Thursday, September 15, 2005

Chad : 5 journalists in jail and no reactions from France or UE


The freedom of Press is not respected in Chad. Since few months, 5 journalists were put in jail only for their articles. The dictatorship of Déby use the support of France and UE to continue his policy of repression. Instead of condamning the lack of freedom of press, France, via its ambassador, asked to the medias to not "deteriorate the image of Chad outside of Chad"!

The NGO SURVIE together with 40 NGOs from Africa, Europe and America called for a reaction of the international community.

Open letter to the French and European authorities and to the World Bank

Un cinquième journaliste tchadien emprisonné. Silence radio de la France et de l'UE.

Communiqué de Survie, le 5 septembre 2005
Le 2 septembre 2005

un cinquième journaliste a été arrêté au Tchad. Il s'agit de Laissou Bagamla, du
journal L'observateur. Arrestations et condamnations pour délit d'opinion se
succèdent.
Rappelons que, dans son allocution du 14 juillet, l'ambassadeur
de France Jean-Pierre Berçot s'en était pris directement à la presse tchadienne
indépendante, l'appelant notamment à ne pas "salir l'image du Tchad à
l'extérieur". Le régime honni de Déby a saisi ce feu vert de la France pour
museler la presse durablement : Sy Koumbo Singa Gali et Samory Ngaradoumbé,
respectivement directrice de publication et coordonnateur de l'hebdomadaire
L'Observateur ont été condamnés à des peines de prison ferme, ainsi que Garondé
Djarma, journaliste indépendant et Michaël Didama, directeur de publication du
journal Le Temps*.
Une lettre ouverte adressée le 28 juillet dernier par
Survie et quarante associations de la société civile africaine, américaine et
européenne, au Ministre français des Affaires étrangères, au président de la
Banque Mondiale et au Commissaire européen au développement, demandant à ces
derniers d'intervenir, n'a à ce jour reçu aucune réponse de la part de la France
ni de la Commission européenne. A fortiori aucune intervention publique des
autorités françaises pour la libération des journalistes arrêtés et emprisonnés
n'a été entreprise. Ce silence et cette abstention constituent une approbation
des atteintes graves à la liberté d'expression. Cette répression intervient
après un référendum constitutionnel, dont les résultats sont plus que
contestables, qui permet au président tchadien de briguer un troisième mandat.
Une politique de soutien implicite à un régime qui viole les Droits
élémentaires des citoyens est d'autant plus injustifiable qu'elle constitue une
menace pour la paix civile et une incitation à la violence. Nous appelons les
défenseurs des libertés à protester contre la persécution que subissent les
journalistes au Tchad.
* Les peines sont les suivantes : 1 an de prison
ferme pour Mme Sy Koumbo Singa Gali, 3 mois de prison ferme et 100.000 FCFA
d'amende pour M. Samory Ngaramdoumbe, 3 ans de prison ferme et 1.000.000
FCFA d'amende pour M. Garonde Djarma et 18 mois de prison ferme pour
M. Michael Didama.

2 comments:

Anonymous said...

les derniers éléments d'actu concernant le Tchad:
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=14883

Un journaliste de L’Observateur passe le week-end en prison : Reporters sans frontières s’interroge sur la procédure suivie

Reporters sans frontières appelle les autorités tchadiennes à faire la lumière sur les événements ayant conduit Laïssou Bagamala, pigiste de l’hebdomadaire indépendant L’Observateur, à passer quatre jours en prison du 2 au 5 septembre 2005, sur la base d’une plainte en diffamation et, selon ses informations, en violation d’un certain nombre de procédures.

« Il semble que certains profitent de la vulnérabilité actuelle de L’Observateur pour régler leurs comptes personnels, a déclaré Reporters sans frontières. Dans un climat aussi tendu que celui qui règne depuis le mois de juillet au Tchad, il est important que le gouvernement veille à l’application stricte du droit lorsqu’un conflit oppose la presse et la société. Or, dans cette affaire, il apparaît qu’un journaliste a non seulement fait les frais d’une législation liberticide, mais également de dysfonctionnements au sein de la machine judiciaire. Nous demandons aux autorités de faire la lumière sur cet épisode qui dégrade encore davantage les relations entre les autorités et la presse, et, le cas échéant, de prononcer des sanctions appropriées. »

Laïssou Bagamala, pigiste de L’Observateur, a été convoqué au commissariat du 7e arrondissement de N’Djamena, le 2 septembre à la mi-journée, après qu’une patronne de bar a porté plainte contre lui pour « diffamation ». La plaignante se référait à un article paru dans le numéro 338 du journal, reproduisant le récit d’un commerçant ne parvenant pas à faire exécuter plusieurs jugements en sa faveur dans une affaire foncière. L’homme cité par L’Observateur, ainsi que les commentaires du journaliste, mettaient en cause la patronne de bar et un greffier, appuyés par la deuxième chambre de la cour d’appel de N’Djaména, laissant entendre que ceux-ci cherchaient à « asphyxier financièrement le pauvre boutiquier » pour le contraindre à céder un terrain hérité de son père. Dans son récit, le commerçant indiquait que le greffier lui avait extorqué 50 000 francs CFA (environ 76 euros) trois fois de suite, afin de retarder une procédure lancée contre lui.

Après avoir passé 24 heures au commissariat, Laïssou Bagamala a été entendu par le procureur de la République, puis transféré à la maison d’arrêt de N’Djamena. Selon les informations de Reporters sans frontières, il a été libéré le 5 septembre en fin de journée sur intervention du ministère de la Justice, dans l’attente de son procès. Selon une source locale, la hiérarchie ministérielle s’est rendu compte que l’incarcération du journaliste s’était faite dans l’opacité, notamment sans que l’administration pénitentiaire en soit informée. Le directeur de publication par intérim de L’Observateur, Sy Michel Dieudonné, a indiqué que l’article de Laïssou Bagamala avait valu à son journal de recevoir des menaces et que, pour permettre à la justice d’élucider l’affaire ayant conduit un de ses journalistes en prison, il avait porté plainte contre le greffier et contre le substitut du procureur de la République.

Quatre journalistes sont actuellement incarcérés au Tchad pour des délits de presse. Samory Ngaradoumbé, Garondé Djarma et Sy Koumbo Singa Gali, respectivement coordinateur de la rédaction, chroniqueur et directrice de la publication de L’Observateur, ont été condamnés en juillet et août 2005 à des peines allant de trois mois à quatre ans de prison pour « diffamation » et « incitation à la haine ». Michaël Didama, directeur de l’hebdomadaire Le Temps, purge quant à lui une peine de six mois prison pour les mêmes charges.

Une délégation de Reporters sans frontières se rendra au Tchad du 20 au 27 septembre, afin de recueillir les points de vue des protagonistes de cette crise et de proposer des solutions rapide

Anonymous said...

I have some great ideas :) Nevermind. Next time.