait l'opposition au régime sortant, ayant passé de nombreuses années en exil ou en prison, victime de la répression politique. Il représentait le réel changement mais les mauritaniens en ont jugé autrement. Mais ce n'est pas le plus important. Grâce à ce processus démocratique réel, les mauritaniens ont aujourd'hui les moyens de s'assurer les voies de leur propre développement, entrant de plein pied dans une démocratie moderne.

J'écoutais ce matin Ely Ould Mohamed Vall qui était interviewé sur RFI. Son calme m'impressionna. Il était surpris qu'on puisse lui poser la question s'il ne craignait pas des troubles avec un pays divisé en deux du fait d'un résultat serré aux élections. Il répondait calmement: "Est-ce qu'on se pose cette question lorsqu'en France un candidat gagne les élections présidentielles avec le même score? Non. Cela montre juste que les élections ont été libres et démocratiques et ont permi un réel débat". La question était méprisante. La réponse était digne.

Tuesday, March 20, 2007

L'indépendance, seule solution viable pour le Kosovo

Selon Le Monde, le rapport Ahtisarri transmis au conseil de sécurité de l'ONU parlerait pour la première fois "d'indépendance sous supervision internationale". On voit mal en effet comment cela pourrait en être autrement, le Kosovo étant depuis 1999 de fait séparé de la Serbie et 90% de la population refusant tout rattachement à ce pays là. Terrible constat cependant que cette indépendance devra être imposée par la communauté internationale, la majorité de la classe politique serbe refusant tout compromis sur cette question difficile. Je discutais ce week-end avec le camarade Nénad, secrétaire du SDU (Social Democratic Union) sur cette possibilité. Plusieurs problèmes se posent:
  • La Serbie a adopté à la fin de l'année dernière une constitution à la va-vite proclamant que "le Kosovo faisait partie intégrante de la Serbie". Cette initiative visait à couper l'herbe sous le pied des radicaux (extrême-droite). Quelle inconséquence! (1) Les radicaux ont quand même gagné les élections, (2) les partis "démocratiques" se sont enfermés dans une impasse sur le Kosovo dont ils devront payer le prix à terme.
  • Histoire d'insister encore plus, le Parlement serbe a adopté à une énorme majorité une résolution refusant tout compromis sur la question kosovars, réinsistant que le fait que toute négociation menant à l'indépendance entrainera un refus de principe, voirs des mesures de rétorsions.
  • Kostunica (premier ministre sortant, droite) et Tadjic (président, Parti Démocratique) semblent être prêts à la politique du pire en suscitant la montée des revendications indépendantistes en Republica Serbska (entité serbe crée en Bosnie après la guerre et suite aux accords de Dayton).
En Serbie, seule la coalition Parti Libéral-Démocrate / Alliance Civique / Union Social-Démocrate / Ligue de Voïvodine a clairement affirmée son acceptation de l'indépendance. Le Parti démocrate est prêt à discuter avec eux pour former le gouvernement, pouvant ouvrir la voie à une discussion sur la Serbie. Mais le gouvernement ne pourra se faire sans l'appui (voir la direction) du parti de Kostunica qui avait annoncé qu'il menaçait de rompre les relations diplomatiques avec tous les pays qui reconnaîtront un Kosovo indépendant. Les négociations sur le gouvernement doivent se terminer fin avril au plus tard et il est certain que la question du Kosovo risque fort de mettre du piment dans les négociations.

La Serbie peut par ailleurs compter sur le soutien sans faille de la Russie au Conseil de Sécurité. Bref, la question est loin d'être réglée. Cela empêche pourtant à la Serbie d'avancer, de tourner le dos une fois pour toute au nationalisme, de se pencher sur les enjeux économiques et sociaux qui méritent d'être traités. Et çà, c'est bien dommage..

Mais à quoi sert la Francophonie?

C'est la journée internationale de la Francophonie aujourd'hui. Au-delà de la nécessaire défense de la diversité linguistique, il est nécessaire de s'interroger sur l'utilité politique de défendre en tant que concept politique une communauté de valeurs se définissant par le simple partage d'une langue commune.

Soyons clair, le débat n'est pas clair. Lorsqu'on entend un responsable politique défendre la francophonie, on comprend souvent mal à quoi il fait référence. Alors quoi, la francophonie: un espace de solidarité? Des valeurs politiques partagées? un espace de promotion de la diversité culturelle? Ou un simple ensemble culturel?

La Francophonie, espace de solidarité?
Il faut rester lucide, la Francophonie s'est construite par les vagues successives de colonisation. Lorsqu'on pense aux pays francophones, on pense d'abord aux anciennes colonies d'Afrique. La promotion ne serait alors qu'une forme moderne pour défendre et promouvoir le "bilan positif de la colonisation". Les termes sont durs mais la réalité cruelle. La moitié des pays les plus pauvres (PMA) sont francophones. Les ambassades françaises sont réputées pour leur difficulté à y obtenir un visa, surtout dans les pays francophones. Pas de vision partagée sur l'immigration. Cela reste le chacun pour toi malgré la posture de la France dans les institutions internationales de "meilleure défenseur de l'Afrique"..

