Les plus grandes centrales syndicales italiennes organisent une grève générale de quatre heures pour protester contre le projet de budget 2006 présenté par le gouvernement de Silvio Berlusconi.Ce mouvement, le sixième du genre depuis l'arrivé au pouvoir du Cavaliere en 2001, devrait paralyser les usines, les trains, les banques ainsi que les avions dans la Péninsule où des centaines de manifestations sont aussi prévues.
"Cette grève générale est sacro-sainte et verra des millions de salariés et de retraités protester contre la politique économique du gouvernement", prédit vendredi dans les colonnes de L'Unita le chef de file de la CGIL, première confédération syndicale italienne, Gugliemo Epifani.
Conformément à ses engagements européens, le gouvernement de Rome souhaite réduire le déficit budgétaire de 16,5 milliards d'euros l'an prochain par le biais d'une baisse des dépenses, de privatisations et d'une lutte contre l'évasion fiscale. Les syndicats affirment que ces mesures vont aboutir à une détérioration des services publics et peser sur une économie déjà bien fragile, qui n'a pas pratiquement pas connu de croissance ces quatre dernières années. "Non seulement ce budget ne résout pas nos problèmes, mais il met en péril les signaux très timides de reprise", ajoute Guglielmo Epifani. Cet arrêt de travail va particulièrement affecter le trafic aérien. La compagnie nationale Alitalia, déjà en mauvaise posture financière, a dû annuler 230 vols (105 vols intérieurs et 125 vols internationaux).
D'autres compagnies vont aussi probablement annuler des liaisons à destination de Rome, où les contrôleurs aériens vont cesser le travail de midi à 16h00 locales.
Postiers, enseignants, artistes, personnel des hôpitaux et de la voirie doivent également participer à une grève de quatre heures. Ces employés cesseront le travail selon des horaires décidés au niveau régional.
Certaines régions ou certains secteurs prévoient cependant de faire grève toute la journée.
Le gouvernement italien s'est engagé à ramener son déficit à 3,8% du PIB, contre 4,3% prévus en 2005. ROME (Reuters)
Le communiqué de la Sinistra Giovanile (en Italien)
"Arriviamo allo sciopero generale del 25 novembre dopo mesi di mobilitazioni su scuola, università, legalità e lavoro. I giovani italiani - dichiara Patrizio Mecacci, responsabile nazionale Lavoro e Welfare Sinistra Giovanile - sono e saranno i protagonisti della sconfitta del centrodestra, stanchi di un Governo distante, lontano dai loro bisogni e schierato nella difesa dei privilegi di pochi." "Quattro anni di finanziarie come questa - continua - hanno condotto l'Italia sull'orlo del baratro: scuole e università sono più povere, mancano investimenti seri in ricerca e innovazione, dilagano precarietà, disoccupazione, sfiducia nel futuro.La forte ripresa delle migrazioni interne rivela l'assenza di una seria politica di sviluppo per il Mezzogiorno e per il rilancio del Paese.La Finanziaria di quest'anno, inoltre, aggrava un quadro già compromesso: i tagli agli enti locali mettono a rischio 100.000 posti di lavoro precari nella Pubblica Amministrazione e la rete di servizi e di stato sociale costruita a fatica negli scorsi anni da comuni, province e regioni." "Lo sciopero generale del 25 novembre -conclude- rappresenterà un momento cruciale per la costruzione di un'altra Italia: quella capace di rilanciare uno sviluppo di qualità, di ridare valore economico e sociale al lavoro, di costruire un futuro per sè e per le giovani generazioni." 
3 comments:
Qu'il est bon d'avoir des nouvelles de nos voisins et camarades européens, surtout lorsqu'elles sont aussi réjouissantes.
Merci à toi Rémi.
Aramis
www.lesmousquetaires.biz
Nos amis mousquetaires connaissent-ils bien la jeune gauche européenne?
Désolé, mais Aramis a manqué la formation jeune gauche européene, il avait piscine...
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