Monday, September 26, 2005

Togo : le rapport de l'ONU qui confirme..


Togo: entre 4 et 500 morts dans les violences de la présidentielle

GENEVE (AFP) - 26/09/2005 09h24 - Les violences qui ont accompagné l'élection
présidentielle d'avril dernier au Togo ont fait "entre 400 et 500 morts", selon
un rapport publié lundi par les Nations unies, qui attribue "la responsabilité
principale" de ces violences au pouvoir en place.
La "mission d'établissement
des faits" nommée par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de
l'Homme a indiqué avoir mis au jour "le caractère massif et la gravité des actes
de violation des droits de l'Homme attestées par le nombre élevé des victimes
(entre 400 et 500 morts et des milliers de blessés)".
Le rapport note aussi
"l'ampleur des disparitions, l'utilisation à grande échelle de la torture et des
traitements inhumains et dégradants, les destructions systématiques et
organisées des biens et des propriétés".
La mission s'est rendue sur place en
juin dernier pour enquêter sur les violences qui se sont déroulées entre le 5
février, date du décès de l'ancien président Gnassigbé Eyadéma, et le 5 mai,
soit après l'élection de son fils Faure Gnassingbé lors du scrutin contesté du
24 avril.

1 comment:

Anonymous said...

L`Union des forces du changement (UFC, opposition) a posé lundi à Paris plusieurs conditions, dont un audit du fichier électoral, à sa participation aux élections législatives envisagées au Togo avec le soutien de l`Union européenne.

"Dans un entretien accordé à la PANA, Gilchrist Olympio, président de l`UFC, a indiqué que son parti ne participera à aucune consultation électorale sans avoir obtenu "des garanties de transparence".

"Notre dernière participation aux élections s`est soldée par plus de 500 morts et près de 60.000 réfugiés au Bénin et au Ghana. Sans compter la victoire qui nous a été volée. Nous ne pouvons pas retourner aux élections pour recréer cette situation", a affirmé l`opposant togolais.

"Nous n`irons aux législatives que si le pouvoir accepte la révision des listes électorales, la reprise totale du fichier électoral sous le contrôle des observateurs indépendants. Ces mesures devront être associées à la rédaction d`un nouveau code électoral plus consensuel et démocratique", a encore dit M. Olympio.

Il en outre souhaité une décrispation du climat politique, appelant le président Faure Gnassingbé à libérer tous les détenus politiques et à créer les conditions du retour de tous les réfugiés au bercail.

"On ne peut espérer organiser des élections libres, démocratiques et transparentes sans un climat politique apaisé. Le régime de Faure Gnassingbé doit relâcher tous les détenus politiques et organiser le retour au pays des personnes qui ont dû fuir. Nous attendons que tous ces gestes de bonne volonté soient posés avant d`envisager d`aller aux législatives", a insisté le président de l`UFC.

Pour lui, la mise en oeuvre de ces mesures est beaucoup plus urgente que la réhabilitation de Sylvanus Olympio, le premier président du Togo.

"Laissons l`histoire aux historiens, la réhabilitation de Sylvanus Olympio n`est pas la préoccupation du moment des Togolais. Ce qu`ils veulent aujourd`hui, c`est l`avènement de la démocratie", a encore dit Gilchrist Olympio.

Le président togolais Faure Gnassingbé a exprimé récemment sa volonté d`organiser rapidement des élections législatives, libres, démocratiques et transparentes."

Son projet bénéficie de l`appui de l`Union européenne qui a décidé de débloquer près de 9 millions d`euros pour accompagner la préparation d`un scrutin législatif transparent au Togo.