Des valeurs politiques partagées?
C'est un sempiternel débat, une éternelle illusion. Du Quebec, au Liban, du Tchad à la Roumanie, la Francophonie serait à même de défendre une vision commune du Monde. On peut être sceptique. Au moment de la guerre de Juillet au Liban, l'Organisation Internationale de la Francophonie avait tenté de prendre une position commune. Le Liban étant par ailleurs un membre de l'Organisation. Résultat: peu convaincant, à peine meilleur que celui du G8 du fait de l'opposition du Canada.
On pourrait espérer que cet espace soit un espace de promotion universelle de la Démocratie. La déclaration de Bamako ne dit-elle pas que tout membre de la francophonie qui ne respecte pas les droits humains peut voir son adhésion suspendue? Malheureusement, sur ce sujet, c'est un peu le syndrome de La Baule (et de la relation françafricaine) qui revient au galop. La Démocratie on la proclame, mais le soutien n'est qu'incantatoire. Des exemples? Le Tchad, le Gabon, le Burkina Faso, c'est des Démocraties pour vous?
La France a par contre su utiliser cette force pour garder une certaine influence dans les organisations internationales. Mais cela ne peut tout justifier.

Un espace de promotion de la Diversité culturelle?
N'oublions pas d'une part que le Français s'est d'abord substitué aux langues locales, au fil des différentes colonisations. L'expansion de la Francophonie a donc joué contre cette diversité culturelle qu'on cherche aujour'hui à défendre.
Les français ne comprendront jamais pourquoi la langue française n'est pas devenue la langue dominante en lieu et place de l'Anglais. C'est pourquoi nous défendons aujourd'hui la diversité culturelle. Soyons honnête. ;-)

Mais il s'agit pour moi effectivement d'un des seuls atouts de la Francophonie aujourd'hui. La promotion de la diversité culturelle et linguistique est un combat sincère et réel de l'OIF. Elle a permis l'adoption d'une convention aux Nations-Unis pour la diversité culturelle. Ce n'est pas le français au détriment des autres langues, c'est la promotion de toutes les langues, parcequ'elles portent en elles des richesses culturelles que la traduction ne saurait transmettre. Elles sont le fondement des échanges entre les peuples.

Soyons clair, je ne suis pas contre la Francophonie comme principe culturel. Je suis contre l'utilisation politique abusive qui peut en être faite. Et cela joue souvent d'ailleurs contre l'influence culturelle et linguistique.

Thursday, March 15, 2007

Pourquoi j'ai décidé...

... de vous présenter cette initiative "Caféco"

L'initiative est lançée par des doctorants ou de jeunes chercheurs de mon l'université Paris 1, j'ai participé aux discussions qui ont abouti à sa création. L'idée basique est "de remettre l'économie dans les cafés".

"Nous sommes doctorants ou jeunes docteurs en économie et nous pensons que la place d’un chercheur n’est pas à côté de la société. Nous pensons que le rôle des économistes n’est pas uniquement dans la production de travaux scientifiques mais également dans la discussion et la diffusion de théories et de résultats avec ceux qui en expriment le désir, et dans le rapprochement et la prise en compte des réflexions et des interrogations des citoyens."
Tous les mois, nous nous retrouverons dans notre café favori, le Manhattan, juste à côté de notre lieu de travail (la Maison des Sciences Economiques). Entre deux débats, le blog servira à retranscrire les débats, évidemment, mais aussi de faire réagir et préparer les débats suivants avec les rubriques "graphs du jour" ou "phrase du jour". Dernier graph en date, celui sur les dettes.. Grand sujet dans cette campagne.

Tous les détails ici.

Pour ceux qui s'intéressent aux enjeux économiques, deux sources de référence: Télos, qui est un blog qui regroupe des intellectuels (pas forcément économiste) qui réagissent sur les grands enjeux ou débats qui traversent la société.

Telos est une agence intellectuelle fondée en décembre 2005. Elle est présidée par Zaki Laïdi. Regroupant universitaires et professionnels, elle aspire à répercuter sans esprit partisan les grands débats mondiaux dans un espace français livré aux passions hexagonales.
On est pas forcément d'accord, on ne l'est pas du tout quand Olivier Blanchard nous explique pourquoi il votera Sarkozy en dépeignant un soit-disant consensus sur l'Etat de la société française qui le fait tout logiquement voter à droite. Cet article a fait quelques remous dans le cercle des économistes. Elle vient répondre à l'initiative des "jeunes" économistes de l'ENS qui se sont engagés en faveur de Ségolène Royal (Piketty, Aghion...). Voir l'article de Libé: Les jeunes économistes pour Ségolène. Et mon petit doigt me dit (enfin j'espère) que des tribunes dans Télos ou dans la presse quotidienne viendront porter la contradiction à Olivier Blanchard.

Dernière source si vous vous intéressez à ces enjeux: la rubrique Economique de Libé. Chaque semaine, c'est un économiste qui vient mettre en relation ce qui se fait dans la littérature scientifique avec les débats actuels.



Tuesday, March 13, 2007

En bref..

La démocratie avance en Mauritanie..
Et comme souvent, cela se fait sans la France. Le coup d'Etat militaire avait été condamné par la France. Les militaires ont tenu parole, et les élections présidentielles se sont tenus ce dimanche, prouvant que Démocratie et l'Afrique sont loin d'être antinomiques comme essayent de nous le faire croire ceux qui justement sont prêts à tous les batons dans la rue pour maintenir l'Afrique sous dépendance. Le deuxième tour opposera un partisan de l'ancienne majorité contre l'opposant historique. C'est la première fois qu'un deuxième tour à l'élection présidentielle aura lieu.

Mais elle continue de régresser en Russie..
Elections régionales en Russie, et là c'est la situation est inverse. La démocratie continue de reculer dans l'indifférence la plus totale. Poutine avance sur la "non-démocratie". Seuls les partis qui soutiennent Poutine sont autorisés à se prononcer. Pour capter le vote protestataire, on crée de toute pièce des partis protestataires, dont on s'assure que la protestation restera bien encadré. C'est le cas du parti "La Russie juste" qui s'indigne de la montée de la pauvreté et dénoncent les inégalités..tout en soutenant Poutine. Par contre, les partis libéraux ont été tout simplement écartés comme Iabloko, ne soulevant que très peu de protestations. Je lisais dans la presse hier qu'une manifestations d'opposants et de démocrates avaient réuni 5000 personnes récemment et que c'était la plus grande manifestation de l'opposition depuis très longtemps. 5000 personnes! Pour la Russie! C'est dire le niveau anémique de la société russe actuelle. Il ne faut pas desespérer, disent les démocrates. La collusion avec les oligarches a sans doute contribué à expliquer leur rejet, mais c'est surtout le baillonement de la presse, effectuée de manière méthodique depuis plusieurs années par Poutine qui explique cela.

Faut-il parler avec la Syrie?
J'entends ce matin que M. Solana, le haut représentant de la politique extérieure européenne, se rend en Syrie. C'est incontestablement un inflechissement. Cela se fait avec le soutien plein et entier de la France, nous dit-on: là c'est un revirement dans la politique étrangère de la France. Pourquoi? Etant donné la situation en Irak, il semble évident qu'il faille discuter avec la Syrie, tant leur implication et pouvoir de nuisance est fort. Néanmoins dans le timing, cette visite peut faire débat. On sait que les syriens sont prêts à tout pour obtenir la fin des menaces pesant sur le régime, via le tribunal à caractère international sur l'assassinat de Hariri au Liban. Les pressions sur la Syrie pour qu'elle ne fasse pas entrave à l'enquête de l'ONU avaient été vaines. Et il y avait une ligne de fracture dans la diplomatie européenne avec d'un côté essentiellement Moratinos, ministre des affaires étrangères espagnols, avec l'appui italien qui cherchaient à inclure la Syrie dans le jeu et de l'autre côté la France qui considérait qu'il fallait isoler la Syrie jusqu'à ce que le tribunal international rende ses conclusions et que les coupables soient jugés. Il semble que cela soit la première optique qui soit en voie de remporter, du fait de la situation en Irak. Et on craint que le Liban fasse les frais du nouvel intérêt de la communauté internationale pour le régime Syrien. La stratégie de pression de l'opposition libanaise, Hezbollah en tête, aura également payé. La Syrie est incontournable, et cela au détriment de la stabilité régionale. Le Liban risque d'être la monnaie d'échange pour la Syrie qui sait jouer de ses multiples cartes pour assurer la survie de son régime. Je lis le communiqué de presse de l'agence de presse syrienne et cela renforce mes doutes. Je suis sur que Solana a annoncé sa volonté de parler du tribunal international. Rien ne transparaît. Mais comme à chaque visite d'un responsable international, le régime syrien sait très bien faire pour instrumentaliser la visite et en faire une visite de soutien.

Friday, March 09, 2007

Toujours se méfier...

.. des victoires militaires rapides...

Elles masquent souvent des débacles longues à s'annoncer. En disant cela, vous pensez certainement à l'Irak. Mais c'est un nouveau scénario catastrophe qui s'annonce en Somalie. Tout le monde s'était réjoui (un peu trop vite?) de la débacle des tribunaux islamistes, terrassés par l'armée éthiopienne avec le soutien logistique des américains. C'est en dehors de toute légitimité internationale que se perpétuaient les bombardements américains pour détruire 'les infrastructures terroristes'. A croire qu'on apprend peu de ses erreurs passées..

Que se passe-t-il aujourd'hui? On observe une recrudescence de la guérilla, voir même un début d'insurrection. Les troupes internationales de maintien de la paix sont acceuillis à coup de caillous.

Le gouvernement transitoire tarde à intégrer en son sein l'ensemble des composantes de la société somalienne (que cela fasse plaisir ou non, il est préférable d'avoir les modérés des tribunaux islamistes à l'intérieur du gouvernement que les ultras se lancer dans des attentats). Bref, malheureusement, la stabilité en Somalie n'est pas pour demain.

J'entends les "réalistes" dire ici où là que de toutes façons, on ne peut rien faire dans cette situation inextricable. J'ai la faiblesse de penser qu'un plus fort investissement de la communauté internationale, un soutien plus appuyé au processus de transition est une exigence. Non pas uniquement morale, mais réaliste justement, tant on sait qu'on a besoin de tout sauf d'un nouveau foyer de tensions propres à l'installation de nouveaux camps d'entraînements terroristes. Le problème sur ce sujet est que c'est toujours en prétandant "lutter contre le terrorisme" que les américains l'attisent.

Espérons que nous ne soyons pas complètement entré dans le cercle vicieux de la violence et de la destruction en Somalie. Il est peut-être encore temps de réagir.

Thursday, March 08, 2007

contre les violences faites aux femmes, pour le droit à l'avortement reconnu au niveau européen, contre la féminisation des travailleurs pauvres


Ce fut l'une des lois les plus importantes menées par José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre socialite espagnol. Cela figure en bonne place dans le programme de Ségolène Royal et d'autres candidats de Gauche. Comme le disait hier Ségolène lors de son meeting à Dijon:
"Je l’ai dit également, le premier texte de loi qui sera déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale sera la loi cadre contre les violences faites aux femmes, car comment peut-on supporter, comment peut-on tolérer que, dans le pays des droits de l’homme, il y ait autant de silence sur un fléau aussi insupportable qui frappe non seulement les femmes, une tous les trois jours meurt sous les coups de son conjoint, et cette souffrance, ces crimes sont couverts par la loi du silence ? Il faut que la loi du silence recule, car quand une femme est frappée au domicile familial, ce sont aussi des enfants qui souffrent cruellement. Je vais même vous dire, lorsqu’on s’interroge parfois sur l’échec scolaire de certains enfants, il faudrait y voir d’un peu près sur ce qu’ils subissent parfois sur le plan psychologique, et lorsqu’on sait qu’il y a reproduction du modèle paternel, c’est-à-dire qu’un enfant qui a souffert de la violence familiale va reproduire ce modèle familial, étant lui-même victime à double sens, victime de l’avoir subi et victime ensuite d’une certaine façon d’être auteur des coups qu’il va à nouveau porter sur sa conjointe. Je vous dis, ce cercle infernal, il est possible de le briser si la loi du silence est brisée et si les femmes, comme les hommes, parce que je crois qu’ils peuvent être aidés, soutenus, que cette reproduction des modèles machistes n’est pas une fatalité, et en aidant les hommes et les femmes à se tenir debout ensemble et à se respecter dès le plus jeune âge dans l’éducation civique qui sera donnée à l’école sur le respect mutuel entre filles et garçons, nous réussirons à briser ce cercle de la violence."

Faire du droit à l'avortement un droit reconnu au niveau européen
En ce jour du 8 mars, et puisque ce blog a une vocation internationaliste, il est également important de revenir sur un droit fondamental: le droit des femmes à disposer de leur corps. Il est inadmissible que plusieurs pays européens ne reconnaissent pas aujourd'hui le droit à l'avortement. Saluons ici le volontarisme politique du gouvernement socialiste de Socrates au Portugal qui après la victoire du oui au referundum (même sans le quorum) a décidé d'aller jusqu'au bout en faisant adopter une loi reconnaissant ce droit.
Mais il reste encore beaucoup à faire: Irlande, Malte, Pologne et Chypre ne reconnaissent toujours pas l'avortement. Je considère qu'il est aujourd'hui nécessaire d'agir sur deux plans: d'une part, faire du droit à l'avortement un droit à inclure dans une charte des droits fondamentaux, juridiquement contraignante, afin que ces 4 pays soient dans l'obligation de changer leur législation. Deuxièmement, le droit à l'avortement doit devenir une condition d'adhésion pour les futurs membres de l'UE.

L'OIT met en garde contre la "féminisation des travailleurs pauvres"
La lutte pour l'égalité se joue évidemment sur le marché du travail. A l'occasion du 8 mars, l'Organisation Internationale du Travail sort un rapport sur les tendances mondiales de l'emploi des femmes. L'OIT dresse un constat préoccupant:
"De plus en plus de femmes sont au chômage (81,8 millions), affirme également le BIT, ou sont confinées dans des emplois peu productifs du secteur de l'agriculture et des services, ou encore sont moins rémunérées que les hommes pour des postes comparables. Le BIT ajoute que la proportion des femmes en âge de travailler qui disposent d'un emploi, ou qui en cherche un, a cessé d'augmenter et décline même dans certaines régions."

Lire le communiqué de presse de l'OIT, le rapport complet.

Illustration: les e-cards du MJS33.

Thursday, March 01, 2007

Le paludisme, les labos, la santé en Afrique

Le paludisme tue. On en parle beaucoup moins en Europe que le drame du SIDA. Peut-être que parceque le SIDA tue aussi chez nous. Pour le paludisme, "c'est simple, il n'y a qu'à prendre sa Malarone". Certes, mais le paludisme tue 3 millions de personnes par an selon l'OMS. C'est d'autant plus révoltant que les traitements existent. Mais les traitements coutent chers, et il faut pouvoir se les procurer. On paye l'incurie des systèmes de santé, fragilisés par des décennies d'affaiblissement de l'Etat, ajustement structurel oblige.

On apprend aujourd'hui qu'un nouveau traitement (curatif) vient de sortir, l'ASAQ. Un comprimé au lieu de quatre par jour. Un traitement de trois jours pour moins de 1 dollar. Ca ressemble donc à une vraie bonne nouvelle, d'autant que la résistance aux traitements existants se renforçaient.

Sur RFI, j'entends que le nouveau médicament a été crée "grâce à un partenariat public-privé". Alors ça c'est étrange. Je me renseigne.
Ce médicament est lancé par la fondation Drugs for neglected diseases (*), «Initiative médicaments pour les maladies négligées» (DNDi) , en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique Sanofi-Aventis. Ce laboratoire, qui a développé la production à l’échelle industrielle, a renoncé à ses droits de propriété intellectuelle. Le médicament n’étant pas couvert par un brevet, les pays directement concernés pourront donc, ainsi, satisfaire les soins primaires de la population en commercialisant le produit au prix coûtant.
C'est vrai que la paludisme n'a jamais intéressé les laboratoires pharmaceutiques. Cela pose de vrais questions de fond. La fondation DND ne pouvait généralement se passer de Sanofi-Aventis pour la production à grande échelle. Mais Sanofi-Aventis ne l'aurait certainement pas fait sans financement public. Les financements publics viennent essentiellement de l'Union Européenne, de la Suisse de l'Italie. C'est aussi Médecins sans frontières qui s'est beaucoup engagé pour que cette fondation pour les maladies négligées voient le jour. Le fait que Sanofi renonce à son brevet constitue pour tous les militants de la santé pour tous une réelle avancée. Le financement public apparaît ici comme incontournable. La responsabilité du secteur privé a montré toutes ses limites. Je doute cependant que la politique de Sanofi sur cette question ne soit que pure altruisme, il faudra veilleur que ce financement public ne serve au final à assurer et garantir le profit de l'industrie pharmaceutique. Mais ça ouvre un vrai débat: quel financement pour la recherche pharmaceutique? Quelle place pour l'Etat? pour la communauté internationale? pour les ONG? Qui fixe les priorités?

Update! 18h15. Comme quoi l'espoir ouvert par ce nouveau médicament anti-palu devait vite être refroidie. Dans une autre région du Monde, en Inde, c'est Novartis qui bloque la production de génériques antirétroviraux pour soigner les malades du sida.
Comme le dit Rony Brauman dans sa chronique dans Alternatives Internationales, "La pharmaceutique doit renoncer à bloquer la fabrication en Inde de médicaments génériques de deuxième génération pour soigner les malades du SIDA.".

Signez la pétition d'Oxfam et interpeller le directeur de Novartis.

Wednesday, February 28, 2007

Tout ça me met d'excellente humeur!

Je n'ai pas l'habitude de parler de ce que je fais dans "la vraie vie", dans le cadre de ma thèse. Mais je viens de recevoir un e-mail m'annonçant qu'un de mes articles était accepté pour publication dans World Development. Et franchement, vous m'en voyez ravi :). Il y a des jours comme ça..

Monday, February 26, 2007

Les droits fondamentaux des travailleurs ne sont toujours pas respectés en Europe

On pense souvent que la question du respect des normes fondamentales du travail (Interdiction du travail des enfants, du travail forcé, principe de non-discrimination et liberté syndicale) se pose essentiellement pour les pays en dehors de l'Europe, les pays en développement qui pratiquent avec nous le dumping social et la concurrence déloyale. La confédération syndicale internationale nous rappelle qu'il faut toujours penser à balayer d'abord devant sa porte, soulignant dans un rapport les insuffisances dans l'application de ces normes fondamentales.

Lire le communiqué de presse
Lire le rapport complet

En France, la Confédération syndicale internationale dénonce un problème de discrimination de genre:
The law requires that women receive equal pay for equal work, but in practice,
sizeable gaps between men’s and women’s earnings exist. According to statistics
provided by the Government, the pay differential between men and women stood at 24.8 percent in the private sector and at 14.2 percent in the public sector in the year 2002. Moreover, unemployment rates have been higher for women than for their male counterparts. According to a study by INSEE, the government’s statistical agency, less than 20 percent of executives in the private sector are women, and they are underrepresented in managerial jobs and positions of responsibility.
Concernant le travail des enfants, le rapport dénonce l'apprentissage à 14 ans voté dans la loi sur l'Egalité des chances et parle aussi du problème spécifique du travail des enfants pour certains migrants, notamment d'Europe de l'Est. Concernant le travail forçé, le rapport mentionne un problème spécifique de prostitution forcée liée aux filières d'immigration clandestine.

Saturday, February 24, 2007

Elections au Sénégal: les penchants autoritaire de Wade

Les élections au Sénégal se tiennent dimanche. Le président actuel, Abdoulaye Wade avait élu en 2000 au terme d'une élection qui avait vu le Parti Socialiste perdre un pouvoir qu'il occupait depuis 40 ans. L'alternance démocratique avait été salué par la communauté internationale, Abdou Diouf, le président socialiste sortant acceptant le résultat des élections et laissant Wade, le libéral prendre la tête de l'Etat, conformément au souhait des électeurs.
Les élections se tiennent dimanche et Wade est présenté partout comme le grandissime favori. C'est certainement vrai, tant Wade aura préparé minutieusement sa réelection, en utilisant tous les moyens à sa disposition. Il est vrai aussi que l'opposition lui facilite la tache tant la division risque de tuer dans l'oeuf toute vélléité de changement. Entre Dieng, le candidat socialiste, Idrissa Seck, ancien collaborateur de Wade, ou Niasse et sa coalition 2007, le choix ne manque pas et on ne peut que regretter l'échec des initiatives visant à présenter un candidat unique face à Wade.
Mais alors que l'élection de Wade marquait l'affirmation de la démocratie sénégalaise grâce à l'alternance, sa réelection risque de marquer la dérive autoritaire d'un régime prêt à tout pour assurer sa survie. J'entendais sur RFI ce matin que "la campagne électorale s'était relativement bien passée". On croit rêver. Fin Janvier, c'était une manifestation de l'opposition réclamant des garanties sur la tenue du scrutin qui était réprimé par le pouvoir. Wade ordonnait l'arrestation de 3 candidats à l'élection présidentielle.. Imagine-t-on Sarkozy en France faire arrêter Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet et Olivier Besancenot suite à une manifestation. Non. C'est pourtant ce qui s'est passé au Sénégal et RFI se devait aussi de le souligner.
Autre motif d'inquiétude, la fraude électorale. Wade sonne aujourd'hui le tocsin. Toutes les garanties démocratiques sont réunies, dit-il et tous ceux qui oseraient le mettre en doute suite à l'annonce des résultats seront arrêtés. On croit rêver. Pourtant les problèmes existent. Une partie significative des électeurs n'a toujours par reçu les nouvelles cartes électorales, réputées infalsifiables. L'opposition met en garde et Wade qui fanfaronne aujourd'hui en déclarant "qu'il ne comprendrait pas qu'il ne soit pas élu au premier tour tant les sondages sont bons. Un second tour ne sera pas nécessaire à ma réelection" ne fait que semer le doute. La crainte des fraudes est telle que le Parti Socialiste français a décidé d'envoyer deux représentants en la personne de Harlem Désir, député européen et Thomas Mélionio, délégué national à l'Afrique pour témoigner.
La dérive autoritaire de Wade, ce fut aussi pendant son mandat la censure et les limitations à la liberté de la presse, l'emprisonnement des opposants ou de ses anciens amis qui avaient décidé de rejoindre l'opposition. Les faits se sont enchaînés, ternissant l'image d'un chef d'Etat bénéficiant pourtant du soutien de la communauté internationale.
Il est vrai que Wade est un libéral (sur le plan économique, car sur le plan politique on vient de voir que c'était loin d'être le cas). Un ami des organismes internationaux qui n'ont cessé de louer ses efforts en faveur de la bonne gouvernance. Ce fut l'un des inspirateurs du NEPAD, il est adulé par la droite française. Tout particulièrement par Sarkozy qui ne cherche à faire oublier ses paroles sur "l'immigration choisie" qui avait fait bondir Wade. Bref, Wade c'est du vernis pour faire briller auprès de la communauté internationale. Quand on gratte, la réalité est plus cruelle, et la démocratie sénégalaise mérite mieux qu'un homme au tentation sans cesse plus autoritaire.

Friday, February 23, 2007

François (B.), as-tu oublié tes 20 ans?

Les médias adorent çà. Les phénomènes médiatiques, la recherche sans fin du troisième homme, la volonté de créer de la confusion, de la diversion. L'homme qui n'aimait pas TF1 est aujourd'hui présenté partout comme l'alternative. Sa victimisation lui a permis une ascension significative dans les sondages. Du coup, tout le monde s'agite. Et on nous annonce un groupe de "socialistes" forcément anonymes, de la haute fonction publique qui se rallie. Les temps médiatiques sont formidables. Ca tombe bien tout de même, doit penser Bayrou, l'air pas forcément surpris. En 2002, c'était Chevènement, monté à 14% avant de revenir à des niveaux plus conventionnels. Les médias avaient fini par se laisser. Sur le fond, également, une des plus grandes impostures du jeu politique ces dernières années. François B. ne serait pas un homme de droite. Malin, le François qui exploite judicieusement la vague sondagière, la volonté de dépasser les clivages.
La crise est démocratique est réelle, elle pousse les citoyens à se réfugier dans ces échappatoires passagères. La dépolitisation, la crise du politique, les confusions idéologiques créent l'affaiblissement du clivage Gauche-Droite. Ca me rappelle tous ces gens qui se disent "apolitiques" pour mieux cacher qu'ils sont de Droite.
Une analyse précise des propositions de Bayrou le ramène pourtant rapidement à sa famille politique naturelle. Prenons un exemple: la constitutionallisation de l'interdiction du déficit du budget de fonctionnement de l'Etat. On voit bien l'idée et on partage le point de vue selon laquelle la dette pose un problème réel qu'il faut traiter, par solidarité pour les générations futures. Mais cela n'autorise pas tout, surtout pas de se lier les mains aujourd'hui, de s'enlever des marges de manoeuvre pour demain. La politique a trop souffert de cela, d'abondonner au champ économique des décisions qui relève du champ démocratique. Le sentiment d'impuissance vient de là. On se rappelle des vifs débats qui ont porté sur la constitution européenne, où des économistes critiquaient la volonté de "constitutionnaliser les politiques économiques", comme Milton Friedman et d'autres en avaient révé dans les années 1970. La politique monétaire nous a déjà échappé, confiée à une banque centrale indépendante. La politique budgétaire est bridée par le pacte de stabilité. Nous n'avons pas construit les nécessaires outils budgétaires que nous aurions du construire au niveau européen (un véritable budget européen, capable d'amortir les chocs, un impôt européen pour assumer la solidarité). Et François B. nous propose maintenant d'interdire ce déficit par la loi. Le problème est le suivant: le déficit se réduit d'autant plus facilement en période de croissance. C'est une évidence. Par contre, le jour où une vive récession frappe notre pays, il est complétement contre-productif de vouloir à tout prix "interdire le déficit". On appelle cela une politique pro-cyclique. L'inverse de ce qu'il faut faire. Le résultat est clair: la récession entraîne une baisse des recettes. Résultat, si Bayrou nous fait sa loi, on est forçé, par la loi de réduire d'autant les "dépenses de fonctionnement" (des salaires de prof par exemple), ce qui aura un effet récessif..Et augmentera donc finalement à nouveau le déficit.
Bref, faire de la politique, ce n'est pas s'enlever toute marge de manoeuvre, sinon on ne fait pas de la politique.. Et derrière l'apparent "bon sens du chef de famille", la proposition de Bayrou est ni plus ni moins dans la droite lignée des propositions les plus folles des néo-libéraux. Pas vraiment de Gauche quoi. C'est à se demander si les Spartakus sont vraiment socialistes..

Sur le sujet, à lire les tribunes de Benoit Hamon (dans Libé) et de Clémentine Autain et Anne Le Strat (dans Le Monde) . Rien à ajouter.

Wednesday, February 21, 2007

Une force d'interposition en Somalie

Le 24 décembre, j'écrivais sur ce blog que j'étais en faveur de la mise en place rapide d'une force d'interposition en Somalie, suite à l'offensive éthiopienne. Quelques mois après, les tribunaux islamistes ont été terrassés mais on sait que la situation est extrêmement fragile. L'occupation de la Somalie par des forces étrangères n'est pas tenable. Les bombardements américains sont graves et illégitimes. Dans ce contexte difficile, on ne peut que se féliciter de la mise-en-place d'une force de l'Union Africaine soutenue par l'ONU. L'émergence des tribunaux islamistes a pu aussi s'expliquer par le manque de soutien de la communauté internationale au gouvernement de transition. Espérons donc que les récents évènements aient fait prendre conscience de la nécessité de soutenir plus franchement le processus de transition, nécessitant d'inclure tous les acteurs dans le processus, et non les seuls chefs de guerre.




Tuesday, February 20, 2007

Sarkozy propose de maintenir les "amitiés personnelles" de Chirac

La rupture s'arrête là où commence les intérêts de notre industrie militaire. Lorsque Sarkozy prétend rompre avec la Françafrique de Chirac, on comprend surtout qu'il cherche à construire ses propres réseaux. Ailleurs dans le Monde, la persistance des relations personnelles semble être une priorité pour Sarkozy:

Trouvé dans Libération (lun. 19 fev)
"Armement: Sarkozy veut rassurer les Emirats"
N
icolas Sarkozy a adressé un message aux dirigeants des Emirats Arabes Unis pour rassurer sur l'avenir des relations de la France, a annoncé hier Pierre Lellouche, délégué général de l'UMP pour la défense. "Le souhait de Nicolas Sarkozy (...) est non seulement de maintenir la relation qui avait été nouée entre cheikh Zayed et le président Chirac, mais de la développer encre plus, dans un contexte international et régional devenu très difficile. (...) La permanence des liens va passer la génération suivante". Les Emirats sont l'un des principaux clients de l'industrie d'armement française.
On attend avec impatience le même type de déclaration pour rassurer les Bongo, Sassou, Déby, Bozizé ou Campaoré..

Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère lire çà et la réponse du secrétaire général du CCFD aux propositions de Royal sur l'Afrique:

"La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique."

Monday, February 19, 2007

La Françafrique et nous..


Ca faisait longtemps que nous n'avions pas autant parlé d'Afrique dans une campagne électorale. La semaine dernière, c'était le dernier sommet France-Afrique de l'ère Chirac. On en avait presque la larme à l'oeuil. Chirac acceuillant pour la dernière fois ses amis dictateurs, un petit mot pour chacun un accolade et une dernière poignée de main pour l'Histoire. Tout un symbole. Les Bongo, Déby, Sassou N'Guesso ; les Campaoré, Bozizé. Toute cette poignée de dictateurs faisant juste le déplacement pour un Homme, Chirac ; pour un système, la Françafrique.

Ce sommet aura eu un mérite: connaître le programme des candidats sur la politique à mener vis-à-vis de l'Afrique. Point de clivage entre la Gauche et la Droite. Sarkozy, qu'il le veuille ou non, c'est l'héritier des réseaux Pasqua. Il a beau s'affirmer en rupture par rapport aux amitiés chiraquiennes, c'est pour mieux construire ses propres réseaux. Ségolène, elle semble avoir entendu le fort appel au changement. Suppression de la cellule africaine de l'Elysée, révision et renégociation des accords de défense et de sécurité, débat et vote nécessaire au Parlement pour engager des troupes françaises en Afrique. Les premières mesures annoncées rejoingnent les propositions des ONG qui militent sur ces questions, celles de "2007, urgence planétaire". On avance donc, et on ne peut que s'en réjouir.

Nous organisions à Moans-Sartoux (proximité de Cannes) un débat sur ces questions. Merci et bravo aux camarades du MJS06 qui ont organisé cet évènement dans des conditions difficiles. Nous avions fait venir deux camarades, Thierno Camara, le responsable de l'association des jeunes guinéens de France pour nous faire le point sur la terrible situation en Guinée et N'tji Diawara, responsable des Jeunes ADEMA du Mali. Le débat fut vif et renforce ce qu'on savait déjà. On ne parle pas assez de ces enjeux. Il y a besoin de proposer des alternatives, un autre rapport à l'Afrique est nécessaire. Mais il faut sortir de ce black-out médiatique. Il était d'ailleurs "intéressant" de remarquer qu'aucun média n'a parlé la semaine dernière de toutes les initiatives alternatives au sommet France-Afrique (contre sommet citoyen, manifestations à Paris et à Cannes, différents débats, mois contre la Françafrique). Les citoyens doivent se saisir de ces enjeux.

Thursday, February 15, 2007

les jeunes du PT et nous...

Eduardo, le secrétaire national adjoint des jeunes du PT brésilien était en France pour rencontrer le MJS et intensifier la coopération politique entre nos deux organisations. A cette occasion, il nous livre un petit message de soutien, soulignant la dynamque à Gauche en Amérique Latine et la nécessité de continuer ce mouvement en Europe.


Wednesday, February 14, 2007

Aujourd'hui, j'aime la vie

14 Février, fête des amoureux. 14 Février, triste anniversaire de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Alors aujourd'hui, j'aime la vie. Pour nos camarades libanais qui manifestent aujourd'hui Place des Martyrs à Beyrouth, pour la culture de la vie dont parlait si bien Samir Kassir, contre tous ceux qui prônent l'obsurantisme et la culture de la mort, pour la liberté, l'indépendance, pour que la Jeunesse du Liban puisse s'épanouir, vivre en paix, s'émanciper. Aujourd'hui, mes pensées sont pour eux.

Culture de la vie, i love life en Guinée aussi où le pouvoir tue sans vergogne, où les militaires empêchent la population de vivre, de manifester sa soif de changement. Aujourd'hui j'aime la vie pour que la vie change en Guinée, pour que Lassana Conté quitte le pouvoir.


Aujourd'hui, j'aime la vie car Ségolène Royal fait souffler un vent de changement, affirme sa volonté de placer la jeunesse au coeur de son projet, de se battre avec nous pour affirmer notre droit à l'avenir. La campagne commence vraiment, et ça fait plaisir.

Aujourd'hui, j'aime la vie car les gens semblent de bonne humeur malgré la pluie parisienne qui tente de nous saper le moral. Aujourd'hui, une nouvelle ère s'annonce. A partir d'aujourd'hui, on avance, on va vers l'avant.

Aujourd'hui, j'aime la vie, i love life. Bonne Saint Valentin à tous.

Tuesday, February 13, 2007

Guinée: casser l'indifférence de la communauté internationale

J'en parlais déjà sur ce blog suite au Forum Social Mondial de Nairobi. La grêve générale a repris et la repression s'intensifie. On compte aujourd'hui plus de 100 morts, et l'Etat de siège a été décrété. Black-out total sur la Guinée, les journalistes ne sont pas les bienvenus, les militaires occupent les rues. Le message de la communauté internationale doit être clair: Lassana Conté doit partir.

Ci-dessous, le communiqué du MJS publié ce jour, appellant notamment à manifester contre la Françafrique ce soir (18h30, Chateau Rouge) et jeudi (19h00, Cannes parking de la Gare).

Guinée : Casser l’indifférence de la communauté internationale

mardi 13 février 2007

En 2007, sortons de la Françafrique !

Depuis plusieurs semaines, les syndicats soutenus par les partis d’opposition ont lancé une grêve générale, la troisième en un an, pour dénoncer la corruption au plus haut niveau de l’Etat, dénoncer les injustices et l’impunité des amis du Président et combattre la hausse des prix. Les syndicats demandaient également la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, la nomination d’un premier ministre de consensus et plus généralement la démocratisation du régime.

Fin Janvier, le Président-Dictateur Lassana Conté choisit la voie de la répression, tirant sur les manifestants. Au jour d’aujourd’hui, ce sont plus de 100 civils qui ont été tués, dans l’indifférence la plus totale de la communauté internationale.

Conté avait promis de nommer un premier ministre de consensus, la grève générale avait été suspendue. Mais la nomination d’un proche du président apparaît comme une provocation supplémentaire. La grève générale a légitimement repris. La répression a repris et l’Etat de siège décidé.

Les jeunes Socialistes français affirment toute leur solidarité avec les manifestants guinéens, avec les syndicats et l’opposition. Nous condamnons vivement la répression du mouvement social et l’incapacité du gouvernement guinéen à traiter autrement que par la violence les problèmes sociaux des guinéens. La démission du Président Conté et la tenue d’élections libres et démocratiques semble la seule issue à la crise.

Alors que se tiendra à Cannes le 15 et 16 février prochain le sommet France-Afrique, nous ne pouvons par ailleurs oublier que le président Conté a été depuis son coup d’Etat militaire en 1984 soutenu par les autorités françaises qui a cautionné les élections truquées de 1993 et 1998. La grave crise en Guinée rappelle la nécessité de sortir de la Françafrique, de changer la nature de la coopération française avec les pays africains. Le soutien aux dictateurs doit cesser, la coopération militaire avec Conté et les autres dictateurs être immédiatement stoppée.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’associe aux initiatives organisés cette semaine dans le cadre du sommet citoyen France-Afrique et appelle à manifester mardi 13 février à Paris (départ à 18h30, Métro Château Rouge) et jeudi 15 février à Cannes (départ à 19h : Parking de la Gare).

Tuesday, February 06, 2007

Vive l'impot!

Je signe! Excellente initiative d'Alternatives Economiques.
Signer la pétition

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.
L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.

Cet appel, lancé à l'initiative du mensuel Alternatives Economiques a déjà reçu le soutien de :
Jean-Marie Albertini, économiste, Fadela Amara, Max Armanet, journaliste, Philippe Askenazy, économiste, François Baraduc, chef d’entreprise et vice-président du Conseil général du Rhône, Pierre Besançon, Vice président du Conseil économique et social régional de Franche Comté, Christophe Bigot, avocat, Vincent Boggio, médecin, Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT, Noël Bouttier, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, Robert Boyer, économiste, Anton Brender, économiste, Bernard Carrère, animateur d’association, Luc Champagne, cadre supérieur, Louis Chauvel, sociologue, Christian Chavagneux, rédacteur en chef de l’Economie politique, Jean Clément, créateur et chef d’entreprise, Denis Clerc, fondateur d’Alternatives économiques, Jean-Baptiste De Foucauld, ancien commissaire au Plan, Gilles de Courtivron, ancien dirigeant du groupe La Vie - Le Monde, Geneviève Decrop, ancienne directrice de la Mission Rhône-Alpes d’information sur l’exclusion, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, Jacques Delors, Michel Dollé, rapporteur général du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, François Dubet, sociologue, Gérard Duchamp, cadre supérieur, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Gilles Finchelstein, cadre supérieur, Maurice Fournet, ancien chef d’entreprise, Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives économiques, Antoine Garapon, juriste, Patrice Garnier, consultant, Jérôme Gautié, économiste, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Frédéric Volovitch, musiciens, Les Wriggles, Roger Godino, ancien chef d’entreprise, Philippe Grangeon, cadre dirigeant, Jean-Paul Hébert, économiste, Jean-Claude Guillebaud, éditeur, écrivain, Thierry Jeantet, cadre dirigeant, mutualité, Wojtek Kalinowski, rédacteur en chef de la Vie des idées, Patrick Klugman, avocat, vice-président de SOS Racisme, Daniel Lenoir, cadre dirigeant, Didier Livio, chef d’entreprise, ancien président du Centre des jeunes dirigeants, Jacques Maire, cadre dirigeant, assurances, Jacques Maillot, chef d’entreprise, directeur de Témoignage chrétien, Antoine Martin, ancien DRH du groupe Danone, Eric Maurin, économiste, Dominique Méda, chercheuse, Olivier Mongin, éditeur, Marc-Olivier Padis, éditeur, Thierry Pech, secrétaire général de la République des idées, Hélène Périvier, économiste, Michel Préfol, ingénieur, Hugues Puel, économiste, Dominique Raymond-Blanc juriste, Loïc Richard, membre du Conseil économique et social de Bretagne, Paulette Souchon, infirmière, Jérôme Vignon, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, Patrick Weil, directeur de recherche, Robert Zarader, cadre dirigeant - publicité, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France...
voir la liste complete des signataires

Monday, February 05, 2007

De retour du Conseil Mondial IUSY

De retour du Conseil Mondial de la IUSY qui se tenait ce week-end à Cork. Je vous ecris plus tard pour vous en faire le compte-rendu